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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 13:04

         Saints Rufus et Ruffien
St Sévère
St Artémiodore

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 18:50

    2930686273 1 3    Notre Dieu créa l'homme et le plaça dans le Paradis pour qu'il ne se préoccupe que de cultiver le bien et de contempler Dieu seul par ses oeuvres. Mais, par la jalousie du diable, qui séduisit Eve, la première femme, Adam tomba dans le péché et fut exclu du Paradis de délices. Par la suite, Dieu donna sa Loi aux hommes par Moïse et fit connaître Ses volontés par les Prophètes, en préparation d'un bienfait plus grand: l'Incarnation de Son Fils unique, le Verbe de Dieu, qui devait nous délivrer des filets du Mauvais. En assumant notre nature, le Christ voulait participer pleinement à notre condition déchue, hormis le péché: car Lui seul est sans péché, étant Fils de Dieu. C'est pourquoi Dieu Lui prépara une demeure immaculée, une arche pure, la très Sainte Vierge Marie, qui, bien qu'elle fût elle-aussi soumise à la mort et à la condamnation de nos premiers parents, fut élue par Dieu depuis l'origine des âges pour être la nouvelle Eve, la Mère du Christ Sauveur, la source de notre rédemption et le prototype de toute sainteté chrétienne.

           Son père s'appelait Joachim. Il descendait de la tribu royale de David par la branche de Nathan, son fils. Nathan engendra Lévi, Lévi engendra Melchi et Panthère, Panthère engendra Barpanthère, père de Joachim. Anne, l'épouse de Joachim, descendait elle-aussi de la tribu royale; car elle était la petite-fille de Mattha, lui-même petit-fils de David par Salomon. Mattha épousa une certaine Marie de la tribu de Juda, et ils donnèrent naissance à Jacob, le père de Joseph le charpentier et à trois filles: Marie, Sobée et Anne. Marie donna naissance à Salomée la sage-femme; Sobée à Elisabeth, la mère du Précurseur, et Anne à la Mère de Dieu, Marie, qui portait ainsi le nom de sa grand-mère et de sa tante. Elisabeth et Salomée, les nièces d'Anne, étaient donc les cousines de la Mère de Dieu.

           Selon une divine économie, et pour montrer la stérilité de la nature humaine avant la venue du Christ, Dieu avait laissé Joachim et Anne sans progéniture jusqu'à un âge avancé. Comme Joachim était riche et pieux, il ne cessait de s'adresser à Dieu par la prière et de Lui offrir des présents,pour qu'Il les délivre, lui et son épouse, de leur opprobre. Un jour de fête, alors qu'il s'était présenté au Temple pour déposer son offrande, un des fidèles s'adressa à lui en disant: «Il ne t'est pas permis de présenter ton offrande avec nous, car tu n'as pas d'enfant». Alors, le coeur ulcéré, Joachim ne rentra pas chez lui, mais se retira dans la montagne, seul, pour prier et verser des larmes devant Dieu. Pendant ce temps, Anne versait elle aussi d'abondantes larmes et élevait de ferventes supplications vers le ciel, dans son jardin. Notre Dieu, riche en miséricorde et plein de compassion, entendit leurs supplications et envoya auprès d'Anne l'Archange Gabriel, l'Ange de la bienveillance de Dieu et l'annonciateur du salut, pour lui annoncer qu'elle allait concevoir et donner naissance à un enfant, malgré son âge, et que l'on parlerait de cette progéniture par toute la terre. Elle répondit, pleine de joie et de surprise: «Aussi vrai que vit le Seigneur mon Dieu, si j'enfante soit un fils, soit une fille, je le consacrerai au Seigneur mon Dieu, pour qu'il Le serve tous les jours de sa vie». Joachim, lui aussi,reçut la visite d'un Ange qui lui ordonna de se mettre en chemin avec Ses troupeaux pour rentrer chez lui et se réjouir avec sa femme et toute leur maison, car Dieu avait décidé de mettre fin à leur opprobre.

