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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 20:28

      2929167849 1 3    Le bienheureux Babylas succéda à Zébinos sur le siège épiscopal d'Antioche (vers 237) et gouverna en toute sagesse cette métropole de la Syrie pendant plusieurs années. L'empereur de ce temps, homme cruel et inhumain, qui, entre autres forfaits, avait sacrifié aux idoles le fils du roi de Perse qui lui avait été remis en gage de paix, avait également décidé de s'en prendre aux Chrétiens et de souiller leurs églises1. Lors d'un séjour à Antioche, il voulut entrer dans la cathédrale au moment de la Vigile de Pâques. Saint Babylas, qui avait déjà commencé la Célébration et était revêtu de ses Ornements Episcopaux, se précipita alors, rempli d'un zèle divin, et, écartant les gardes du corps, il se plaça devant le souverain, la main tendue vers sa poitrine, pour l'empêcher de pénétrer dans le Temple de Dieu. Surpris et craignant de susciter une révolte des Chrétiens rassemblés là en grand nombre, l'empereur ne dit rien et fit demi-tour. Mais dès le lendemain, des soldats vinrent arrêter l'Evêque pour le conduire au tribunal. Ni les flatteries ni les menaces ne purent ébranler la foi de Babylas. Comme l'interrogatoire tournait à l'avantage des Chrétiens et montrait qu'avec le Christ, ils ont vaincu le monde, le tyran fit charger le Saint Evêque de lourdes chaînes au cou et aux pieds et le fit promener ainsi dans toute la ville, espérant le couvrir de honte devant le peuple. Mais, gardant toute sa dignité, Saint Babylas s'adressa à l'empereur en disant: « Ces liens que tu crois être ma honte sont pour moi un ornement plus éclatant que ta robe de pourpre et ton diadème! »

          Saint Babylas avait pour disciples trois jeunes frères: Urbain, Prilidien et Épolonios2 qui, par attachement à leur père en Christ, l'avaient suivi jusque dans sa prison. On les fit comparaître eux aussi devant l'empereur et on tenta de leur faire renier le Christ. Mais ces enfants par l'âge étaient de véritables vieillards par la sagesse, et ils ridiculisèrent le tyran et ses vains pouvoirs. Leur mère fut amenée au tribunal, où elle montra la même fermeté. L'empereur Ia fit frapper au visage et ordonna d'infliger à chacun des trois frères autant de coups de verges que le nombre respectif de leurs années. Ayant introduit de nouveau Babylas dans le prétoire, il tenta de lui faire croire que ses disciples avaient renié et étaient prêts à sacrifier aux idoles. Mais l'Evêque, sûr de leur foi, convainquit le souverain de mensonge. Cette dernière audace eut pour effet de déclencher la fureur de l'impuissant monarque, qui ordonna de trancher la tête du Saint Evêque et de ses disciples, leur offrant ainsi un chemin plus rapide vers la patrie céleste.

           Saint Babylas fut enterré à Antioche et devint le principal protecteur de la cité. Environ un siècle plus tard, le césar Gallus fit transporter ses Reliques au bourg de Daphni4, où il fit édifier une église en son honneur, non loin d'un temple fameux dédié à Apollon. Lorsque Julien l'Apostat (361-363) entreprit de rétablir le paganisme, avec pour haut lieu le temple d'Apollon de Daphni, il constata que, malgré les nombreux sacrifices, l'oracle restait muet. Il donna alors l'ordre d'enlever la châsse où reposait Saint Babylas, considéré comme responsable de ce mutisme des idoles. Placé sur un char et escorté par le peuple, au milieu du chant des Psaumes, on replaça le corps du Saint en ville, dans sa sépulture primitive. Mais la nuit suivante un terrible orage manifestant la colère divine, réduisit en cendres l'idole d'Apollon et détruisit de fond en comble le temple de Daphni. L'Apostat furieux donna alors l'ordre de fermer la grande église d'Antioche et de soumettre les Chrétiens à la torture. Cependant il n'osa porter atteinte aux Reliques du Saint Evêque qui, après la mort, continuait de veiller sur son troupeau spirituel.

