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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 21:55
        St Alypios le Stylite
St Nicon le Métanoïté
St Acace, mentionné dans l'Echelle Sainte
St Silos, Evêque de Corinthe en Perse
St Jacques l'anachorète
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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 21:55

         St Mercure
St Pierre l'Hésychaste

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 18:07

      2957910325 1 3 2NIECgnI   Née à Alexandrie, la capitale de l'Egypte et la métropole des sciences et des arts, Catherine (ou Aicatherine) était la fille d'un riche et puissant seigneur, Constus. Outre la noblesse, Dieu l'avait parée d'une rare beauté, qui faisait l'admiration de tous ceux qui l'approchaient, et lui avait donné une intelligence exceptionnelle. La jeune fille suivit les leçons des meilleurs maîtres et des plus illustres philosophes; elle apprit à débrouiller les raisonnements les plus obscurs et à maîtriser avec un égal succès les systèmes philosophiques d'Aristote, de Platon et de leurs disciples plus récents. Elle excellait aussi dans l'art du langage, connaissait les plus grands poètes, d'Homère à Virgile, et elle pouvait s'entretenir de tout sujet dans un grand nombre de langues qu'elle avait apprises auprès des savants et des voyageurs qui venaient séjourner dans cette ville cosmopolite. Elle avait parcouru toutes les sciences de la nature, en particulier la médecine, et aucun domaine de la sagesse humaine ne pouvait échapper à son esprit pénétrant et avide de connaissance. Agée de dix-huit ans à peine, elle avait atteint un degré si rare dans la science qu'elle faisait l'admiration des vieillards les plus éprouvés. Cette réputation, la noblesse de son origine, sa beauté et sa richesse la rendaient enviable pour beaucoup, et de nombreux prétendants se présentaient pour la demander en mariage. Mais Catherine, pressentant intérieurement l'excellence de la virginité, refusait toutes les demandes et avait posé à ses parents comme condition de n'accepter pour époux qu'un jeune homme l'égalant aussi bien par la noblesse que par la richesse, la beauté et la sagesse.

          Sa mère désespérant de trouver un tel parti, envoya la jeune fille prendre conseil d'un saint ascète chrétien qui vivait un peu en-dehors de la ville. Celui-ci dit à Catherine qu'en effet il connaissait un tel homme et que sa sagesse était encore bien supérieure, car elle est le principe même de tous les êtres visibles et invisibles. Cette sagesse, il ne l'a pas acquise, mais il la possède éternellement. Sa noblesse est aussi supérieure à tout ce qu'on peut imaginer, car il possède le pouvoir sur l'univers entier et a créé le monde par sa propre puissance. Maître des mondes, principe de toute sagesse et de toute science, il est aussi - lui dit l'ancien - le plus beau des enfants des hommes, car il est Dieu incarné: le Fils et le Verbe éternel du Père qui S'est fait homme pour notre salut et qui désire épouser chaque âme vierge. L'ascète la congédia en lui donnant une Icône de la Mère de Dieu portant l'enfant-Dieu dans ses bras. La nuit suivante, Catherine vit apparaître la Mère de Dieu, mais le Christ se détournait et refusait de la regarder, disant qu'elle était laide et toute souillée car encore soumise à la mort et au péché. Toute troublée, elle se rendit auprès de l'ascète qui lui enseigna les mystères de la foi et la fit renaître pour la vie éternelle dans la bain du Baptême. La Mère de Dieu lui apparut alors à nouveau, portant le Christ rayonnant de joie. «La voilà désormais rayonnante et belle, riche et vraiment sage - dit le Christ - maintenant Je l'accepte comme Ma fiancée très pure!» Pour sceller ces fiancailles célestes, la Mère de Dieu passa au doigt de la jeune fille un anneau et lui fit promettre de ne pas accepter d'autre époux sur la terre.