           Or, neuf mois étant passés, Anne enfanta. Elle demanda à la sage femme: - «Qu'ai-je mis au monde?» Celle-ci répondit : - « Une fille. » Et Anne reprit: - «Elle a été glorifiée en ce jour, mon âme!» Et elle coucha délicatement l'enfant. Les jours de la purification de la mère exigés par la Loi étant accomplis, elle se releva, se lava, donna le sein à son enfant, et lui donna le nom de Marie: le nom qu'avaient attendu confusément les Patriarches, les Justes et les Prophètes, et par lequel Dieu devait réaliser le projet qu'il tenait caché depuis l'origine du monde.

            De jour en jour, l'enfant se fortifiait. Quand elle eut six mois, sa mère la posa à terre, pour voir si elle tiendrait debout. Marie avança alors de sept pas assurés, puis revint se blottir dans le giron de sa mère. Anne la souleva en disant: «Aussi vrai que vit le Seigneur mon Dieu, tu ne fouleras plus ce sol avant que je ne t'emmène au Temple du Seigneur. » Et elle établit un sanctuaire dans la chambre de l'enfant, où rien de vil ni de souillé par le monde n'entrait. Et elle fit venir des filles d'Hébreux de race pure, pour jouer avec l'enfant.

         La première année de la petite étant écoulée, Joachim donna un grand festin. Il invita des Prêtres, des scribes et les membres du Conseil, et tout le peuple d'Israël. Joachim présenta aux Prêtres la petite fille, ceux-ci la bénirent en disant: «Dieu de nos pères, bénis cette petite fille et donne lui un nom qui soit nommé éternellement et par toutes les générations. » Et tout le peuple répondit: «Qu'il en soit ainsi, qu'il en soit ainsi! Amen!» Joachim la présenta aussi aux princes des Prêtres. Ceux-ci la bénirent en disant: «Dieu des hauteurs sublimes, abaisse Ton regard sur cette petite fille, et donne lui une bénédiction suprême, une bénédiction à nulle autre pareille!»

          Sa mère emporta Marie dans le sanctuaire de sa chambre et lui donna le sein, en adressant au Seigneur Dieu cet hymne :
-«Je veux chanter au Seigneur mon Dieu une hymne, parce qu'Il m'a visitée et qu'Il a écarté de moi l'outrage de mes ennemis. Car le Seigneur m'a donné un fruit de Sa justice, cette justice qui est une et multiple tout ensemble. Qui annoncera maintenant aux fils de Ruben qu'Anne est Mère? Apprenez, apprenez, vous les douze tribus d'Israël, qu'Anne est mère!» Puis elle posa l'enfant dans la chambre du sanctuaire, sortit et alla servir les invités, qui se réjouissaient et louaient le Dieu dIsraël1.