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 20:26

         St Théoctiste, compagnon de St Antime le Grand
Ste Bassilisse
St Aristion, Evêque d'Alexandrie

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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 19:23

        2928925003 1 3   Saint Anthime était Evêque de la ville de Nicomédie (Bithynie, Asie Mineure) lorsque, sur l'ordre de l'empereur Maximien (288), on mit le feu à l'église en y faisant mourir vingt mille Chrétiens1. Il se trouvait à la tête de ses fidèles dans l'épreuve et les encourageait à ne placer qu'en Dieu toute leur espérance. Par protection de Dieu, il échappa alors à la mort et put aller se réfugier dans les montagnes environnantes. Mais il fut capturé quelque temps plus tard et amené devant Maximien. Interrogé devant tous les effrayants instruments de torture étalés Saint Anthime confessa inébranlablement sa foi dans le Christ. On le soumit alors à de nombreux et cruels supplices: on le battit à coups de bâton, on le chaussa de sandales de bronze brûlant en l'obligeant à marcher; enfin, on l'attacha à une roue qui lui brisait les membres pendant que les bourreaux lui brûlaient le corps avec des torches allumées. Renforcé par la grâce divine, le Saint restait inébranlable et, comme l'or que l'on fait passer par le feu, il devenait comme plus resplendissant au milieu des tourments. Il prophétisa à l'empereur Maximien la fin prochaine de l'empire païen et le triomphe du Christianisme. Fou de rage à la vue de la patience et de l'assurance du bienheureux Anthime, Maximien en déchira son manteau de pourpre et donna l'ordre de lui trancher la tête. Après la mort d'Anthime, des cheveux poussèrent miraculeusement de sa tête.

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 21:58

       2928457633 1 3   Saint Jean le Jeûneur naquit et fut élevé à Byzance sous le règne de l'empereur Justin Il (565-578). Il était graveur de profession et montra dès sa jeunesse une grande vertu et un fervent amour de Dieu. A plusieurs reprises, il reçut des révélations prophétiques sur la glorieuse charge que Dieu lui avait préparée. La renommée de sa vertu parvint jusqu'au Patriarche Jean III le Scholastique. Il l'ordonna Diacre du clergé de Constantinople et le nomma responsable des distributions d'aumônes aux pauvres. A l'imitation du Christ miséricordieux, Jean montra dans cette tâche les signes de la vraie charité. Il distribuait sans compter et sans faire de distinction entre les dignes et les indignes. Tous ceux qui s'approchaient de lui recevaient avec abondance; et plus il distribuait ainsi l'argent, plus Dieu remplissait sa bourse, de sorte qu'elle semblait inépuisable.

          A la mort du Patriarche Eutychès, en avril 582, Jean fut contraint d'accepter la succession. Pendant les treize années de son Patriarcat, il ne relâcha en rien l'austérité de sa vie, ce qui lui valut le titre de Jeûneur. On raconte qu'il resta pendant près de six mois sans boire d'eau. Pour toute nourriture, il ne prenait qu'une laitue et un peu de melon, de raisin ou de figues. Il ne s'étendait pas pour dormir, mais restait accroupi, en repliant les genoux sur sa poitrine. Lorsque, parfois, il s'abandonnait au sommeil un peu plus que la brève mesure qu'il s'était fixé, il veillait toute la nuit suivante, afin de mâter son corps et de le préparer à la veille perpétuelle des «fils de la Résurrection». Son amour des pauvres était tel qu'il épuisa toutes ses ressources en aumônes et dut demander à l'empereur un prêt pour poursuivre ses générosités. A sa mort, en 595, lorsque l'empereur voulut se faire rembourser de son prêt, on ne trouva chez le patriarche de la «Reine des villes» qu'un vieux manteau de laine et une maigre couverture. Pendant toute sa vie, Saint Jean accomplit de nombreux miracles: il guérit un aveugle-né en lui donnant la Sainte Communion, calma une tempête par sa seule prière, repoussa les barbares qui voulaient attaquer la ville, guérit un grand nombre de femmes stériles etc... Il fut ainsi pour son troupeau spirituel non seulement le bon Pasteur (cf. Jean 10 : 11), le médiateur, le grand Prêtre, mais aussi l'image vivante de la Providence de Dieu, qui se répand avec abondance sur les justes comme sur les pêcheurs.

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 21:57

          6628 Martyrs de Nicomédie
Saints Diomède, Julien, Eutychien, Hesychios, Léonide, Eutyche, Philadelphe, Melanippe, Ammoun et Aeithala de Thrace, et ste Parthagape
Saints Eleazar et son fils Phinès

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 21:55

        2928456333 1 3   Saint Mamas était originaire de Gangres en Paphlagonie (Asie-Mineure). Ses parents, Théodote et Rufine étaient de fidèles Chrétiens et des confesseurs de la foi. Ils furent capturés par les païens et emprisonnés, car ils refusaient de renier le Christ. C'est dans le cachot même que Mamas vit le jour en 260. Or ses deux parents trouvèrent la mort en prison, et le petit orphelin fut adopté par une pieuse femme du nom d'Ammiane1. Comme en balbutiant il appelait souvent sa mère adoptive, on le surnomma Mamas.