           Or c'est à cette époque que l'empereur Maximin (305-311), à la suite de Dioclétien, voulait contraindre, sous peine de tortures et de mort, tous ses sujets à participer à des sacrifices idolâtres en signe de soumission à sa puissance. Comme on procédait à de tels rites impies à Alexandrie, Catherine se présenta devant l'empereur dans le temple, lui rendit hommage comme souverain, mais condamna sévèrement le culte des créatures. D'abord frappé par l'éclatante beauté de la jeune vierge et par son audace, l'empereur l'écouta développer ses raisonnements et fut conquis par sa sagesse. Catherine lui proposa d'affronter dans une discussion publique les sages et les rhéteurs les plus brillants de l'empire. Le souverain accepta et envoya des messagers dans tous les confins de l'empire pour rassembler sages, philosophes, rhéteurs et dialecticiens. Ils vinrent au nombre de cent cinquante à Alexandrie et se présentèrent devant l'empereur et la foule rassemblée dans l'amphithéâtre avec, face à eux, la frêle jeune fille, seule mais rayonnante de la grâce du Saint-Esprit. Elle ne les craignait pas car le Saint Archange Michel venait de lui apparaître et de lui assurer que le Seigneur parlerait par sa bouche et lui ferait vaincre la sagesse du monde par la Sagesse venue d'en-haut. Ainsi confirmée, Catherine démontra les erreurs et les contradictions des oracles, des poètes et des philosophes. Elle montra qu'ils avaient eux-mêmes reconnu que les soi-disant dieux des païens sont des démons et l'expression de passions humaines. Pour appuyer ses arguments, elle fit même appel à certains oracles de la Sibylle et d'Apollon, qui annonçaient obscurément la divine Incarnation et la Passion salutaire du Fils de Dieu. Elle confondit leurs fables et leurs mythes et proclama que le monde a été créé de rien par le seul vrai Dieu éternel et que l'homme a été délivré de la mort par l'Incarnation du Fils unique du Père. Réduits au silence, à bout d'arguments, les rhéteurs reconnurent leur erreur et demandèrent à la Sainte de recevoir le Baptême. L'empereur, furieux de cet échec, fit saisir les cent cinquante sages et les condamna à périr par le feu, le 17 novembre. Après avoir vainement essayé de convaincre Catherine par les flatteries, il la fit torturer et jeter en prison. Mais la propre épouse de Maximin se convertit à son tour au spectacle des exploits de la jeune fille et lui rendit visite dans sa prison, en compagnie du général Porphyre, un proche ami du souverain, et de deux cents soldats qui devinrent eux aussi disciples du Christ. La Sainte les accueillit avec joie et leur prédit la gloire des valeureux athlètes de la foi. L'empereur oublia tout sentiment humain en apprenant la défection de ses proches. Il fit cruellement torturer sa femme et la fit décapiter, le 23 novembre. Le lendemain, il fit comparaître Porphyre et les soldats et ordonna de leur trancher la tête.

           Le 25, Catherine fut tirée à son tour de son cachot et apparut au tribunal plus belle et plus éblouissante de joie céleste que lorsqu'elle était entrée, car elle voyait désormais venu le jour de son mariage avec le Christ. On l'emmena en-dehors de la ville et, après une dernière prière d'action de grâces au Christ qui lui avait découvert les trésors inépuisables de la vraie sagesse, la Sainte eut à son tour la tête tranchée.

           Deux Anges se présentèrent alors et transportèrent son corps d'Alexandrie au Mont Sinaï Il fut découvert par un ascète qui demeurait non loin de là, et, lorsqu'on édifia le grand monastère près de la montagne où Moïse avait parlé avec Dieu, on le dédia à Sainte Catherine et on y déposa ses Saintes Reliques, qui dégagent jusqu'à aujourd'hui un parfum céleste et qui ont accompli de nombreux miracles.

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 18:06

         St Pierre d'Alexandrie
St Malc
St Carion
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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 18:04

       2957590143 1 3 3iPOjtkk    Notre bienheureux Père Clément vécut à Rome sous les règnes successifs de Dométien (81), Nerva (98) et Trajan (117). Selon certains, il était originaire de famille princière et devint disciple des Apôtres1. Après avoir fait preuve de son zèle évangélique en accompagnant Saint Pierre dans ses prédications, il fut ordonné par lui Evêque de Rome, vers 91, à la suite de Saint Lin et de Saint Anaclet. Certains disent qu'il fut le premier Evêque de Rome. Il n'y a pas là cependant vraiment contradiction, car à cette époque la dignité d'Evêque n'était pas clairement distinguée de celle d'Ancien (Presbytre), et Lin, Anaclet et Clément, les trois disciples des Apôtres les plus importants alors dans l'Eglise de Rome, ont pu occuper successivement ou périodiquement cette charge.