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 18:44

         Le diocèse de Laon célèbre le 7 septembre la fête de Sainte Grimonie, Vierge et Martyre. D'après les traditions locales, et les plus anciennes histoires de la Sainte souvent réimprimées, et confirmées par les leçons mêmes de son ancien Office, Grimonie, née en Hibernie (Irlande), était fille du roi du pays. Sa famille était encore attachée au culte des idoles, par une grâce toute spéciale, Grimonie eut le bonheur d'être instruite des vérités du Christianisme et fut baptisée à l'âge de douze ans, à l'insu de ses parents. Elle se sentit dès ce moment décidée à servir uniquement N.-S.-J.-C. et à lui consacrer sa virginité. Elle employait le plus de temps qu'elle pouvait à la prière et à la méditation, et s'exerçait aux jeûnes et à toutes sortes de mortifications.
Quand elle fut en âge d'être mariée, son père voulait l'unir à un des plus nobles et des plus riches gentilhommes, du pays et déjà il faisait faire les préparatifs de la cérémonie, lorsque on vint lui annoncer que la jeune fille n'était plus dans son appartement et que sans doute elle avait pris la fuite. Après bien des recherches, on la trouva à genoux dans un lieu solitaire et on la ramena à la maison paternelle
— « Pourquoi avez-vous fui », lui demanda le père irrité,
— « C'est que j'ai choisi un autre époux Jésus-Christ mon Sauveur et mon Dieu ; je L'aime de tout mon cœur et je veux Lui rester fidèle jusqu'à la mort. »
ces mots le père entre en fureur et ordonne qu'on l'enferme dans une prison obscure pour expier l'injure qu'elle faisait à lui-même, à son fiancé et à ses dieux. Cette prison fut pour la jeune vierge comme un temple où elle passait ses journées à prier, toute disposée à souffrir toutes sortes de tourments pour témoigner à son Dieu sa fidélité. Ce fut inutilement que sa mère vint la supplier d'obéir à la volonté de son père. Le Seigneur ne devait pas délaisser cette fidèle épouse ; Il envoya un de Ses Anges pour la délivrer, qui lui dit :
— « Levez-vous Grimonie , les portes de votre cachot sont ouvertes, sortez au plus vite et dirigez-vous yers la mer. »
La vierge s'enfuit en effet, sous la conduite et la protection de Dieu ; elle trouva un navire tout prêt à mettre à la voile, elle y monta et le vaisseau partit. Pendant la traversée, il s'éleva une furieuse tempête et l'on croyait le naufrage inévitable, lorsque Grimonie se jeta à genoux ; levant alors les yeux et les bras vers le ciel, elle conjura le Seigneur d'avoir pitié de tout l'équipage. Sa prière fut exaucée, les flots s'apaisèrent et le vaisseau pu débarquer la jeune vierge dans la Gaule-Belgique1, où l'empereur Valentinien protégeait les Catholiques. Tout le désir de Grimonie était de passer le reste de sa vie dans la solitude, et de renoncer à tout commerce avec les hommes. Dans ce dessein, elle s'enfonça dans les forêts de la Thiérache (Therascia) jusqu'à un endroit nommé Dorunum (c'est aujourd'hui le bourg de la Capelle). Là toutes ses journées et une partie de ses nuits,étaient partagées entre la prière, les pieuses méditations et les exercices de la pénitence. Des racines et des fruits sauvages étaient toute sa nourriture. L'eau limpide d'un ruisseau suffisait pour la désaltérer. Dieu se plaisait à la combler de toutes sortes de consolations spirituelles. La contemplation des œuvres de la création lui causait de fréquents ravissements et lui faisait apprécier davantage le bonheur d'être soustraite aux dangers de la maison paternelle.

          Cependant les parents de Grimonie n'étaient pas restés en repos après sa fuite, ils avaient envoyé des soldats à sa recherche avec ordre de la ramener vivante ou morte. Leurs perquisitions forent longtemps sans résultat. Ils apprirent enfin qu'une jeune étrangère avait profité du départ d'un navire pour gagner le continent ; ils s'embarquèrent aussitôt et à force de courses et d'informations, ils apprirent qu'une jeune étrangère nouvellement arrivée était déjà en grande réputation de vertu, et qu'elle vivait seule au milieu de la forêt voisine.

           Les soldats parcoururent la forêt et se trouvèrent tout à coup devant celle qu'ils cherchaient. Leur vue n'effraya pas Grimonie, mais elle se douta de leur dessein. Ils firent tous leurs efforts pour la déterminer à les accompagner, et à retourner dans leur pays où des noces splendides l'attendaient. Grimonie ne se laissa pas éblouir par leurs promesses, elle leur parla du bonheur dont elle jouissait dans cette solitude, en servant N.-S. J.-C., le divin époux de son cœur ; enfin elle protesta avec fermeté que rien au monde ne pourrait l'arracher de ces lieux. Les barbares, voyant que leurs efforts étaient inutiles et que Grimonie ne consentirait jamais à renier J.-C. pour adorer leurs dieux, se jetèrent sur elle et lui tranchèrent, la tête. Après avoir caché le corps de la Sainte sous un amas de terre, ils reprirent le chemin de l'Hibernie. On pense que ce martyre coïncide avec les premières années du IVe siècle.

