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Blog des amis de Dieu, de la France et de la Russie

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Préférence française pour le chômage : quand ouvrira-t'on les yeux sur la nécessité d'un vrai marché du travail ?

  thumb.small.17100827274.jpg      C'est aux salariés et aux employeurs de se rencontrer sur le marché du travail pour convenir contractuellement d'un prix. Mais ils en sont empêchés parce qu'il n’existe pas de marché du travail digne de ce nom. Premier épisode de notre série sur le marché du travail, et les solutions pour le mettre en place.

Un marché est un lieu où offreurs et demandeurs peuvent se mettre d’accord pour une transaction, et notamment fixer le prix de ce qui est acheté et vendu.

LE prix. Quand il y a un prix pour l’acheteur et un autre pour le vendeur, ce n’est plus un marché, car le mécanisme d’ajustement entre l’offre et la demande qui caractérise les marchés fait défaut.

Sur le soi-disant marché du travail, l’offreur (le candidat à l’embauche) s’intéresse à son salaire net, et le demandeur (l’employeur) au salaire super-brut, somme du salaire brut et des cotisations sociales patronales. Le premier ne représente qu’une fraction du second : de l’ordre de 55 %, en France, dans le cas général. Il y a donc deux prix, séparés par ce que l’on appelle souvent le « coin social et fiscal ». Entre ces deux prix se situe un ectoplasme juridique, le salaire brut, qui figure dans les contrats de travail.

L’employeur subit les cotisations patronales, fixées par l’État ou par des conventions collectives nationales (cotisations ARRCO et AGIRC). De ce fait, le prix qu’il paye est susceptible de varier, à la hausse ou à la baisse, selon le bon plaisir du prince. Là encore, les conditions d’un marché du travail ne sont pas réunies. Et les organisations patronales en sont réduites à quémander auprès du dit prince un « choc de compétitivité » sous forme de modération des taux de cotisations employeur. Cela est extrêmement malsain.

Où se situent les racines du mal ? Il en existe principalement deux :

- Les cotisations sociales ont été assimilées à des impôts (prélèvements obligatoires sans contreparties)

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