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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 19:54

     2944431965 1 3     Saint Nazaire vivait sous le règne de l'empereur Néron (entre 54 et 68) à Rome. Il était d'une famille romaine riche et noble. Son Père Africanus et sa mère Perpétue avaient été conduits à la foi au Christ par le Saint Apôtre Pierre. Nazaire fut baptisé par le successeur de Saint Pierre (Apôtre) sur le trône épiscopal, Saint Lin (1er Evêque de Rome). Lorsqu'il eut atteint l'âge de vingt ans, il partit pour parcourir les villes d'Italie et y enseigner la Bonne Nouvelle. Il amena ainsi de nombreux païens à la connaissance de la Vérité et les baptisa. Dix ans plus tard, comme il passait dans la ville de Plaisance, il fit la connaissance de Saint Gervais (son Icône à gauche) et Saint Protais, qui Saint Gervais étaient en prison sur l'ordre du gouverneur Anulinus, et dont la réputation de Thaumaturges et d'audacieux Apôtres du Christ était répandue dans toute l'Italie. Ils s'embrassèrent d'un Saint baiser et s'exhortèrent mutuellement au Martyre. Mais le gouverneur ayant appris la présence de Nazaire, le fit flageller et chasser de la ville.

          Le Saint partit alors pour la Gaule. Ayant atteint une ville nommée Cimiez, il attira une grande partie de la population à la foi. La femme d'un notable de la ville s'approcha de lui avec son enfant âgé de trois ans. Elle le déposa aux pieds du Saint et lui dit: «Prends avec toi cet enfant. Qu'il te suive où que tu ailles, afin qu'il puisse être jugé digne de paraître aux côtés du trône du Christ». Nazaire le reçut avec action de grâces, le baptisa sous le nom de Celse, et partit avec lui pour répandre le Saint Evangile dans d'autres villes de Gaule. Saisis par le gouverneur Deinobaüs, Nazaire répondit à toutes les questions sur son identité et celle de l'enfant: «Je suis romain de naissance, mais je suis Chrétien et adore le Crucifié». Le cruel magistrat s'empara de l'enfant et le frappa sans pitié, mais celui-ci, lui balbutiait avec la sagesse d'un vieillard: «Le Dieu que j'adore te jugera pour cela, ô injuste juge». Nazaire et Celse purent toutefois s'échapper grâce à l'appui de la femme du gouverneur, qui avait eu à leur sujet une vision redoutable. Ils partirent pour Trèves, annonçant le Christ et se moquant des idoles. Ils furent à nouveau capturés, conduits à Rome sur l'ordre de l'empereur Néron, interrogés et jetés dans un lac. Mais ils purent en réchapper indemnes et continuer leur mission de ville en ville jusqu'à Milan. Là, ils retrouvèrent Saints Gervais et Protais, qui se préparaient à affronter l'épreuve finale du Martyre. Tous étaient remplis de joie à la perspective de rejoindre le Seigneur en communiant à Sa Passion. Et le jeune Celse n'était pas moins prêt que les autres à endurer tous les supplices pour l'amour du Christ. Ils marchèrent tous les quatre vers le lieu de l'exécution avec le visage aussi rayonnant que s'ils se rendaient à un banquet. Ils moururent décapités, en rendant grâce à Dieu pour tout. Celse avait alors neuf ans et sept mois. Leurs Saintes Reliques furent retrouvées sous le règne de l'empereur Théodose (379-395) par Saint Ambroise, et elles firent abonder les miracles dans la ville de Milan, où on peut encore les vénérer.

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 19:41

        2943828079 1 3  Sainte Chryssie était originaire d'une famille chrétienne pauvre mais fidèle à la foi de ses pères et vivait à Slatina en Bulgarie. Comme elle était fort belle, un Turc s'éprit follement d'elle et cherchait par tous les moyens à l'attirer à lui et à lui faire adopter sa foi. Comme il avait jusque là échoué, il enleva la jeune vierge et pendant plus de trois mois la livra aux outrages et aux mauvais traitements de cruelles femmes de son parti. Mais la Sainte était si remplie de l'amour du Christ qui l'élevait au-delà de la faiblesse de sa nature, qu'elle endurait ces tourments avec joie. Lorsque ses propres parents vinrent la supplier d'accepter les propositions du Turc pour sauver sa vie, elle leur répondit: «Vous qui me demandez de renier mon Christ, le vrai Dieu, vous n'êtes plus mes parents. Je ne vous reconnais plus désormais comme tels, mais à votre place c'est le Christ que j'ai pour père, la Sainte Mère de Dieu pour mère, les Saints et les Saintes pour frères et soeurs». Son amant, voyant que rien ne pourrait la décider, tourna son amour en féroce sauvagerie. Il la fit suspendre à un chevalet et torturer pendant des heures. Finalement il engagea tous ceux qui l'entouraient à prendre une épée ou un couteau et à couper un morceau du corps de la Sainte Martyre, qui rendit ainsi son âme à Dieu.

