Blog des amis de Dieu, de la France et de la Russie
En 1973, l’auteur écrivait : «Puis les pauvres étaient devenus trop nombreux. C’est-à-dire qu’on ne les connaissait pas. Ils n’étaient pas d’ici. Ils n’avaient plus de noms. Ils envahissaient tout. Ils devenaient trop malins. […] Ils se glissaient partout. […] On ne voyait plus qu’eux […]».
C’est le vide-greniers version misère. Pas bobo, même pas fins de mois difficiles, pauvreté tout court. «Les gueux» vendent leurs «gueilles» (1). Ils étalent devant eux yaourts périmés, baskets d’imitation dépareillées, copies de DVD, pulls mauves ou violets, boîtes de haricots blancs, sardines à l’huile, et encore transistors, téléphones, rallonges, marteaux et boîtes de clous, roues de vélo. De tout et des riens. Ils sont chinois, pakistanais, sénégalais, marocains.