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Moscou, 27 mai
Le projet de résolution du Conseil de sécurité de l'Onu sur des sanctions contre l'Iran n'affectera pas les contrats économiques en vigueur entre Moscou et Téhéran, a estimé jeudi le sénateur russe Mikhaïl Marguelov.
"Il importe pour nous que les éventuelles sanctions contenues dans la résolution n'affectent pas les contrats économiques en vigueur", a déclaré devant les journalistes M.Marguelov, président de la Commission pour les Affaires internationales du Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe).
Et de souligner que ledit projet de résolution était "le résultat d'un très sérieux compromis".
"Ce projet tient également compte des préoccupations des Etats-Unis, de la Russie et de la Chine", a indiqué le sénateur.
Le 17 mai, l'Iran a signé avec la Turquie et le Brésil un accord prévoyant l'échange sur le territoire turc de 1.200 kg d'uranium iranien faiblement enrichi (3,5%) contre 120 kg de combustible enrichi à 20% fourni par les grandes puissances, destiné au réacteur de recherche iranien de Téhéran.
Malgré cette offre iranienne, le Conseil de sécurité de l'Onu a examiné dès le lendemain un nouveau projet de sanctions pénalisant l'Iran pour son programme nucléaire, rédigé par les Etats-Unis et approuvé par les six puissances chargées du dossier (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne).
Ensuite, ce document sera débattu au Conseil de sécurité avec la participation de ses autres membres (non permanents), y compris de la Turquie et du Brésil, nouveaux médiateurs dans le règlement du problème nucléaire iranien.
La situation autour du programme nucléaire iranien s'est particulièrement aggravée le 11 février dernier, après que Téhéran eut annoncé avoir produit le premier lot d'uranium enrichi à 20%.
Plusieurs pays occidentaux, Etats-Unis en tête, soupçonnent l'Iran de chercher à se doter de l'arme nucléaire sous couvert d'un programme civil mené, selon Téhéran, à des fins pacifiques. Le Conseil de sécurité de l'Onu a déjà adopté plusieurs résolutions sanctionnant l'Iran pour son refus d'établir un moratoire sur l'enrichissement d'uranium.