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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 19:14
Saint Martyr Papylos à Pergame

Les martyrs Papylus, Carpe, Agathodorus et Agathonike ont soufferts à Pergame pendant la persécution de Dèce au troisième siècle.

Le Gouverneur du district où les saints vivaient a découvert que Carpe et Papylus ne célèbrent pas les fêtes païennes. Il a ordonné que les transgresseurs soient arrêtés et persuadé d'accepter la Religion païenne romaine. Les saints ont répondu qu'ils ne pourraient jamais adorer de faux dieux. Le juge a ensuite ordonné de les lier dans des chaînes de fer et a conduit à travers la ville, puis d'être lié à des chevaux et traîné dans la ville voisine de Sardes.

Agathodorus et Agathonike ont volontairement suivi après Carpe et Papylus. St Agathonike a été étranglé à mort avec les nerfs de bœufs et Saints Carpus, Papylus et Agathodorus ont été décapités à Sardes.

Au cours de sa vie St Papylus était connu pour son don de guérir les malades. Depuis son martyre, il a accordé la guérison à tous ceux qui prient pour lui avec la foi.

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 19:10
Fêté le 13 octobre : Saint Martyr Carpos à Pergame

Les martyrs Carpe, Papylus, Agathodorus et Agathonike ont soufferts à Pergame pendant la persécution de Dèce au troisième siècle.

Le Gouverneur du district où les saints vivaient a découvert que Carpe et Papylus ne célèbrent pas les fêtes païennes. Il a ordonné que les transgresseurs soient arrêtés et persuadé d'accepter la Religion païenne romaine. Les saints ont répondu qu'ils ne pourraient jamais adorer de faux dieux. Le juge a ensuite ordonné de lesl lier dans des chaînes de fer et conduits à travers la ville, puis d'être lié à des chevaux et traîné dans la ville voisine de Sardes.

Agathodorus et Agathonike ont volontairement suivis Carpe et Papylus. St Agathonike a été étranglé à mort avec les nerfs de bœufs et Saints Carpus, Papylus et Agathodorus ont été décapités à Sardes.

Au cours de sa vie St Papylus était connu pour son don de guérir les malades. Depuis son martyre, il a accordé la guérison à tous ceux qui prient pour lui avec la foi.

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 19:07

Le président russe Dmitri Medvedev a entériné mardi le budget fédéral pour 2010 et pour la période 2011-2012, approuvé par les deux chambres du parlement fin novembre, a annoncé le service de presse du Kremlin.

En 2010, le déficit du budget atteindra 2.900 milliards de roubles (66,1 mds EUR), soit 6,8% du PIB. En 2011, il diminuera à 1.900 milliards de roubles (43,3 mds EUR), soit 4% du PIB. En 2012, il sera égal à 1.600 milliards de roubles (36,5 mds EUR), soit 3% du PIB.

Les recettes budgétaires se chiffreront à 6.950 milliards de roubles (158,4 mds EUR, 16,1% du PIB) en 2010, de 7.456 milliards de roubles (169,9 mds EUR, 15,5% du PIB) en 2011 et de 8.070 milliards de roubles (183,9 mds EUR, 15% du PIB) en 2012. Les recettes provenant du secteur pétrogazier: 3.190 milliards de roubles (72,7 mds EUR, 7,4% du PIB) en 2010, 3.300 milliards de roubles (75,2 mds EUR, 6,93% du PIB) en 2011 et 3.500 milliards de roubles (79,8 mds EUR, 6,5% du PIB) en 2012.

Les dépenses budgétaires se situeront à 9.887 milliards de roubles (225,4 mds EUR, 22,9 % du PIB) en 2010, à 9.390 milliards de roubles (214 mds EUR, 19,5% du PIB) en 2011 et à 9.681 milliards de roubles (220,7 mds EUR, 18% du PIB) en 2012.

Le 20 novembre dernier, le budget a été adopté par la Douma (chambre basse du parlement russe) et le 25 novembre, par le Conseil de la Fédération (chambre haute)

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 18:55

Le président tchétchène Ramzan Kadyrov a déclaré que le chef de guerre Dokou Oumarov, terroriste international et ennemi du peuple tchétchène, sera neutralisé qu'il soit impliqué ou non dans l'attentat contre le Nevski Express, lit-on mercredi dans un communiqué de presse du président.