          Parvenu à l'âge de quinze ans, Mamas fut à son tour capturé par les troupes impériales pour avoir refusé de sacrifier aux idoles, conformément aux saintes prescriptions que lui avait laissées Ammiane avant de mourir, et pour avoir entraîné ses compagnons à suivre son vaillant exemple. Il fut d'abord livré à Démocrite, le gouverneur de Césarée de Cappadoce, puis il comparut devant l'empereur Aurélien lui-même. Le tyran essaya d'abord de convaincre le jeune et fragile garçon par des paroles doucereuses et flatteuses; mais il trouva l'âme de Mamas plus solide que le diamant et plus brûlante de zèle divin que la fournaise la plus ardente. Aurélien se prit alors de colère de voir ainsi un enfant lui tenir tête, à lui le souverain de la plus grande partie du monde. Il le livra à de cruelles tortures: fouets, coups, bastonnades. Pensant que la souffrance avait vaincu Marnas, il lui dit: «Dis seulement que tu as sacrifié aux idoles et cela suffit pour que je te libère».

          Mamas répondit  : «Ni du coeur, ni même des lèvres, je ne renierai le Christ mon Sauveur, ô Empereur: je te remercie au contraire de me permettre par ces supplices d'aimer davantage et de m'unir au Christ mon Roi, qui a souffert pour mon salut». On lui brûla ensuite tout le corps avec des torches allumées, on lui frappa les membres à coups de pierres, puis on le jeta à la mer après lui avoir attaché une lourde boule de plomb au cou. Mais il fut miraculeusement délivré par un Ange de Dieu, qui le transporta sur une haute montagne surplombant la ville de Césarée. Il vécut là, en glorifiant Dieu par la prière ininterrompue, en compagnie de bêtes sauvages qui lui offraient leur lait en nourriture. Quelque temps plus tard, fortifié par un signe divin, il descendit de lui-même se livrer à Alexandre, le nouveau gouverneur de Cappadoce. Il fut soumis à de nouvelles tortures, qui n'eurent pour seul effet que de montrer avec plus d'éclat la présence de la grâce de Dieu dans son âme et dans son corps. On le jeta dans une fournaise ardente, où il resta, tel les trois enfants hébreux dans la fournaise de Babylone, à chanter la gloire de Dieu, protégé de la morsure des flammes par une rosée divine. Finalement, les soldats lui percèrent les entrailles avec une fourche, et Marnas trouva la force de sortir de la ville avant de rendre son âme à Dieu. On entendit une vois venue d'en haut qui appelait le Saint à venir se reposer de ses labeurs dans les demeures éternelles.

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 21:54

       2928163741 1 3   Saint Mélèce naquit en Cappadoce vers 1035. Peu doué par Dieu pour les études, il reçut cependant, après d'ardentes prières, le don de la connaissance des Saintes Ecritures, et s'appliqua à les méditer tout le reste de sa vie. Devenu moine à Constantinople, il partit en pèlerinage à Jérusalem, alors occupée par les Turcs. Il visita ensuite Rome, pour vénérer le tombeau des Saints Apôtres, puis s'installa en Grèce, au Monastère du Mont Myopolis, sous le règne d'Alexis Comnène (1081-1118). Il y montra une obéissance et une humilité exemplaires dans la vie commune, et un zèle ardent dans les longues vigiles qu'il faisait chaque nuit dans sa cellule, n'accordant de repos à ses paupières que lorsqu'il avait baigné sa couche de larmes (cf. Ps. 131). Une telle conduite lui attira la jalousie du diable, qui le soumit à de cruelles tentations et à la maladie. Mais, là encore, Mélèce remporta la victoire par sa patience, et Dieu lui accorda en échange de nombreux charismes (prophétie, clairvoyance, guérisons), qu'il utilisa pour le salut de ses disciples. Il s'endormit en paix et son âme rejoignit les Choeurs angéliques le 1er Septembre 1105.