           Saint Clément dans sa prédication suivait fidèlement le modèle du Saint Chorège des Apôtres, Pierre. Humble et doux, versé dans la connaissance des Saintes Ecritures aussi bien que dans la sagesse hellénique, il savait convaincre les Juifs et les païens en leur parlant de l'infinie miséricorde de Dieu et du Royaume éternel promis à ceux qui embrasseront avec foi et espérance la voie du repentir. Il est l'auteur d'une célèbre lettre à l'Eglise de Corinthe, autrefois insérée dans le corps des Saintes Ecritures, où il exhorte certains jeunes membres de cette communauté, qui s'étaient insurgés contre leurs anciens, à garder l'unité des membres du Corps du Christ par le respect de la Hiérarchie instituée par les Apôtres. On lui attribue aussi d'autres écrits: les Canons des Saints Apôtres. les Constitutions apostoliques et une seconde lettre aux Corinthiens; mais leur authenticité est douteuse.

          Au cours de ses prédications, Saint Clément réussit à convertir Théodora, la femme du préfet Sisinius, grand ami de l'empereur Nerva; et amena Sisinius lui-même au Saint Baptême, après l'avoir miraculeusement guéri de la cécité que lui avait provoquée son impiété. Voyant cela et constatant les progrès du christianisme parmi les païens, le comte Puplius le fit exiler, sur l'ordre de l'empereur Trajan, dans la Chersonèse Taurique, région inhospitalière située aux confins orientaux de l'empire. Le Saint Evêque trouva là deux mille Chrétiens condamnés aux travaux forcés dans les exploitations de marbre. Il les consola dans leur afflictions par la promesse des biens éternels, et il fit jaillir pour eux de l'eau dans le désert. Même là, sa parole convertissait les âmes païennes à la vérité, et l'on rapporte qu'en un an il fit construire soixante-quinze églises. Mais l'empereur envoya bientôt un gouverneur cruel pour mettre fin à ces conversions massives. Celui-ci s'attaqua en premier lieu à Saint Clément, et, après l'avoir fait torturé, il lui fit attacher une ancre au cou et ordonna qu'on le jette dans la Mer Noire, de manière à ce que les fidèles ne puissent pas recouvrer son corps pour le vénérer (vers 101).

           Dieu ne laissa pas toutefois le troupeau spirituel du Saint complètement orphelin. Il écouta ses supplications et fit se retirer la mer miraculeusement, pour que les Chrétiens découvrent le corps du Saint déposé sur le fond, à plus de trois cents mètres du rivage. Depuis lors, chaque année, le jour de la fête du Saint, la mer se retirait de la même manière pour qu'on aille vénérer ses Saintes Reliques.

            De nombreuses années plus tard, en 860, l'Apôtre des Slaves, Saint Cyrille, fut envoyé par le Patriarche de Constantinople, Saint Photius, en Chersonèse, pour y baptiser les populations slaves. C'est lui qui retrouva alors les Reliques de Saint Clément et en rapporta une partie à Byzance. Par la suite, il sera chargé de transmettre ces Saintes Reliques au Pape Adrien II, à Rome. Ce lien créé avec l'un des premiers Evêques de Rome sera d'une grande importance pour la piété russe et permettra de l'enraciner davantage dans la Tradition Apostolique.

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 18:01

         A l'époque la plus critique de toute l'histoire mouvementée du peuple russe, Saint Alexandre brilla par son courage et ses vertus de chef d'état chrétien: énergique, vaillant, défenseur de la foi et de la justice; il reçut de Dieu la mission d'offrir sa vie au service de son peuple assailli de toutes parts. Dès son plus jeune âge, il fut initié au métier des armes et à l'art du gouvernement par son père Iaroslav, prince de la ville de Peregiaslav; mais il apprit aussi à user de l'un et de l'autre avec sagesse et modération pour la cause de la piété et de la justice, grâce à la fréquentation assidue de l'Eglise et à la méditation des Saintes Ecritures. Alexandre était si beau, si vaillant et se comportait avec un tel esprit évangélique qu'il faisait même l'admiration de ses ennemis.

