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Moscou, 2 novembre
Tokyo alimente sciemment le différend dans les relations russo-japonaises, a estimé mardi Konstantin Kossatchev, chef de la Commission des Affaires internationales de la Douma (chambre basse du parlement russe), en commentant le rappel de l'ambassadeur japonais à Moscou.
"La réaction après le voyage du président russe aux Kouriles, ainsi que le rappel de l'ambassadeur sont des démarches qui visent l'opinion publique japonaise", a supposé le parlementaire.
Et d'ajouter que tous les signaux envoyés par Moscou sur son intérêt à promouvoir des relations de bon voisinage avec le Japon avaient été interprétés de façon erronée par Tokyo.
"Les Kouriles sont une partie intégrante du territoire russe, ce qui est une conséquence incontestable de la Seconde Guerre mondiale", a souligné M.Kossatchev.
Selon le parlementaire, la position du Japon sur les Kouriles mène à l'impasse. Il a cependant espéré que les parties réussiraient à normaliser leurs relations, compte tenu de la multitude d'intérêts communs.
"Les politiciens viennent et partent, alors que les relations entre les peuples restent", a-t-il dit.
Le président Medvedev s'est rendu lundi sur l'île Kounachir, suscitant la colère du Japon. Moscou a qualifié la réaction japonaise d'inadmissible.
Il s'agissait de la première visite d'un chef d'Etat russe dans les îles Kouriles du Sud qui sont au centre d'un litige territorial entre Moscou et Tokyo depuis 1945. Le Japon estime que les îles Shikotan, Itouroup, Kounachir et Habomai ont été rattachées illégalement à l'Union soviétique à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ce différend empêche la signature d'un traité de paix entre les deux pays.