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 21:51

         Ste Marthe, mère de St Simeon le Stylite
St Josué, fils de Navé
40 Vierges Martyres et leur père spirituel : Ammoun, Diacre
Saints Martyrs Evodus, Calliste et Hermogène
Ste Evanthia
St Nicolas de Courtaliotis en Crète
Synaxe de l'Icone de la Mère de Dieu de Miasènes
St Néo-Martyr Angélis

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 21:21

       2928162265 1 3   Saint Simeon naquit dans un village nommé Sissa en Asie-Mineure, entre la Syrie et la Cilicie, sous le règne de Léon le Grand et le Patriarche d'Antioche Martyrios (vers 457). Dès son plus jeune âge, ses pieux parents avaient comme de l'envoyer dans la solitude pour mener paître les brebis. Or, un jour que la neige était si abondante que le jeune garçon ne pouvait mener son troupeau aux pâturages, il entra dans une église et entendit qu'on y lisait ces paroles: «Bienheureux ceux qui pleurent et malheureux ceux qui rient, bienheureux ceux qui ont le coeur pur etc ... » Ayant demandé ce qu'il fallait faire pour suivre ces instructions du Seigneur, il abandonna sur le champ les siens et tout ce qui le retenait au monde et partit pour un monastère voisin, où il resta deux ans.

           Comme Siméon désirait mener une vie plus austère que celle qu'il avait trouvée là, il se rendit au Monastère de Mandras, où le moine Héliodore dirigeait en toute sagesse et austérité plus de quatre-vingt moines. Syméon y passa dix années; mais dès le début de son séjour, il dépassait tous les autres moines par la rigueur de son ascèse. Alors que les autres mangeaient tous les deux jours, Simeon ne prenait sa maigre réfection qu'une fois par semaine. Son désir de souffrir pour le Christ était tel qu'il s'était confectionné une ceinture avec des feuilles de palmier et la portait sous ses vêtements, serrée si fort aux reins qu'elle lui pénétrait profondément dans la chair. A la vue de ces combats surhumains, les anciens du monastère ordonnèrent au bienheureux de se retirer, afin de ne pas être cause de dommage pour ceux qui, de constitution plus faible, -voudraient à son modèle entreprendre des labeurs qui seraient au-dessus de leurs forces.

           Siméon se retira donc du monastère et partit vers le lieu le plus désert de la montagne voisine. Ayant trouvé un puits asséché, il y descendit et resta là à chanter nuit et jour les louanges de Dieu. Au bout de cinq jours, les moines de Mandras, se repentant d'avoir chassé Syméon, voulurent le ramener auprès d'eux. Ce n'est qu'après de longues recherches qu'on finit par le retrouver dans cet endroit où seuls les démons avaient l'audace de se tapir. Par obéissance, Simeon rentra au monastère, mais il n'y resta pas longtemps, ne pouvant se contenter de la mesure commune. Il se rendit dans un bourg nommé Télanisson, où il trouva une maisonnette isolée. Il resta là reclus pendant trois ans, travaillant sans cesse à s'enrichir des vertus célestes. Comme, à l'exemple de Moïse, d'Elie et du Christ Sauveur, il désirait passer les quarante jours du Carême sans manger quoi que ce soit, il demanda à son ami Blassos de murer l'entrée de sa cellule. Celui-ci n'accepta qu'à la condition de laisser à l'athlète du Christ un peu de pain et d'eau, au cas où son corps serait réduit à la dernière extrémité. Les quarante jours passés, Blassos entra dans la cellule plein de crainte. Il trouva les pains et l'eau tels qu'il les avait laissés et le Saint étendu immobile sur le sol, si faible qu'il ne pouvait prononcer une parole; il ne reprit quelques forces qu'après, avoir communié aux Divins Mystères. Depuis lors, exercé par l'habitude, Siméon passait tous les carêmes sans rien manger et, fortifié par la grâce, il restait debout pendant tout ce temps avec une gaîté incomparable.

             Après trois ans passés dans cette cellule, il monta au sommet d'une montagne et s'y fit attacher à une lourde chaîne. Mais le sage Mélèce, Chorevêque de l'église d'Antioche, lui fit remarquer que la volonté de l'homme éclairée par sa raison doit se montrer plus forte que toute chaîne pour empêcher sa pensée d'errer ici et là. Syméon, convaincu par cet argument, et sachant que l'ascèse n'est louable que dans la mesure où elle restaure dans sa beauté originelle l'image de Dieu déposée dans notre nature, obéit au Hiérarque et fit rompre ses liens. De gros vers sortirent alors des plaies que la chaîne lui avait faite, manifestant que le Saint faisait en tout point preuve d'une patience égale à celle des Martyrs, et même supérieure si cela est possible, car c'est lui même volontairement qui s'appliquait ces tourments pour l'amour de Christ.