            En 1228, âgé de seulement dix ans, il était devenu avec son frère aîné. prince de la fière et grande ville de Novgorod. Il fit de bonne heure l'expérience des difficultés du gouvernement, car les habitants de la ville étaient divisés en des luttes fratricides qui opposaient les riches au pouvoir et les pauvres écrasés par les taxes et la tyrannie des notables. En 1231, cette situation fut aggravée par une terrible famine et un hiver exceptionnellement rigoureux qui firent de nombreuses victimes. Le jeune prince montra alors ses vertus chrétiennes en ouvrant toutes ses réserves et en venant en aide personnellement aux riches comme aux pauvres. Il se fit ainsi aimer de ses sujets et put, peu à peu, imposer son autorité aux habitants qui avaient refusé jusque là de reconnaître la dignité du Prince. Ami du Clergé, des moines et des pauvres, il consacrait toute son énergie à la sauvegarde de sa ville menacée.

            Depuis 1223 les Tartares (ou Tatares), venus des steppes d'Asie centrale, avaient envahi et ravagé d'immenses territoires, et, entre 1237 et 1239, il déferlèrent sur la Russie, pillant et massacrant tout ce qui se trouvait sur leur passage. Ils s'emparèrent de Vladimir, mais s'arrêtèrent à environ 100 kilomètres de Novgorod pour se diriger vers Kiev et la réduire en cendres. Ils se fixèrent ensuite dans la partie sud-est de la Russie, sur un territoire d'une grande importance stratégique, contrôlant l'accès à la Mer Noire, au Caucase et à l'Asie centrale, nommé la Horde d'Or : mais ils soumirent pour plus de deux cents ans les principautés russes à de très lourds tributs, les menaçant constamment de meurtrière invasion en cas de rébellion.

          Devenu seul Prince de Novgorod à la mort de son frère en 1236, Alexandre eut à affronter le danger plus pressant venu d'Occident, le royaume de Suède, celui de Lituanie et les chevaliers teutoniques -(ordre monastique militaire qui occupait les rives de la Baltique entre la Pologne et la Finlande et qui avait pour mission la conversion forcée des peuples slaves et baltes au Catholicisme romain)- faisaient converger leurs efforts pour s'emparer des principautés russes affaiblies par l'invasion mongole et par leurs divisions. Le 16 juillet 1240, Alexandre fut contraint de réunir une faible armée pour s'opposer à une violente et massive incursion des Suédois. Mais la veille au soir, Saints Boris et Gleb apparurent sur un mystérieux bateau descendant la Neva, en exhortant les rameurs célestes à se hâter pour venir au secours de leur «parent, Alexandre». Encouragés par cette apparition et assistés par la Mère de Dieu, le jeune Prince et ses hommes infligèrent alors une défaite écrasante à leurs ennemis. Or, le peuple de Novgorod à nouveau divisé expulsa, quelque temps plus tard, son héros; mais l'année suivante, les chevaliers teutoniques s'étant emparés de Pskov menacèrent de prendre Novgorod. On rappela Alexandre qui, sans rancune, accourut au secours de son peuple et remporta une nouvelle victoire près du lac Peîpous (1242). Il fut alors accueilli triomphalement à Novgorod et passa les quatre années suivantes à s'opposer aux incursions répétées des Lituaniens.