Invention du corps de Sainte Grimonie.

            L'endroit précis où reposait le corps de Sainte Grimonie resta longtemps ignoré. Voici comment la tradition constante du pays rapporte la découverte de ce précieux trésor. Une clarté mystérieuse apparaissait de temps en temps en un certain lieu de la forêt. Un jour où elle parut encore plus brillante que de coutume, les habitants se rassemblèrent et creusèrent la terre à l'endroit même d'où partait la lumière et ils trouvèrent un corps parfaitement conservé ; ils ne doutèrent pas que ce ne fut celui de la vierge martyrisée dont leur avaient parlé leurs pères. Des miracles s'opérèrent, des malades recouvrèrent la santé en priant devant ces précieuses reliques.
La reconnaissance du peuple le porta à bâtir une petite chapelle sur son tombeau. Bientôt on y accourut de toutes parts pour implorer l'assistance de Sainte Grimonie. Des maisons s'élevèrent autour de ce sanctuaire ; et le nombre des pèlerins augmenta toujours, il se forma le village de la Capelle qui fut dans la suite érigé en bourg par le roi François 1er. Une belle église remplaça peu après l'oratoire primitif et on y déposa avec honneur les Reliques de la Sainte.

           Dans une des guerres dont 1a Thiérache fut le théâtre, la Capelle fut livrée aux flammes. Quelques habitants se montrèrent plus empressés de sauver les Reliques de leur patronne, que de protéger leurs propres maisons ; ils coururent aussitôt à l'église, enlevèrent rapidement la chasse de Sainte Grimonie et la transportèrent à un village situé à quatre lieues plus loin, qui s'appelle Lesquielles, et où l'on conservait déjà des Reliques de Sainte Preuve. Lesquielles était alors un poste important et qui avait un château fort. Son église, dédiée à Saint Jean-Baptiste, était desservie par douze Prêtres.

           Les guerres incessantes entre les seigneurs de ces contrées obligèrent les habitants à cacher dans la terre leur précieux trésor. II y resta longtemps, jusqu'à ce qu'il plût à la bonté divine de réveiller la foi et la confiance des fidèles par de nombreux miracles opérés par l'invocation de Sainte Grimonie et de Sainte Preuve. Anselme de Magny, qui occupa le siège épiscopal romain de Laon de 1215 à 1238, voulut vérifier par lui-même ce qui se passait à Lesquielles ; il s'y transporta le 7 septembre 1231, leva de terre les corps des deux Saintes, en fit la vérification en présence de témoins et les exposa à la vénération des fidèles. On possède encore l'original du procès-verbal d'Anselme, et parmi les signatures se trouve celle d'un nommé Jean Lequeux, un des échevins du pays.

           Une nouvelle reconnaissance et exposition des Reliques eurent lieu le mardi de la Pentecôte de l'année 1389 par Philippe de Grumelly, doyen de la chrétienté de Guise et curé de Lesquielles.

          En 1535, les Reliques de Sainte Grimonie et de Sainte Preuve furent, avec l'autorisation de l'évêque romain de Laon, Louis Bourbon de Vendôme, mises dans de nouvelles châsses par Pierre Albain, abbé du monastère de Bohéries.

          Pendant la guerre de François 1er avec les impériaux, le prieuré de Lesquielles fut livré aux flammes par le comte de Nassau ,et Adrien de Croï comte de Rœux et gouverneur des Flandres et de l'Artois.

