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Les administrations priées de s'adresser aux femmes sous leur nom de naissance.
Les députés ont voté dans le cadre de la loi sur l'égalité homme-femme un amendement imposant au fisc et à la Sécurité sociale de ne plus utiliser le nom de mariage des femmes, sauf demande expresse.
C'est un pas de plus dans la destruction de la famille pour les uns, la fin d'une «civilité discriminatoire» pour les autres. Un bazar à venir dans les boîtes aux lettres pour les troisièmes. Les femmes mariées se verront attribuer d'office leur nom de naissance dans les correspondances des autorités administratives, sauf demande expresse de leur part, a voté vendredi l'Assemblée nationale dans le cadre de la loi sur l'égalité entre les femmes et les hommes. Pour porter le nom de leur mari dans les échanges administratifs, ou le voir figurer accolé à leur nom «de jeune fille», les épouses devront en faire la demande.
Aujourd'hui, dans la pratique, la tendance est plutôt inverse. Les administrations fiscales, la Sécurité sociale «substituent systématiquement le nom du conjoint au nom de naissance des femmes mariées» sauf «en cas de demande expresse contraire ( )», ont dénoncé les députés PS à l'origine de cet amendement sur l'usage du nom de famille, Sébastien Denaja et Axelle Lemaire. Pourtant, la Révolution française est passée par là. Selon la loi du 6 Fructidor de l'an II, «aucun citoyen ne pourra porter de nom ni de prénom autres que ceux exprimés dans son acte de naissance». Les impôts, apparemment peu soucieux des lois «révolutionnaires», ont envoyé jusqu'en 2013 des formulaires comportant cette rubrique destinée aux femmes: «Si vous souhaitez voir figurer votre nom de naissance sur nos courriers, cochez la case».
«Une vision datée du couple»
«En dépit des instructions et circulaires nombreuses rappelant aux centres des impôts ou à l'administration de la Sécurité sociale que le principe voudrait que l'on s'adresse à une femme mariée par son nom de jeune fille, l'administration continue d'inverser ce principe», a déploré la députée Axelle Lemaire.