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 19:40

        Ste Néomartyre Chryssie de Bulgarie
St Benjamin des Grottes de Kiev
St Vannat de Poitiers
St Benjamin, Diacre

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 19:39

          Lorsque, le Vendredi Saint, le Christ fut crucifié sur le Golgotha, on prit deux brigands pour les exécuter avec Lui, afin d'accomplir la Prophétie annonçant que le Messie devait «être compté parmi les malfaiteurs» (Isaïe 53:11). On les crucifia avec Lui: l'un à Sa droite, l'autre à Sa gauche. Or, pendant leur agonie, l'un des malfaiteurs, le coeur endurci par le péché, insultait le Seigneur en disant: «N'est-ce pas Toi qui es le Messie? Sauve-Toi Toi-même et nous aussi!». Mais l'autre, prit de repentir et de compassion à la vue du Juste condamné, le reprit sévèrement: - « Tu n'as même pas la crainte de Dieu toi qui subis la même peine! Pour nous c'est justice, car nous recevons ce que nous ont valu nos actes, mais Lui Il n'a rien fait de répréhensible». Et il ajouta: «Jésus, Souviens-Toi de moi, lorsque Tu viendras dans Ton Royaume!» Le Seigneur Se tourna alors vers lui et lui dit: - «En vérité, Je te le dis.- aujourd'hui tu seras avec Moi dans le Paradis». (Luc. 23:39-43). Le Larron fut ainsi le premier homme à obtenir le salut et la rédemption par la Passion du Christ. Il n'eut pas besoin de longues années d'ascèse, de larmes et de prière, mais son seul mouvement de repentir sincère ainsi que sa confession de la divinité du Christ au moment de son extrême abaissement, suffirent à lui obtenir la jouissance des biens de la vie éternelle.

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 19:38

        Ste Domnine
Ste Anastasie
Saint 70 Martyrs
Sts Andromaque et Diodore
St Théosébios d'Arsinoé en Chypre
St Simeon le Nouveau Théologien
Saints Amphiloque, Macaire, Taraise et Théodose de Vologda
St Néomartir Juvénal de Riazan

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 20:32

      2943825323 1 3    Ces Saints Martyrs vécurent sous le règne de Dioclétien et le gouvernement de Flavien (vers 304). Citoyen romain et soldat, Tarachus était déjà avancé en âge. Sa patrie était Claudiopolis en Isaurie. Probus était citoyen de la ville de Side en Pamphylie, et Andronique était issu d'une noble famille d'Ephèse. Lorsqu'on eut découvert qu'ils étaient Chrétiens, on s'empara d'eux à Pompéiopolis, en Cilicie, puis on les déféra au tribunal du gouverneur Numérien Maxime, à Tarse, ensuite à Mopsueste, puis une troisième fois dans la ville d'Anazarbe. Les menaces du juge restant sans effet devant l'attitude résolue de Tarachus, il lui fit briser la machoire à coups de pierres, sans pitié pour son âge. Quand on amena Probus, il dit à Maxime de ne pas perdre de temps en un interrogatoire inutile et lui demanda de passer sans plus tarder à la torture. Cruellement fouetté à coups de nerfs de boeuf, il répondit au juge, qui lui demandait d'avoir pitié de lui-même: «Ce sang répandu est pour moi une huile et un parfum, dont je m'oins avec joie pour de nouveaux combats!» Andronique, le plus jeune, ayant lui aussi témoigné de son empressement à souffrir pour gagner la vie éternelle, fut suspendu à une potence; on lui incisa les jambes avec des lames effilées, puis on lui brûla les côtes en jetant ensuite du sel sur les plaies.

