Je relève sur Le Point que Yamina Mesbah, 30 ans, a épousé religieusement mais pas civilement Abdelkader Merah, frère du tueur de Montauban et Toulouse, en 2006. Or, en France, un ministre du culte ne peut pas célébrer un mariage religieux sans qu’il y ait eu au préalable un mariage civil. Le ministre du culte qui passerait outre est passible de sanctions pénales.
On peut, évidemment, se demander de quoi se mêle l'Etat et considérer cette mesure (prise pour diminuer l'influence de l'Eglise catholique, responsable durant des siècles de la tenue des registres d'état "civil") comme contraire à la séparation entre l'Eglise et l'Etat si chère aux laïcards. Toutefois, le clergé catholique, ainsi que les fidèles, soucieux du respect de la loi s'y sont toujours soumis, de plus ou moins bonne grâce.
Il semblerait en revanche que la pratique du mariage devant l'imam sans être passé par la case mairie soit relativement courante sans qu'aucun religieux musulman ne se voit inquiété par la Justice. Celà nous amène à faire deux remarques :
- Le traitement des religions par la Justice et l'Etat français est inégal puisqu'ils se refusent, sur cette question à faire appliquer par les imams la loi qu'ils imposent aux prêtres catholiques.
- Beaucoup de musulmans, à commencer par les imams, se moquent éperdument d'appliquer la loi française et mettent au-dessus la loi musulmane, à savoir la charia.
De deux choses l'une, si cette loi est sans fondement, qu'elle soit abrogée, mais pour tous. Sinon, que la Justice la fasse appliquer par tous.
Une preuve supplémentaire que la laïcité, comme le rappelle le Parti de la France, ne constitue en rien un moyen de lutte contre l'islamisation de notre pays.
source : http://www.pdfcentre.fr/