Blog des amis de Dieu, de la France et de la Russie
La ministre britannique de l'Intérieur, Theresa May, a présenté mardi une refonte de la stratégie de lutte contre le terrorisme et l'islam radical, qui va se traduire par un durcissement de l'attitude envers les groupes islamistes radicaux, même quand ils sont non violents.
Les associations musulmanes qui ne condamnent pas explicitement la violence ou qui ont des positions islamistes radicales perdront leurs subventions publiques. Une vingtaine d'organisations qui prônent l'instauration de la charia (la loi islamique) en Angleterre risquent ainsi de perdre le soutien de l'État.
Par le passé, les contrôles de ces financements, qui devaient aider une forme modérée de l'islam, ont été tellement défaillants «qu'il est possible que l'argent ait bénéficié à des personnes contre lesquelles nous nous opposons, a admis mardi la ministre de l'Intérieur devant les députés à la Chambres des communes. Cela ne doit pas se reproduire».
«Nous devons lutter contre toutes les idéologies qui peuvent mener au terrorisme, a insisté Theresa May, mais la principale menace est bien al-Qaida, ses affiliés et les groupes qui partagent les mêmes idées.»
Le nouveau plan va intensifier les actions de lutte contre les risques de radicalisation islamiste dans les prisons et les universités, deux secteurs trop longtemps négligés d'après Theresa May. Selon un rapport interne du Home Office que s'est procuré le Times, le précédent programme de prévention de l'extrémisme n'avait identifié «qu'une faible proportion des populations à risques dans les prisons». Des islamistes condamnés à des peines de prison ferme ont même pu y diffuser leurs thèses extrémistes sans contrôle.