           Quelques jours plus tard, on les fit de nouveau comparaître. Tarachus fut suspendu la tête en-bas au-dessus d'un brasier dégageant une épaisse fumée. Après quoi on lui versa un âcre mélange de vinaigre, de sel et de moutarde dans les narines, avant de le jeter en prison. Comme Probus se moquait des idoles et de leurs adorateurs, il fut placé sur des fers rougis au feu, puis, après lui avoir arraché le cuir chevelu, on lui plaça des charbons ardents sur le crâne et on lui coupa la langue. Andronique à son tour fut mis à l'épreuve, mais ne cessa pas toutefois de se moquer de ses tortionnaires. Comme on lui introduisait de force dans la bouche des viandes et du vin offerts aux idoles, il tourna en dérision la stupidité du magistrat qui croyait l'avoir vaincu, en déclarant que pour les Chrétiens seule l'apostasie volontaire est une souillure et une défaite.

          Finalement, le lendemain du troisième interrogatoire, Maxime organisa des jeux de bêtes et de gladiateurs, en prévoyant l'exécution des trois Martyrs comme clou du spectacle. Incapables de marcher, à cause des supplices endurés auparavant, ils furent portés jusque dans l'arène et livrés aux bêtes féroces, qui avaient déjà fait plusieurs victimes ce jour là. Contrairement à toute attente, un ours redoutable vint lécher paisiblement les plaies d'Andronique, comme pour le consoler, et une lionne alla jouer avec Tarachus. Furieux devant ce spectacle qui déclenchait l'admiration de la foule, le gouverneur Maxime fit couper en morceaux les trois athlètes du Christ par ses gladiateurs, au milieu de l'amphithéâtre. La nuit venue, grâce à l'intervention de Dieu, de pieux chrétiens purent tromper les gardes et allèrent ensevelir les restes des trois Martyrs dans une caverne de la montagne.

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 17:54

        2942490775 1 3    Saint Théophane naquit en 778 en Palestine, de parents pieux qui excellaient dans la vertu de l'hospitalité. Ceux-ci enseignèrent à leurs fils tous ce qu'ils savaient de la science sacrée et de la sagesse profane. Puis ils les envoyèrent au Monastère de Saint-Sabas, pour y parfaire leurs connaisances et surtout pour y être initiés à la Science des sciences et à l'Art des arts: la vie monastique. Théophane suivait en toutes choses l'exemple de son aimé, Théodore, et ne brillait pas moins que lui dans l'humilité et l'obéissance, comme dans le savoir et le don pour la composition des hymnes sacrées. Ils furent tous deux ordonnés Prêtres et s'appliquaient à croître chaque jour dans l'amour de Dieu, lorsque Léon l'Arménien (813-820) déclencha une nouvelle vague de persécutions contre ceux qui vénéraient les Saintes Images. Ses premières mesures furent dirigées contre les Evêques Orthodoxes, puis il ordonna de supprimer toutes les icônes et d'effacer toutes les fresques dans les églises. Cette impiété attira la colère de Dieu, qui permit alors aux armées arabes d'envahir une grande partie du territoire de l'empire, dont la Palestine et le Monastère de Saint-Sabas. Discernant la main de Dieu à la vue de ces désastres, le Patriarche Thomas de Jérusalem décida d'envoyer en ambassade, d'abord à Rome puis à Constantinople, les deux frères Théodore et Théophane avec leur père spirituel, Michel le Syncelle (mémoire le 18 décembre), pour essayer de convaincre l'empereur de son erreur. Léon admira leur courage et leur sagesse et essaya de les attirer à son parti; mais, voyant qu'il ne pourrait pas y parvenir, il fit soumettre les deux frères à la torture et les envoya en exil, interdisant à quiconque sous peine de mort de leur venir en aide, même pour les choses les plus nécessaires. Grâce à Dieu, les Saints n'endurèrent pas longtemps cet exil, car Léon fut bientôt assassiné et remplacé par Michel II (820-829). Pendant le règne de ce dernier les persécutions contre les Orthodoxes marquèrent une accalmie, mais l'on en restaura pas pour autant officiellement le culte des Saintes Icônes; et lorsque son fils Théophile (829-842) prit la succession, les persécutions reprirent avec une ampleur et une férocité encore inégalées. Saints Théodore et Théophane furent à nouveau torturés et souffrirent pour l'amour de la Foi Orthodoxe la faim, la soif, les moqueries, les coups, les prisons et l'exil. L'empereur, qui connaissait leur indomptable courage, les fit comparaître et torturer en sa présence pendant quatre jours, puis il leur fit marquer sur le front au fer rouge douze vers iambiques, indiquant la cause de leur condamnation2. Ils furent ensuite exilés à Apamée en Bithynie, où ils firent l'admiration de tous par leur Orthodoxie, leur ascèse et la perfection de leur charité. C'est là qu'épuisé par les mauvais traitements et son âge avancé Théodore remit son âme à Dieu. Il ne put cependant être enterré, car l'empereur avait ordonné que leur corps restent sans sépulture. Resté seul, Théophane fut ensuite exilé à Thessalonique, où il fit briller le flambeau de son enseignement orthodoxe quelque temps après la mort de Théophile. Lorsque la pieuse impératrice Théodora et son fils Michel restaurèrent le culte des Saintes Icônes, Théophane put enfin être rappelé de son exil avec les autres Confesseurs. Le Patriarche de Constantinople, Saint Méthode, le fit sacrer Métropolite de Nicée en 842. C'est là qu'il passa en paix les dernières années de sa vie, à paître avec sagesse son troupeau spirituel et à composer une quantité considérable de canons poétiques et d'hymnes, que l'on chante jusqu'à nos jours pour les fêtes du Seigneur et celles des Saints.

