Blog des amis de Dieu, de la France et de la Russie
.Le problème de l'affaire Dominique Strauss-Kahn, c'est qu'elle vient s'ajouter à beaucoup trop de précédents. Les histoires ont d'abord circulé sur le ton de la plaisanterie : DSK, grand séducteur ; DSK, coureur ; DSK et ses avances un peu insistantes auprès des jolies journalistes…
Puis, il y a eu les livres dans lesquels on devinait que les descriptions d'un homme politique jamais nommé et décrit comme obsédé par le sexe, régulier du club échangiste Les Chandelles et incontrôlable le concernaient.
Pendant des années, cette réputation n'a pas semblé pouvoir entraver de quelque façon que ce soit sa carrière politique. C'est seulement en 2007, à sa nomination au FMI, que la question a été posée publiquement par Jean Quatremer, journaliste à Libération :
« Le seul vrai problème de Strauss-Kahn est son rapport aux femmes. Trop pressant, il frôle souvent le harcèlement. Un travers connu des médias, mais dont personne ne parle (on est en France). »
« On a fini par se battre »
En février 2007, une jeune femme, Tristane Banon, journaliste et romancière (et contributrice du nouveau site d'info marqué à droite Atlantico), a pourtant raconté qu'un homme politique avait tenté de la violer – elle a a précisé un an plus tard qu'il s'agissait de DSK.
Sur le plateau de « 93, Faubourg Saint-Honoré », l'émission qu'animait alors Thierry Ardisson sur Paris Première, elle le décrit comme un « chimpanzé en rut ».
Selon elle, Strauss-Kahn lui a donné rendez-vous afin de préciser une des réponses données lors de l'entretien. Voilà ce qu'elle raconte alors aux convives – Jacques Séguéla, Thierry Saussez, Jean-Michel Aphatie, Roger Hanin, Gérald Dahan, Claude Askolovitch et Hedwige Chevrillon :
« Je suis arrivée devant l'adresse, je me suis garée, je suis montée, c'était un appartement vide, complètement vide, avec un magnétoscope, une télévision. […]