             A la mort de son père, en 1246, Alexandre fut convoqué à la Horde d'Or auprès du khan tatare avec les autres princes russes. Or l'usage voulait qu'en rendant hommage au souverain mongol, on se soumît aussi aux usages païens, sous peine de mort1. Alexandre le savait, mais il ne voulait pour rien au monde trahir la Sainte Foi, aussi se prépara-t-il à la mort. Arrivé devant le khan, il s'inclina respectueusement devant son souverain, mais refusa de se soumettre au rite païen, en disant: «Majesté, je te rend honneur car Dieu t'a octroyé la souveraineté, mais je ne peux vénérer les idoles, car je suis Chrétien et j'adore le seul Dieu en trois Personnes, le Créateur du ciel et de la terre!» Le khan, impressionné par son courage et ayant été mis au courant des exploits du Saint, ordonna qu'on ne lui fît aucun mal, et il lui offrit une hospitalité pleine d'égards. De là, Alexandre et son frère André furent envoyés auprès du grand-khan, à Karakoroum, aux extrêmes confins de la Mongolie. Il revint à Novgorod en 1251, épuisé ,et malade après ce voyage, mais ayant été confirmé Prince de Novgorod et de Kiev et ayant acquis la confiance des envahisseurs.

            En 1252, André, Prince de Vladimir, se révolta contre les Tatares et s'allia aux Suédois, offrant la Russie à de terribles représailles. Alexandre se rendit à nouveau à la Horde d'Or et put éviter l'invasion. Il racheta de nombreux prisonniers avec les réserves de l'état et, ayant obtenu le pouvoir sur toute la Russie, il entreprit de rassembler le peuple de Kiev dispersé. Par la suite, il se rendit une troisième et une quatrième fois auprès du khan pour intercéder en faveur de son peuple rebelle aux lourdes taxes et au recensement fiscal imposés par les Tatares.

          A la même époque, le Saint Prince dut résister aux menaces persistantes de l'Ouest. Le Pape de Rome Innocent IV avait envoyé des missionnaires vers les principautés russes pour convertir le peuple orthodoxe à la foi romaine, mais Alexandre réagit fermement en repoussant les dogmes étrangers à la tradition apostolique transmise au peuple russe par l'intermédiaire de Byzance. Les puissances catholiques levèrent alors une véritable «croisade» contre lui; en 1256, Suédois, Danois, Finnois et chevaliers allemands se précipitèrent vers Novgorod, mais Alexandre repoussa la coalition et occupa même la Finlande.

            En 1260, les tributs exigés par les Mongols augmentèrent à nouveau et ceux qui ne pouvaient pas s'acquitter étaient pris comme esclaves par les mercenaires chargés du recouvrement des impôts. On enrôlait également de force de nombreux russes pour servir dans la campagne engagée par le khan en Perse. Alexandre partit à nouveau en mission, obtint l'allégement des taxes et put éviter la conscription obligatoire. Mais, épuisé par le voyage et la maladie, il mourut en route, le 14 novembre 1263, après avoir revêtu le grand habit monastique sur son lit de mort et avoir reçu le nom d'Alexis.

            De nombreux miracles et apparitions eurent lieu auprès de son tombeau, particulièrement à la veille des grandes victoires des Russes contre les Mongols en 1380, 1552 et 1572. En 1380, on découvrit les Reliques de Saint Alexandre incorrompues et on le proclama Saint. Il fut déclaré protecteur du peuple russe par le Tsar Pierre le Grand au 18e siècle.

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 18:00

         St Grégoire, Evêque d'Agrigente
St Sisinius le Confesseur
St Ischirion, Evêque
St Hélénos, Evêque de Tarse
St Denis Ier, Patriarche de Constantinople
St Métrophane (Macaire dans le monachisme), Evêque de Voronège
St Amphiloque des Grottes de Kiev
St Antoine d'Iézer

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 18:17

     2957331575 1 3 sk4x5CD1     Notre Saint Père Amphiloque vit le jour entre 340 et 345, à Diocésarée, une petite ville de Cappadoce. Il descendait d'une famille riche et aristocratique qui pratiquait la religion chrétienne. La soeur de son père, Nonna, était la mère de Saint Grégoire le Théologien, et pendant toute sa vie Saint Amphiloque resta l'ami et le compagnon de lutte des trois grands docteurs cappadociens: Saint Basile, Saint Grégoire de Nazianze et Saint Grégoire de Nysse.