           Ce dernier s'empara des Reliques de Sainte Grimonie et de Sainte Preuve, les fit vérifier par Baudouin de Mol, abbé de Bohéries, et en fit présent en 1540 aux chanoines réguliers de Saint-Augustin de l'abbaye de Notre-Dame de Hénin-Liétard au diocèse romain d'Arras. Elles y sont restées enveloppées séparément et scellées dans des morceaux de soie jusqu'en 1638, époque où Robert de Mallebranche, abbé du monastère, en fit faire la reconnaissance, et retrouva tons les anciens procès verbaux qui en constataient l'authenticité. En 1639 il déposa les Saintes Reliques dans quatre chasses.
En 1748 ,l'abbé de Hénin-Liétard, nommé Dujardin, ouvrit les chasses avec, l'autorisation de Monseigneur Baglion de la Salle, Evêque romain d'Arras, et en retira une Sainte Relique de Sainte Grimonie et une autre Sainte Relique de Sainte Preuve, les mit dans deux boîtes scellées et cachetées pour être présentées à l'évêque romain de Laon, qui les fit rendre à l'église de Lesquielles. La reconnaissance en fut faite par l'autorité épiscopale romaine en 1749. Au commencement de la Révolution française, des personnes pieuses et intelligentes, prévoyant la profanation dont ces Saintes Reliques pourraient être l'objet, retirèrent secrètement de la châsse les procès-verbaux et les Saintes Reliques, après leur avoir substitué des ossements communs. Lorsqu'en 1795, le libre exercice de tous les cultes eut été proclamé par le gouvernement républicain, les habitants de Lesquielles firent construire deux châsses, et le 30 avril de la même année, les vraies Reliques de Sainte Grimonie et de Sainte Preuve y furent déposées.

           Le 24 avril 1803, Monseigneur Leblanc de Beaulieu les vérifia et en reconnut l'authenticité. On rapporte que plusieurs guérisons ont été récemment obtenues par l'invocation de ces Saintes Vierges Martyres. Trois Fêtes solennelles sont célébrées chaque année à Lesquielles, le 20 avril, anniversaire du Martyre ; le mardi de la Pentecôte, jour de la translation de ses Reliques de la Capelle à Lesquielles ; la troisième, le 7 septembre, en mémoire de l'élévation de son corps par l'Evêque romain Anselme.
La portion des Reliques des deux Saintes qui étaient restées en 1748 en la possession de l'abbaye de Henin-Liétard ont été également sauvées de la profanation, à l'époque de la Révolution française ; depuis la restauration du culte et encore aujourd'hui (1867), elles reposent dans deux beaux re1iquaires, placés sous le Maître-Autel de l'église paroissiale romaine de Henin-Liétard (Nord).

          Provenance de la Relique de 8ainte Grimonie qui est conservée à l'église de Saint Martin de Laon, et de celle qui est honorée à la Capelle.

            Ces deux portions de Reliques ont une même origine. Dans la distribution des Saintes Reliques de Sainte Grimonie et de Sainte Preuve, que fit en 1748 le R. P. Desjardins, abbé du Monastère de Hénin-Liétard, il en offrit une portion à l'évêque romain d'Arras. Or, en 1749, ledit Seigneur évêque était en même temps abbé commendataire de l'abbaye de St Vincent de Laon. Sur les instances des religieux, le prélat consentit à leur faire présent d'un Tibia de Sainte Preuve et d'un Peroné de Sainte Grimonie.
En 1755, les moines à leur tour consentirent à se dessaisir d'une partie de ce Péroné, en faveur de la Capelle. La portion du Péroné de Sainte Grimonie qu'avaient gardée les moines de St Vincent appartient aujourd'hui 1867, à St Martin de Laon. Cette Sainte Relique est enveloppée dans un parchemin double qui n'est autre que l'authentique donné par Mgr de Rochechouart, évêque romain de Laon de 1741 à 1777. La pièce est datée de 1750
L'autre portion du Péroné donnée en 1755 à la Capelle, a été en 1793 sauvée de la profanation révolutionnaire, puis reconnue et vérifiée en 1804 par M. Roger curé-doyen de la Capelle, et depuis par Mgr Leblanc de Beaulieu. Le pèlerinage de la Capelle est assez fréquenté. On invoque Sainte Grimonie pour la vue. La fontaine de la Sainte existe encore, et la chapelle qui la recouvre en partie a été reconstruite en 1854.