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 17:53

         Saintes Zénaïde et Philonille
Saints Nectaire, Arsakios et Sisinios, Patrirches de Constantinople
St Philothée Kokkinos, Patriarche de Constantinople
St Germain, Evêque de Besançon

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 17:49

      2942488969 1 3    Saint Philippe naquit à Césarée de Palestine. Il eut de son mariage quatre filles, qui consacrèrent à Dieu leur virginité et furent gratifiées du don de prophétie (cf. Act. 21: 8). Il fut ordonné Diacre par les Apôtres en même temps qu'Etienne (Actes 6), afin d'aider au service des tables et aux oeuvres de miséricorde. Lorsque la communauté apostolique se dispersa pour proclamer l'Evangile, Philippe répandit dans toute la Samarie la Bonne Nouvelle du salut. C'est lui qui baptisa Simon le mage, qui avait feint hypocritement la conversion dans l'espoir de tirer de l'argent des dons du Saint Esprit (Actes 8). C'est lui encore que le Seigneur envoya sur le chemin qui va de Jérusalem à Gaza pour donner à l'eunuque ministre de Candace, la reine dEthiopie, la clé des mystères de la prophétie d'Isaïe. Après l'avoir baptisé, Philippe fut enlevé par l'Esprit du Seigneur et continua sa prédication. D'Azot, il évangélisa toutes les villes par lesquelles il passa, jusqu'à Césarée ; puis il se rendit en Asie-Mineure, dans la province de Trallie. C'est là qu'il s'endormit en paix, après avoir mené un grand nombre de païens à la connaissance de Dieu et y avoir fait construire une église.

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 17:48

qui les vénère avec Foi

 

    2942487825 1 3     Le Septième Concile Œcuménique se réunit à Nicée, en Bithynie, du 24 septembre au 13 octobre 787, à l'initiative de l'impératrice régente Irène. Sous la présidence du Patriarche de Constantinople Saint Taraise (cf. 25 février), il assembla 350 Evêques Orthodoxes, auxquels se joignirent ensuite dix-sept autres Hiérarques, qui abjurèrent l'hérésie iconoclaste.

