Source Les Echos. La victoire de François Hollande à l’élection présidentielle coïncide avec la sortie officielle de mon nouveau livre, Je suis une prof réac et fière de l’être ! dans toutes les librairies de France. Simple hasard du calendrier ou volonté délibérée de retarder la sortie de ce pamphlet, initialement prévue début avril, afin qu’il ne puisse peser dans la campagne présidentielle ?
Je suis en droit de me poser la question car, pour ne rien vous cacher, je voulais que mon livre serve de plate-forme de propositions, notamment en matière d’éducation, à l’attention des différents candidats. J’y aborde sans complaisance les sujets tabous à l’école (autorité, violence, immigration, argent…) et appelle à libérer cette dernière de la mainmise de nombreux syndicats, associations antiracistes et lobbies communautaires qui, pendant la campagne électorale, ne se sont pas privés de soutenir publiquement le candidat PS.
Celui qui vient d’être élu Président de la République ne cesse de réclamer plus de justice et défend une politique qui se veut respectueuse de tous les Français, y compris ceux qui n’ont pas voté pour lui. Nous ne demandons qu’à le croire. Mais ce beau discours résistera-t-il à l’épreuve des faits ? Que vont devenir ceux qui se font régulièrement taxer de « réac » ? Va-t-il falloir, comme le suggère avec humour un article (cliquez ici) du portail libéral-conservateur Nouvelles de France, lancer dès maintenant une souscription à destination de ces futurs exilés afin qu’ils puissent « se présenter à l’accueil pour rencontrer leurs passeurs et récupérer leurs tickets de viande » ? Plus sérieusement, la parole va-t-elle rester libre pour les propos jugés politiquement incorrects ? Ou bien est-ce que les procès pour « délit de pensée » vont se multiplier comme on peut le craindre ? En ce qui me concerne, les médias vont-ils annoncer la sortie de mon livre et m’inviter à débattre sur les plateaux TV comme ils l’avaient fait pour mon précédent ouvrage, Ces profs qu’on assassine ? Les libraires vont-ils le classer parmi les nouvelles parutions, comme cela se pratique habituellement, ou bien le reléguer au fond des rayons, comme j’ai déjà pu le remarquer de visu dans certaines librairies ?