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 18:43

         Saints Evodus et Onésiophore, Apôtres
St Eupsychios
St Pierre le Pieux, Higoumène
St Jean, Archevêque de Novgorod,
St Macaire, Archimandrite de Kanev
Ste Reine
St Euvert, Evêque d'Orléans
St Augustal, Evêque d'Arles
St Cloud, Fondateur et Higoumène du Monastère de Nogent-sur-Seine

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 11:43

        2930399849 1 3   Originaire de Lycaonie (Asie Mineure), saint Sozon vécut sous le règne de Dioclétien (vers 304). Avant de recevoir ce nom au Saint Baptême, il s'appelait Tarasios et exerçait la profession de berger. De cette activité, il apprit l'art de paître les brebis spirituelles et amena par son enseignement un grand nombre de païens à la foi. Ayant un jour reçu l'assurance dans une vision qu'il était temps pour lui de confesser le Christ par son sang, il descendit vers Pompéiopolis en Cilicie, et se rendit dans le temple des idoles, où l'on adorait une statue en or d'Artémis. Il coupa une main de la statue et, après l'avoir réduite en petits morceaux, distribua l'or aux pauvres. Grande fut l'émotion parmi les païens lorsqu'ils constatèrent le larcin, et plus grand encore leur étonnement en voyant le bienheureux Sozon devancer leurs soupçons et se rendre de lui-même. On s'empara de lui aussitôt pour le mener devant le gouverneur de Cilicie, Maximien. Comme les coups qu'on lui appliquait ne pouvaient entamer sa résolution de confesser le Christ, on lui fit chausser des sandales de fer couvertes de clous et on l'obligea à courir. Le Saint était plein de joie en voyant son sang se répandre à terre comme une rosée bienfaisante. C'est dans cette joie surnaturelle qu'il remit son âme dans les mains de Dieu, après avoir été si cruellement frappé que ses os et ses entrailles apparaissaient de toutes parts. Lorsque ses bourreaux voulurent allumer un grand feu pour brûler son corps un orage violent se déclencha soudain, la pluie éteignit le feu et les bourreaux se dispersèrent effrayés, laissant de pieux fidèles venir prendre soin des restes du Saint Martyr.

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 11:42

       Saints Eudoxe, Romulus, Xénon, Macaire et leurs compagnons
Saints Faustus, Bibos, Denis, Cyriaque, Andronique, Théoctiste, Macaire, André, Sarapabon, Cyriaque, Andropélagia, Thécle et Calodotie

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 14:01

          2930074275 1 3  Longtemps avant l'Incarnation du Christ, le grand Archange Michel montra de bien des manières sa sollicitude et sa bienveillance pour le genre humain, et après la venue du Sauveur en ce monde, les marques de son amour se firent encore plus grandes pour les Chrétiens1. Lorsqu'il vint à passer par la Phrygie pour y annoncer l'Evangile, l'Apôtre Jean prophétisa une prochaine visite providentielle du prince des Archanges, Michel, dans un lieu nommé Chérétopa. En effet, peu de temps après, jaillit miraculeusement de la terre une source qui guérissait toute maladie. Un des nombreux fidèles, dont la fille avait été guérie par cette eau, fit construire sur les lieux, en signe de reconnaissance, une belle petite église dédiée à l'Archange Michel. Quatre-vingt dix ans plus tard, vint s'installer dans cette église, pour y pratiquer l'ascèse et servir de sacristain, un jeune homme, nommé Archippe, originaire de Hiérapolis. Son zèle et son amour de Dieu étaient tels qu'il acquit bientôt la grâce de faire des miracles. Furieux de voir ces prodiges s'accomplir et les grâces abonder de la source miraculeuse, le diable déchaîna la jalousie de païens des environs. Après avoir à plusieurs reprises insulté et frappé le jeune Archippe, ils essayèrent une nuit de boucher la source; mais en vain, car le Saint Archange était invisiblement présent pour les en empêcher. Ils ne se découragèrent pas et tentèrent de détourner la rivière coulant à proximité, pour qu'elle inonde l'église et les fidèles qui s'y trouvaient en permanence. Mais l'entreprise resta sans succès. Une autre fois, ils détournèrent deux rivières qui coulaient plus haut que l'église, firent un barrage et s'apprêtèrent à le rompre pour engloutir l'église sous les eaux. Mais l'Archange Michel apparut au bienheureux Archipe, le rassura et, semblable à une colonne de feu, il se tint debout face aux eaux furieuses qui dévalaient la colline. Au moment où elle parvinrent à lui, il frappa la pierre du bâton qu'il tenait en main, et le rocher se fendit alors, laissant passer les eaux, comme dans une gorge naturelle, en les détournant de l'église. C'est parce que le fleuve est depuis lors comme absorbé par le rocher qu'on a appelé ce lieu «Chonais» («chônè» = creuset, entonnoir), à la gloire de Dieu et en l'honneur de notre protecteur, le Saint Archange Michel.

