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Blog des amis de Dieu, de la France et de la Russie

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La Monarchie, une nécessité politique

horlogelys.jpg       Dans notre temps et notre monde, quels sont les éléments qui donnent une « valeur ajoutée » à la Monarchie et en font, non pas seulement une option « sympathique » mais une nécessité politique ? 
        Tout d’abord, il convient de préciser que, si nous ne méconnaissons pas les monarchies étrangères (elles-mêmes aussi variées que les formes de République sur la planète, et diversement appréciées, à ce titre, par les royalistes français), il s’agit de traiter du cas français, de la particularité et de la personnalité de notre pays et de son histoire à nulle autre pareille : la Monarchie française, si elle a pu lorgner ses voisines, n’en a jamais fait des modèles à suivre tout comme les monarchistes, s’ils ont pu (et peuvent) s’enthousiasmer pour ou s’appuyer sur des exemples étrangers qui confortent leurs thèses, n’en tirent que des leçons et des illustrations sans en faire des « obligations », ce qui serait contraire au sens même de la tradition royale française, indépendante par excellence de toute puissance extérieure.
         Bien sûr, la Monarchie semble lointaine dans notre histoire nationale puisque le dernier roi en exercice, Louis-Philippe, a quitté les Tuileries en 1848 et que le trône fut alors réduit en cendres par des émeutiers qui allaient, sans le savoir, amener au pouvoir, quelques mois après, celui qui fut à la fois le premier président élu au suffrage universel masculin et le « second empereur » dont la dictature bonhomme allait mener à la défaite de Sedan et à l’occupation de la France par les troupes prussiennes (entre autres malheurs)…

       Ainsi, il faut bien reconnaître que les arguments historiques, aussi probants soient-ils, n’ont-ils guère d’impact positif sur les esprits de nos contemporains, souvent « formatés » intellectuellement sur des critères « républicains » (le terme plus exact serait « républicanistes » même s’il n’a pas encore trouvé sa place dans le dictionnaire…) qui ne laissent guère de prise aux arguments monarchistes « classiques », du type « les rois qui ont fait la France » : car, si cette formule est tout ce qu’il y a de plus vraie sur le plan territorial et si son pendant (« elle se défait sans roi ») l’est tout autant, nos contemporains, s’ils peuvent même souvent l’admettre, n’en tirent rien d’autre qu’une sorte de reconnaissance qui ne fait des règnes capétiens, valois et bourbons, que des passages désormais « passés »… S’inclinant à Saint-Denis sur les tombeaux des rois, ils ne voient plus les souverains que comme des statues appartenant à une époque glorieuse et tellement lointaine qu’elle semble se confondre avec les brumes de l’imaginaire ou du légendaire, du type Aragorn, roi vaillant du « Seigneur des anneaux »… D’autre part, la France leur semble une telle évidence, trouvée dans leur berceau, qu’ils n’en voient plus la longue maturation, construction et existence, et qu’ils n’en ressentent même plus la fragilité ou, parfois, l’utilité, préférant le rêve européen ou les délices du néo nomadisme de la mondialisation.

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