Blog des amis de Dieu, de la France et de la Russie
La gouvernance de la France va bientôt toucher le fond...
Mélenchon à Matignon ? Eh pourquoi pas... C'est lui-même qui avance cette idée dans un entretien à Rue 89. « Je suis prêt à être Premier ministre », confesse-t-il. Evidemment, si l'ex-candidat du Front de gauche à la présidentielle se voit prendre la place de Jean-Marc Ayrault, c'est pour mener une toute autre politique que celle menée par l'actuel gouvernement.
Jean-Luc Mélenchon a changé. Non pas de personnalité bien sûr, mais de logiciel politique. Dorénavant, il se veut le nouveau pape de l'écosocialisme. Dans son entretien à Rue 89, il raconte sa métamorphose et n'hésite d'ailleurs pas à dépeindre Karl Marx en avant-gardiste de l'écologie pour mieux se justifier. « L'homme et la nature constituent une seule et même entité vis-à-vis de laquelle la capitalisme exerce le même effet d'épuisement » explique Jean-Luc Mélenchon, se référant à une ancienne lecture marxiste.
Modestement, le co-président du Parti de gauche jure n'avoir eu qu'à actualiser cette réflexion à son époque : « L’écosocialisme n’est rien d’autre que la doctrine du mouvement socialiste refondée dans le paradigme de l’écologie politique ». C'est donc avec ce programme qu'il espère convaincre François Hollande de le propulser chef du gouvernement d'ici quelques mois.
Car naturellement, il n'imagine pas le locataire de l'Elysée l'appeler demain matin. Mais la situation pourrait bien être différente dans un futur proche, selon lui. Prochainement, la France sera dans un situation de «blocage» et c'est ce moment-là, prophétise-t-il, qu'il sera le recours pour Hollande car ce dernier n'aura d'autre choix de se proposer une politique de gauche «alternative».
En attendant, il tente d'effacer son image de cogneur. Samedi, il était invité sur le plateau de l'émission « On n'est pas couché » de Laurent Ruquier sur France 2. D'un calme olympien