"Oumarov est un terroriste international enfanté par les services spéciaux étrangers, qui n'a rien de commun avec le peuple tchétchène. Nous le trouverons où qu'il soit et il sera traduit en justice", indique le président cité dans le communiqué.

M. Kadyrov a souligné qu'impliqué ou non dans l'attentat contre le train Nevski Express, Oumarov avait perpétré d'innombrables crimes graves sur le territoire tchétchène.

"Nous le recherchons en permanence. Les forces de l'ordre et les services spéciaux s'en occupent", a précisé M.Kadyrov.

"Quant aux déclarations selon lesquelles l'attentat aurait été perpétré sur ordre d'Oumarov, rien ne saurait nous surprendre. Il y a quelques mois, ces mêmes terroristes revendiquaient l'accident de la centrale Saïano-Chouchenskaïa. Il n'est pas exclu qu'en se proclamant responsable de l'attentat contre le Nevski Express, Ouvarov ait voulu redorer son blason auprès de ses sponsors étrangers, puisque, grâce aux efforts conjoints des services spéciaux tchétchènes et de FSB (Service fédéral de sécurité), il se sent acculé dans une impasse et sa bande subit des pertes", a conclu M.Kadyrov.
Le train rapide Nevski Express reliant Moscou à Saint-Pétersbourg a déraillé suite à une explosion le 27 novembre dernier faisant 26 morts et plus de 90 blessés. Selon l'instruction, ce déraillement a été provoqué par un acte terroriste.

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 18:51
Patriarche Cyril : Nous avons révélé l'image du Sauveur, par qui nous avons été sauvés, comme les habitants de l'ancienne Edesse

Le 29 août 2010, dans la 14e semaine après la Pentecôte et la célébration du transfert d'Édesse à Constantinople de l'image (Ubrus) du Seigneur Jésus-Christ (944), le Patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyril a célébré la Divine Liturgie au St.-Sauveur. Après la lecture de l'Evangile l'Eglise Irthodoxe russe s'est adressé à l'auditoire avec un sermon.

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.

Aujourd'hui est une grande fête, qui coïncide avec le dimanche. Les gens appellent cela le troisième jour du Sauveur - la fête établie en l'honneur du transfert de l'image du Sauveur d'Édesse à Constantinople, tenue en 944, à l'initiative de l'empereur Byzantin Constantin Porphyrogénète.

Toutes les personnes présentes (Ou au moins la plupart) sont bien conscientes de l'histoire de l'image, mais je serais encore lui rappeler, parce que dans cette histoire sont acquis une certaine coïncidence symbolique avec la journée d'aujourd'hui.

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 16:28
Libérer la parole royaliste

« En ces temps d’imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire » disait Georges Orwell. Mais, pour filer la métaphore, n’est-ce pas indispensable qu’en ces temps d’imposture républicaine, il y ait des actes contrerévolutionnaires qui clament la vérité ? N’est-ce pas le rôle des royalistes que nous sommes de mettre à bas ces dogmes révolutionnaires, ces dangers inhérents au système républicain qui mettent en péril notre Patrie ?
Il faut nous rappeler ce Discours de Jules Lemaître du 20 juin 1908 : « Aujourd’hui, nous savons où nous allons; nous savons ce que nous voulons ! L’Action Française a une doctrine et des certitudes. Car, Messieurs, nous sommes certains que le suffrage universel, c’est l’absurde : que la République, c’est la sottise et le mal; qu’elle aboutit nécessairement, mécaniquement à la guerre civile en permanence, à l’exploitation du pays par un parti, au gouvernement des pires. Mais, d’autre part, nous sommes certains que le meilleur régime, le plus naturel, le plus raisonnable, le plus conforme à l’observation des réalités, c’est celui où l’intérêt du pouvoir se confond avec l’intérêt public et où ce pouvoir est assuré et continu, et nous sommes certains que la royauté héréditaire remplit seule ces conditions. »
C’était la grande force des royalistes du début du siècle dernier : leur parole avait toute liberté, et pouvait assurément frapper les maux républicains sans scrupules ni gêne. Aujourd’hui, la république a posé les bases d’une tyrannie intellectuelle qui, même chez les royalistes, fait de terribles ravages : qui, même dans nos milieux intellectuels, oserait clamer dans un discours officiel les mêmes terribles vérités que Jules Lemaître il y a cent ans ? Peur de choquer, peur d’heurter les sensibilités ou même de déranger les consciences : le conformisme politique fait aujourd’hui loi, et ceux qui voudraient en sortir seront à jamais marqué du fer rouge de l’atypique, du guignolesque, du méprisable.
Pourtant, les royalistes ne doivent jamais se laisser aller au désespoir ou, pire, au conformisme. « Ne jamais renoncer, toujours avancer » : il faut avant tout libérer la parole royaliste, non pas en l’étiolant, mais en faisant sauter ces dogmes historiques, politiques et économiques qui ruinent aujourd’hui, tout réel militantisme. « Par tous les moyens, même légaux » disait le Martingale, et s’inscrivent à cette suite les bonnes initiatives de l’Alliance Royale qui, usant de la communication républicaine autour des élections, donnent de beaux porte-voix au royalisme. Jean-Philippe Chauvin par exemple, candidat aux élections européennes pour le Grand Ouest, a réussi le tour de force d’avoir plusieurs interviews (TVVendée entre autres) et des encarts dans les journaux locaux (Ouest France, etc…)… Et le discours royaliste ne s’est pourtant pas affaibli ou même aseptisé. De belles initiatives à soutenir, des candidats courageux à aider !

