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Blog des amis de Dieu, de la France et de la Russie

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Garde à vue : un coup d'État judiciaire pour les policiers

 thumb.small.garde_a_vue.jpg      Nicolas Comte, le secrétaire général d'Unité-SGP-Police (principal syndicat de gradés et gardiens, plutôt proche de la gauche), l'assure : «On risque désormais de relâcher des coupables.» Il fait part de la «consternation», mais aussi de la «colère» de ses troupes.

«Cette course entre la Cour de cassation et le Conseil constitutionnel est invraisemblable ! Est-ce que le procès de Marie-Antoinette et la mort du roi seront aussi remis en cause au prétexte que Louis XVI n'avait pas d'avocat ? Tout cela peut aller très loin», ironisait mardi un grand préfet, en apprenant la rétroactivité des nouvelles dispositions sur la garde à vue.

Autant le cabinet du ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, avait tenté d'anticiper au mieux la première décision de la Cour de cassation imposant sans attendre la présence de l'avocat dès la première heure d'audition et le droit au silence, autant le second arrêt rendu mardi a pris de court l'ensemble des forces de l'ordre. «Ce n'était pas attendu», confiait sobrement dans la soirée un proche collaborateur du ministre, alors qu'une réunion de crise se tenait Place Beauvau pour mesurer les conséquences d'un tel coup de tonnerre.

Nicolas Comte, le secrétaire général d'Unité-SGP-Police (principal syndicat de gradés et gardiens, plutôt proche de la gauche), l'assure : «On risque désormais de relâcher des coupables.» Il fait part de la «consternation», mais aussi de la «colère» de ses troupes. «Il est inconcevable que cela nous tombe dessus sans que personne n'ait rien vu venir. J'ai encore en mémoire un rendez-vous chez Michèle Alliot-Marie, où nous l'avions questionnée sur ce sujet, repartant avec des assurances qu'il n'y avait aucune inquiétude à avoir. Et regardez où nous en sommes !» Selon lui, «on a bradé l'intérêt de l'enquête». Ce responsable syndical estime qu'une partie du travail de ses collègues va être «réduit à néant», notamment, précise-t-il, «dans nombre d'affaires simples où un suspect avait passé des aveux circonstanciés hors la présence d'un avocat».

«Connaître l'impact» «Il y a de quoi être écœuré, renchérit son homologue de Synergie-officiers, Patrice Ribeiro. 

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