Le 1er décembre, le tribunal administratif d'Amiens condamnait le maire de la commune de Montiers, dans l'Oise, à annuler la décision d'installer une crèche de Noël sur la place du village. Le cas pourrait faire des émules à Leers, près de Roubaix.
À Montiers (450 habitants) l'ancien maire, Claude Debaye, était monté au créneau pour dénoncer l'installation d'une crèche de No ël sur la place du village par son successeur. Le plaignant mettait en avant le principe de laïcité.
Au début du mois, le tribunal administratif d'Amiens lui a donné raison en s'appuyant sur la loi de 1905 sur la séparation de l'Église et de l'État.
L'article 28 de cette loi est explicite : « Il est interdit d'élever ou d'apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l'exception des édifices servant au culte... » Une décision qui n'a pas échappé au conseiller municipal d'opposition leersois André Nowak (sans étiquette) qui se plaint depuis plusieurs années de l'installation récurrente d'une crèche de Noël dans le parc du centre médico-social de la commune une structure qui appartient et qui est gérée par la Ville. « Que le premier magistrat de Leers réfléchisse à deux fois avant de placer ces pyramides en forme de crèche devant notre nez », prévient le conseiller municipal, qui pourrait lui aussi, le cas échéant, saisir le tribunal de sa juridiction. Mais on ne doute pas que l'affaire de Montiers fera des émules ailleurs qu'à Leers.w
GILLES MARCHAL