Augustin Debacker

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 16:25
Politisez vos inquiétudes : vous inquiéterez les politiciens !

Jean-Philippe Chauvin

A Rennes, dans les années 1980, les murs étaient nos porte-paroles préférés et nous passions des nuits à décorer la ville de graffitis fleur-de-lysés tandis que les matinées étaient surtout réservées aux affichages, y compris sauvages : c’était un autre temps, lointain sans doute, où la liberté d’expression était beaucoup plus grande qu’aujourd’hui, ce qui n’empêchait pas certains extrémistes républicains de vouloir nous empêcher de parler ou de nous exprimer… Nos slogans n’étaient pas toujours très délicats avec la République, c’est le moins que l’on puisse dire, mais ils avaient un certain succès, comme celui que nous avions tracé à la peinture rouge sur les murs du lycée Jean-Macé, un soir de 1983, et qui avait failli être inachevé à cause du réveil inattendu du gardien des lieux : « Politisez vos inquiétudes, vous inquiéterez les politiciens ! », signé d’une immense fleur de lys que j’avais fait en moins de quatre secondes chrono.

En écoutant ce qui se disait l’autre jour dans un café de Versailles, je constatais que ce slogan que j’affectionnais tant jadis n’avait rien perdu de son actualité ni de sa pertinence : les clients accoudés au comptoir, ce « parlement du peuple » dont parlait Balzac, s’en prenaient verbalement aux hommes politiques qui, selon eux, ne pensaient qu’à occuper des places gratifiantes et dont les promesses n’étaient que tromperies. En fait, j’édulcore en un langage convenable ce qu’ils clamaient avec des termes plus verts : décidément, le pays légal n’est guère populaire en ces temps de défiance et il ne trouve guère d’avocat, même en période électorale municipale, bien que les maires, aujourd’hui en campagne pour leur réélection en de multiples villes, semblent les moins touchés par le discrédit général qui pèse sur les élus de la République, du moins si l’on en croit la dernière étude sur l’état de l’opinion faite par le Cevipof (Centre de recherches politiques de Sciences Po)… En fait, c’est tout le spectre politique qui est concerné par ce désaveu, de la droite à la gauche, sans oublier les extrêmes qui, s’ils attirent de plus en plus d’électeurs, ne franchissent jamais (ou très rarement) la barre de la majorité des suffrages exprimés dans les élections partielles ou générales.