           La réputation de sa sainteté s'étendit alors tellement qu'un grand nombre de fidèles, venus des environs mais aussi de contrées lointaines comme la Perse, l'Arménie, la Géorgie, l'Italie, la Gaule2 et l'Angleterre, accouraient sans cesse pour recevoir sa bénédiction et la guérison de leur âme et de leur corps. Mais Simeon n'aimait et ne recherchait que la solitude pour pouvoir s'approcher du ciel dans la pure contemplation. Afin d'échapper à ces honneurs importuns, il s'avisa de construire une colonne, au sommet de laquelle il s'installa sur une petite plateforme. Il fit d'abord une colonne de six coudées de haut, puis une seconde de douze, une troisième de vingt-deux et enfin demeura au sommet d'une colonne de 36 coudées, ainsi plus proche du ciel que de la terre. Ces résidences de plus en plus hautes étaient comme le signe visible des ascensions de son âme dans la lumière de Dieu. Ainsi exposé à la vue de tous comme une lampe brillante sur un candélabre élevé, Siméon attira à lui encore plus de monde et illumina des rayons de la foi une foule de barbares, venus contempler ce spectacle étrange.

           Du haut de sa colonne, seul à seul avec Dieu, le Saint ne cessa pas pourtant d'être l'instrument de la miséricorde divine. Il accomplit un grand nombre de miracles et de guérisons, prédit des calamités naturelles et fut pour tous un havre de salut et de consolation spirituelle. Crucifié au monde et ne cachant rien de sa vie, Saint Syméon s'offrait, selon la parole de l'Apôtre, en spectacle aux Anges et aux hommes (I Cor. 4:9). Bien que revêtu de ce corps mortel, il menait ici-bas la vie incorporelle des Anges. Mais le plus admirable était, qu'ayant pratiqué de tels combats ascétiques, après avoir atteint de telles vertus et accompli de si nombreux miracles, Simeon avait une telle humilité qu'il se considérait sans feinte comme inférieur à tous les hommes. Ce n'est qu'à l'égard des hérétiques qu'il montrait de la colère, ou plutôt un zèle divin pour leur correction. Ayant ainsi répandu autour de lui la paix qui régnait en son coeur, Saint Siméon s'endormit dans la mort à l'âge de 69 ans, en 461; alors qu'il était plongé en prière. Ses précieuses Reliques furent amenées à Antioche, accompagnées d'une foule immense, et elles continuèrent d'accomplir de nombreux miracles pour ceux qui s'en approchaient avec foi.

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 21:18

           L'Eglise du Christ célèbre en ce jour l'indiction qui, selon les Romains, signifie «limite», c'est à dire le début de l'année ecclésiastique. Ce terme vient de l'usage qu'avaient les empereurs romains de lever chaque année à cette époque un impôt sur leurs sujets pour l'entretien de l'armée. Le taux de cet impôt annuel était fixé tous les quinze ans. C'est pourquoi on appelle également indiction les cycles de quinze ans qui commencèrent sous César Auguste, trois ans avant la naissance du Christ.

           Comme, d'autre part, le mois de septembre est l'époque où l'on rentre les fruits des récoltes dans les greniers pour se préparer à un nouveau cycle de la végétation, il convenait de fêter ce début du cycle agricole en rendant grâce à Dieu pour sa bienveillance à l'égard de la création. C'est déjà ce que faisaient les Juifs sous le régime de l'ancienne Loi. Le premier jour de leur septième mois (début septembre), ils célébraient la fête des Trompettes, en cessant tout travail pour se consacrer seulement à l'offrande de sacrifices «d'agréable odeur» et à la louange de Dieu (cf. Lev. 23:24-25).

            Le Christ, Fils et Verbe de Dieu, le Créateur du temps et de l'espace, le roi pré-éternel de tous les siècles - qui s'est incarné pour ramener toutes choses à l'unité et réconcilier tous les hommes, Juifs et païens, dans une seule Eglise - a voulu aussi rassembler en Lui-même les choses soumises aux lois naturelles et ce qu'Il avait promulgué par la Loi écrite. C'est pourquoi, en ce jour où la nature se prépare à dérouler un nouveau cycle de ses saisons, nous commémorons l'épisode où le Seigneur Jésus Christ se rendit à la synagogue et, ouvrant le livre d'Isaïe, lut le passage où le Prophète dit en son nom: «L'Esprit du Seigneur est sur moi parce qu'il m'a oint. Il m'a envoyé pour porter la bonne nouvelle aux pauvres, pour proclamer une année de grâce du Seigneur. » (Luc 4:18).

           Toutes les Eglises ainsi rassemblées dans l'unanimité adressent aujourd'hui une seule louange à notre Dieu. Un dans sa nature et triple dans ses Personnes, qui demeure en permanence dans la béatitude, tient toutes choses dans l'existence et déverse en tout temps ses bénédictions sur ses créatures. C'est le Christ Lui-même qui nous ouvre les portes de cette année et nous appelle à Le suivre pour participer à Son éternité.

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