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 14:00

          St Abda, Evêque d'Hormizd en Perse
Saints Thathuil et Bédaia, sa soeur
Saints Médimnos, Urbain, Théodore et leurs 80 compagnons

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 13:59

     2929588877 1 3     Zacharie était lévite, descendant d'Abiathar le Grand-Prêtre, et vivait à Jérusalem avec sa femme Elisabeth, de la classe d'Aaron. Tous deux étaient justes. Ils observaient tous les commandements du Seigneur avec amour, mais ils étaient restés sans enfant jusqu'à leur grand âge.

             Or, comme Zacharie occupait la charge de Grand-Prêtre, le jour de la grande fête de l'Expiation (début du mois de septembre cf. Lev. 16), alors qu'il était entré seul dans le Sanctuaire pour y faire brûler l'encens, il vit lui apparaître, à droite de l'Autel de l'encens, l'Archange Gabriel. Rayonnant de lumière Divine, celui-ci annonça au vieillard que Dieu avait entendu ses prières et celles de son épouse Elisabeth, et qu'il accordait à leur vieillesse un fils, qui leur faudrait appeler Jean. L'envoyé de Dieu ajouta: «Il sera rempli du Saint-Esprit dès le sein de sa mère et marchera au devant du Seigneur pour lui préparer un peuple bien disposé» (Luc 1:16). Zacharie, frappé de stupeur à cette vue, marqua quelques hésitations pour croire à l'annonce de l'Ange, aussi celui-ci le frappa-t-il de mutisme jusqu'à la naissance du Précurseur, afin de lui apprendre à ne pas douter des promesses divines qui défient l'ordre de la nature.
Le jour de la naissance de l'enfant, Zacharie retrouva la parole en écrivant le nom de Jean sur une tablette et, rempli de l'Esprit-Saint, il entonna alors le cantique prophétique: «Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël, parce qu'Il a visité Son peuple et opéré Sa délivrance. Il a suscité pour nous une puissance de salut dans la maison de David Son serviteur, - ainsi qu'Il L'avait dit par la bouche de Ses Saints Prophètes de jadis - (...) Et toi petit enfant, tu seras tenu pour un Prophète du Très-Haut, car tu précéderas le Seigneur pour Lui préparer la voie, pour faire connaître à Son peuple le salut par la rémission de ses péchés, grâce à la bonté miséricordieuse de notre Dieu, avec laquelle Il va nous visiter, Astre d'en-haut à Son lever, pour éclairer ceux qui se tiennent dans les ténèbres et l'ombre de la mort, et guider nos pas sur le chemin de la paix» (Luc 1 : 68 sui.).