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 16:21
Les raisons de notre combat

« Aujourd’hui, nous savons où nous allons; nous savons ce que nous voulons ! Car, Messieurs, nous sommes certains que la République, c’est la sottise et le mal; qu’elle aboutit nécessairement, mécaniquement à la guerre civile en permanence, à l’exploitation du pays par un parti, au gouvernement des pires. Mais, d’autre part, nous sommes certains que le meilleur régime, le plus naturel, le plus raisonnable, le plus conforme à l’observation des réalités, c’est celui où l’intérêt du pouvoir se confond avec l’intérêt public et où ce pouvoir est assuré et continu, et nous sommes certains que la royauté héréditaire remplit seule ces conditions. » – (1)
A l’heure où une véritable restauration nationale se fait quotidiennement attendre, où les inepties gouvernementales poussent les consciences françaises vers l’impératif sursaut nationaliste, il est important de bien comprendre et appréhender les réelles motivations royalistes.
Magnifiquement résumées par Jules Lemaître, ces certitudes qui poussent les français au choix royal se fondent sur deux constats successifs, l’intrinsèque division républicaine et le phénomène d’inversion maurrassien, auxquels la Monarchie oppose l’hérédité, l’indisponibilité du pouvoir et la conformation à la constitution naturelle de notre Patrie.

« Même corrigé par un prince, le parlementarisme apparaîtra toujours comme le régime de la compétition des partis. Il signifiera l’oppression des minorités. Les chefs du parlementarisme ne représenteront jamais que des partis, des coteries, des rivalités personnelles, des querelles de clan» – (2)
Chaque français peut avoir en tête de multiples exemples de cette compétition des partis qui, loin de poser une saine émulation en vue du Bien Commun, ne fait qu’exalter au sein des coteries l’égocentrisme et l’arrivisme les plus avilissants. Mis en exergue par les médias français, ces querelles d’ego sont aujourd’hui exacerbées par un manichéisme partisan qui, comble pour une « démocratie », inhibe même toute possibilité de véritable débat d’idées. Exit donc l’émulation politique, adieu bon sens et Droit Naturel : seules les basses manipulations et les rivalités personnelles auront droit aux faveurs politiciennes.

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 16:17
La Monarchie, une nécessité écologique

Jean-Philippe Chauvin

Je suis en train de préparer mon intervention au colloque « Dessine-moi un roi », organisé par l’Action Française samedi prochain, intervention qui portera sur ce que pourrait faire la Monarchie en matière d’écologie : sujet passionnant qui permettra, je l’espère, de démontrer aussi qu’elle est le régime le plus à même de comprendre le « souci environnemental » et d’y répondre, concrètement.

Car aujourd’hui, il y a une urgence écologique : le dérèglement climatique inquiète ; l’artificialisation des terres progresse quand la déforestation et l’asséchement inconsidéré des zones humides se poursuivent et, parfois, s’accélèrent, y compris dans notre pays ; la biodiversité, végétale comme animale, s’effondre malgré les efforts de nombre d’associations de protection de la nature ; les pollutions se multiplient et le nombre de décès annuels liés à celles-ci semblent augmenter, jusqu’à atteindre, en France, 40.000, soit une centaine de personnes chaque jour ; etc. La liste est longue des atteintes à l’environnement, à notre environnement, et elle n’a pas fini de s’allonger, malgré les annonces multiples et variées de « développement durable » faites par le gouvernement ou les municipalités qui se réfugient derrière cette formule magique mais peu crédible au regard des réalités environnementales…

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 16:12

Le troisième Congrès mondial des compatriotes, qui s’est ouvert mardi 1er décembre à Moscou, est le premier au cours duquel le président Dmitri Medvedev ait pris la parole.

Il a évoqué, naturellement, la modernisation de la Russie, le fait qu’elle doit confirmer son statut de puissance mondiale sur une base foncièrement nouvelle et son besoin de mettre en œuvre une « économie intelligente » tournée vers l’avenir. Le chef de l’Etat a reconnu qu’il comptait beaucoup sur l’aide de la diaspora russe.

Le président a déjà évoqué ce sujet dans ses discours. Lors du deuxième Forum international sur les nanotechnologies, qui s’est tenu début octobre à Moscou, Dmitri Medvedev s’est adressé aux scientifiques russes qui ont quitté leur pays : «Nous fondons de grands espoirs sur le potentiel intellectuel de nos compatriotes se trouvant à l’étranger pour différentes raisons. Il serait impardonnable de négliger une telle richesse. C’est pourquoi notre objectif consiste à susciter leur intérêt en leur proposant des projets et des conditions de travail appropriés dans notre pays ».