           Aux côtés des représentants du Pape de Rome et des Patriarches d'Antioche et de Jérusalem, les moines, qui avaient été si farouchement persécutés par les empereurs iconoclastes Léon III l'Isaurien (717-741) et Constantin V Copronyme (741-775), étaient fortement représentés par quelques 136 d'entre eux. Après une soigneuse préparation de l'impératrice, les Pères du Concile purent anathématiser les hérétiques, qui depuis près de cinquante ans interdisaient aux Chrétiens Orthodoxes de vénérer les Icônes du Christ et de ses Saints sous prétexte d'idolâtrie. Ils mirent ainsi fin à la première période de l'Iconoclasme, qui devait reprendre vigueur quelques années plus tard, sous Léon V l'Arménien (813-820), et n'être définitivement liquidé qu'en 843, grâce à l'impératrice Théodora et au Patriarche Saint Méthode1. Les Saints Pères anathématisèrent les Patriarches hérétiques Anastase, Constantin et Nicétas, réfutèrent le prétendu concile œcuménique réuni à Hiéria sur l'initiative de Constantin V (754) et proclamèrent la mémoire éternelle des Saints défenseurs de l'Orthodoxie : le Patriarche Germain (715-730)2, Saint Jean Damascène3, Georges de Chypre4 et tous ceux qui s'étaient offerts à l'exil et à la torture pour la défense des Saintes Icônes. Dans la définition qu'ils proclamèrent lors de la septième et dernière session du Concile, les Pères déclarèrent : « Nous définissons en toute exactitude et avec le plus grand soin que: comme les représentations de la Croix précieuse et vivifiante, de même les vénérables et Saintes Images, quelles soient peintes, en mosaïques ou en quelque autre matière appropriée, doivent être placées dans les saintes églises de Dieu, sur les saints ustensiles et les vêtements, sur les murs et les tableaux, dans les maisons et sur les chemins; aussi bien l'image de notre Seigneur, Dieu et Sauveur Jésus-Christ, que celles de notre Souveraine immaculée la Mère de Dieu, des Saints Anges et de tous les Saints. Plus on regardera en effet fréquemment ces représentations imagées, plus ceux qui les contempleront seront amenés à se souvenir de leurs modèles, à se porter vers eux et à témoigner, en les baisant une vénération respectueuse, sans que cela soit, selon notre foi, une adoration véritable, laquelle ne convient qu'à Dieu seul. Mais comme on le fait pour le signe de la Croix précieuse et vivifiante, pour les Saints Evangiles et les autres objets sacrés, on offrira de l'encens et des cierges en leur honneur, selon la pieuse coutume des anciens. Car l'honneur rendu à l'image remonte jusqu'à son modèle, et qui vénère une Icône vénère en elle la personne (l'hypostase) qui y est représentée. C'est ainsi qu'on gardera l'enseignement de nos Saints Pères et la tradition de l'Eglise Orthodoxe qui a reçu le message de l'Evangile d'une extrémité du monde à l'autre ». Ce n'était pas seulement le culte des Saintes Images que les Pères défendaient ainsi, mais au fond la réalité même de l'Incarnation du Fils de Dieu : « Je représente Dieu l'invisible, dit Saint Jean Damascène, non pas en tant qu'invisible, mais dans la mesure où il est devenu visible pour nous par la participation à la chair et au sang. Je ne vénère pas la matière, mais je vénère le Créateur de la matière qui pour moi est devenu matière, qui a assumé la vie dans la matière et qui, par la matière (c'est à dire son corps mort et ressuscité) a réalisé mon salut ». En assumant la nature humaine, le Verbe de Dieu la divinisa sans qu'elle perdit ses caractéristiques propres. C'est pourquoi, bien que dans son état glorifié elle ne soit plus accessible à nos sens, elle peut être cependant représentée. Et l'image du Christ, dont la fidélité est garantie par la tradition de l'Eglise, devient présence véritable de la Personne divine et humaine de son modèle, canal de grâce et de sanctification pour ceux qui la vénèrent avec foi.

          Le second concile de Nicée est le septième et dernier Concile Œcuménique reconnu par l'Eglise Orthodoxe. Cela ne signifie pas toutefois que d'autres Conciles Œcuméniques ne puissent se réunir dans l'avenir, mais plutôt qu'en prenant le septième rang le synode de Nicée a assumé le symbole de perfection et d'achèvement que représente ce nombre dans la Sainte Ecriture ( cf. par exemple: Gen. 2: 1-3 ). Il clôt l'ère des grandes querelles dogmatiques, qui ont permis à l'Eglise de préciser en des définitions excluant toute ambiguité les limites de la Sainte Foi orthodoxe. Désormais, toute hérésie peut et pourra être assimilée à l'une ou l'autre erreur que l'Eglise rassemblée en Conciles universels a anathématisées, depuis le premier ( 325 ) jusqu'au second concile de Nicée ( 787 ).

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