           Après la naissance du Christ, Zacharie ne craignit pas de déclarer ouvertement la virginité de Marie et de montrer qu'elle est vraiment Mère de Dieu, lorsqu'il lui demanda de se placer dans l'endroit du temple où se tiennent les vierges. C'est pour cette raison qu'il s'attira la haine des Juifs. De plus, lorsque le roi Hérode - ayant appris la naissance du «roi d'Israël» et craignant de voir en celui-ci un concurrent de son pouvoir terrestre - envoya ses soldats assassiner les enfants de Bethléem, Zacharie cacha Jean, alors âgé de six mois, avec sa mère Elisabeth dans une grotte de l'autre côté du Jourdain. Les Juifs saisirent l'occasion pour le dénoncer à Hérode, lequel donna l'ordre de le poursuivre jusque dans l'intérieur du Temple. Il fut assassiné à l'endroit même qu'il avait désigné à la Mère de Dieu pour qu'elle se tienne en témoignage de sa virginité, et son sang coula jusqu'à l'intérieur du Sanctuaire, manifestant ainsi leur forfait devant Dieu. Des Prêtres vinrent prendre son corps et l'enterrèrent avec ses pères. A partir de ce moment eurent lieu dans le temple de Jérusalem des prodiges et des signes, qui révélaient l'abolition prochaine du culte et de la Loi. Les Prêtres n'eurent plus de vision d'Anges envoyés par Dieu. La grâce de la prophétie se retira d'eux: ils ne purent plus prononcer d'oracles, ni donner comme auparavant au peuple des éclaircissements sur les points difficiles de la Sainte Ecriture1.

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 13:55

          Parmi les quatre filles de l'Apôtre Philippe qui, selon le témoignage des Actes des Apôtres (Act. 21 : 8) étaient vierges et prophétisaient, Hermione et Eutychie partirent vers l'Asie-Mineure pour rejoindre Saint Jean le Théologien. Mais en arrivant là, elles ne le trouvèrent pas, car il avait déjà été transféré au ciel. Aussi suivirent-elles à sa place Saint Pétronios, son disciple. Hermione connaissait l'art médical, mais elle apprit alors à soigner aussi les âmes. Et nombreux étaient ceux qui accouraient vers elle pour trouver le réconfort. Lorsque l'empereur Trajan vint de Rome à Ephèse pour lutter contre les Perses, la réputation de Thaumaturge et de Prophétesse de la bienheureuse Hermione parvint jusqu'à lui. Il la fit comparaître, à son tribunal et tenta de lui faire renier le Christ. Comme il n'y parvenait pas, il la fit frapper au visage pendant un long moment. La Sainte ne ressentait pas les coups qu'on lui appliquait, elle décourageait ses bourreaux par son impassibilité et sa joie. Car elle voyait le Christ siégeant au milieu du tribunal sous l'apparence de son père spirituel Pétronios. Elle prophétisa à l'empereur qu'il vaincrait les Perses et que le pouvoir, après sa mort, tomberait entre les mains de son gendre Hadrien (117); ce qui effectivement arriva quelques années plus tard.

            Comme la renommée toujours grandissante de la Sainte était parvenue jusqu'à Hadrien, celui-ci la fit à son tour mander devant son tribunal. Il lui demanda d'abord quels étaient son âge et son origine. Celle-ci répondit: -«Mon Christ connaît quel est mon âge et à quelle patrie j'appartiens.» L'empereur frappé par son audace, la fit déshabiller et cruellement flageller. Pendant qu'on lui appliquait les coups, Sainte Hermione ne cessait de rendre grâce à Dieu Qui l'avait rendue digne de souffrir pour Lui, et sa bouche, au lieu de cris de douleur, ne proférait que des extraits des Psaumes. Sa résolution et son espérance dans les biens célestes, promis à ceux qui auront mené jusqu'au bout le combat de la Foi, étaient telles qu'aucune des tortures ne semblait l'atteindre. Ce qui avait pour effet d'exciter d'autant plus la rage de l'empereur impuissant. Au moment où les bourreaux se préparaient à exécuter la sentence finale et levaient leur épée pour trancher la tête d'Hermione, ils eurent tous deux les mains soudainement paralysées. Mais, à l'imitation de Dieu qui répand Sa miséricorde sur les bons comme sur les méchants, la Sainte les guérit par sa prière, et ils crurent eux aussi au Christ. Ayant ainsi échappée à toutes les entreprises du diable, Sainte Hermione remit en paix son âme à Dieu et fut enterrée à Ephèse.

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Published by Jean-Théophane
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