Dans son article « Russie, en avant ! », le président écrit: « La modernisation de la démocratie russe et la formation d’une nouvelle économie ne sont possibles, à mon avis, que si nous profitons des ressources intellectuelles de la société postindustrielle. Sans complexe, de façon ouverte et pragmatique... Nos possibilités financières et technologiques intérieures sont aujourd’hui insuffisantes pour élever réellement notre qualité de vie. Nous avons besoin de l’argent et des technologies des pays d’Europe, d’Amérique et d’Asie ».

Lors du Congrès des compatriotes, le président a de nouveau confirmé que la Russie avait besoin du potentiel intellectuel et professionnel des représentants de la diaspora. La question est de savoir si ceux-ci sont prêts à aider leur mère patrie dans un élan d’enthousiasme et de patriotisme.

Le problème bien connu de la fuite des cerveaux n’a pas disparu. Point de statistiques officielles dans ce domaine, on ne dispose que de calculs approximatifs, mais ils produisent déjà une forte impression.

Feu l’académicien Vitali Guinzbourg a déclaré dans l’une de ses dernières interviews que parmi ses collègues de l’Académie des sciences de Russie, un sur cinq travaillait en Occident. Notre « diaspora scientifique », si on peut l’appeler ainsi, compte en tout au moins 50000 spécialistes. Mais ce sont des scientifiques, et leurs rangs sont constamment grossis par la nouvelle génération. Selon le recteur de l’Université d’Etat de Moscou Viktor Sadovnitchi, environ 15% des diplômés quittent tous les ans la Russie. Le vice-ministre de l’Education et de la Recherche Dmitri Livanov estime que, de 1989 à 2004, quelque 25000 scientifiques ont quitté la Russie et 30000 autres travaillent à l’étranger sous des contrats temporaires. Enfin, d’après les données de la Fondation russe d’études fondamentales, « au moins 80000 scientifiques ont quitté le pays durant la première moitié des années 90 du siècle dernier et les pertes directes essuyées ainsi par la Russie se sont élevées à près de 60 milliards de dollars ». Ce processus déplorable pour la science russe est toujours aussi intense.

Les scientifiques d’aujourd’hui et de demain ne partent pas en raison des salaires bas, comme l’estime Viktor Sadovnitchi. Ce qui les dérange, c’est plutôt « l’économie inefficace, la sphère sociale semi-soviétique, la faible démocratie et la corruption séculaire », mentionnées plus tôt par le président Dmitri Medvedev, d’où des conditions de travail insuffisamment confortables et une profonde inquiétude pour l’avenir de leurs enfants. Ces scientifiques seront sans aucun doute prêts à revenir ou ne voudront plus quitter la Russie lorsque la modernisation apportera ses fruits et lorsque cette « économie intelligente » sera créée. Or, sans leur potentiel intellectuel, c’est-à-dire, tout simplement, sans ces « cerveaux », le processus de modernisation ne se déroulera pas au rythme nécessaire.

Le président a promis au congrès de rompre ce cercle vicieux. Il reste à créer en Russie des conditions attrayantes pour que la plupart des scientifiques qui ont dû émigrer aient le désir de revenir dans leur pays. Est-ce possible et de quelle façon, l’avenir nous le montrera.

Cependant, il ne faudrait pas « donner envie de revenir » à une autre catégorie de nos compatriotes résidant à l’étranger: les habitants russophones des anciennes républiques de l’ex-URSS. Ils seraient bien contents de rentrer, mais l’Etat n’est déjà pas en mesure de gérer ce processus.

Selon le président russe, «en novembre 2009, le programme (Programme publique d’aide au retour volontaire – NdlR) a permis à plus de 17000 participants et les membres de leurs familles de revenir en Russie ». Bien entendu, ce nombre est insignifiant. Le président n’avait rien d’autre à faire qu’à promettre de changer la situation et, avant tout, de créer un mécanisme spécial de soutien aux compatriotes en vue de « défendre leurs droits ».

Cet objectif n’est pas facile à atteindre. Le président a informé les délégués du congrès que le gouvernement « étudiait des pistes pour régler ce problème », bien qu’il leur ait donné cette consigne en février dernier. Nos compatriotes résidant dans certaines anciennes républiques soviétiques devront évidemment, attendre.

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