Après de brillantes études de rhétorique à Antioche auprès du célèbre Libanius, en compagnie de son frère Euphémius, Amphiloque poursuivit avec succès sa carrière d'avocat dans la capitale, Constantinople. Quoiqu'il fût encore fort jeune, il acquit une grande réputation pour sa sagesse et sa probité. Il venait en aide à tous ceux qui souffraient l'injustice. Son innocence et sa bonté l'amenèrent d'ailleurs à aider un criminel, ce qui compromis sa réputation et le contraignit à abandonner sa charge, vers 360.

           Il profita de cette occasion pour se consacrer complètement à Dieu, sur les conseils pressants de son cousin, Saint Grégoire de Nazianze. Depuis plusieurs années déjà, il avait conçu le projet, avec son ami Héraclide, de se retirer dans le désert pour s'y livrer sans soucis aux travaux de l'ascèse et à la contemplation. Mais il dut renoncer partiellement à ce projet pour prendre soin de son père, resté seul, âgé et malade, dans leur propriété familiale d'Oziziala. C'est alors que le Saint prit contact avec Saint Basile et devint son ami très cher et l'un de ses correspondants les plus assidus. Il imitait en partie le genre de vie que menait le grand maître de Césarée, mais le soin qu'il devait à son père l'empêchait de le rejoindre. D'ailleurs, à partir de 370, quand Basile fut élevé à l'épiscopat, Amphiloque évita soigneusement de lui rendre visite, de peur qu'il ne l'appelât au service pastoral de l'Eglise.

           Cependant, en 373, les habitants de la ville d'Iconium, capitale de la nouvelle province de Lycaonie, demandèrent à Saint Basile de leur trouver un Evêque. Basile opta immédiatement pour Amphiloque, qu'il considérait comme son propre fils. Malgré ses résistances, le Saint accepta finalement cette charge, après avoir été confirmé par la vision d'un Ange. Les problèmes ecclésiastiques de cette jeune Eglise étaient alors nombreux et, dans tout l'Orient, la foi était grandement mise en danger par l'attitude sympathisante de l'empereur Valens pour l'arianisme. Avec l'aide de Saint Basile et armé d'une foi inébranlable, Saint Amphiloque lutta sans relâche contre l'hérésie par la parole, par ses écrits et par l'exemple de sa vie sainte. Plein d'humilité, il ne s'en remettait pas à son propre jugement dans les questions dogmatiques, mais demandait toujours les conseils de son maître et père, Basile. Après la mort de ce dernier, aux funérailles duquel assista Amphiloque (379), l'Evêque d'Iconium continua le combat contre les partisans de Macédonius, adversaires de la divinité du Saint Esprit. Il expliqua et prolongea la doctrine de Basile, au cours d'un synode local et, surtout, lors du second Concile Oecuménique, rassemblé à Constantinople en 381, en compagnie de Saint Grégoire de Nazianze, de Saint Grégoire de Nysse et des cent cinquante Pères Théophores qui proclamèrent la pleine Divinité du Saint-Esprit, consubstantiel au Père et au Fils.

          Comme le nouvel empereur Théodose le Grand, n'était pas encore complètement confirmé dans la Foi Orthodoxe sur la Divinité du Verbe, Amphiloque se rendit un jour à la cour pour une audience, il salua respectueusement l'empereur, mais n'adressa volontairement qu'un salut méprisant à son fils, Arcade, qui se tenait à ses côtés. Comme le souverain se fâchait et reprochait à l'Evêque son audace, celui-ci répondit: «Vois-tu, toi, roi de la terre, tu ne souffres pas que l'on dédaigne ton fils et tu te mets en colère, estimant que ce dédain t'atteint personnellement, à combien plus forte raison donc, Dieu, le Roi et Père, rejette-t-il ceux qui blasphèment Son Fils et disent qu'il Lui est inférieur! » Le souverain comprit cette leçon et fit dès lors pourchasser les tenants de l'arianisme.

          De retour dans son Eglise, Saint Amphiloque mena paître son troupeau spirituel dans les verts pâturages de la Foi Orthodoxe, l'édifiant dans la pratique des vertus évangéliques. Il mourut en paix, à un âge avancé, dans les dernières années du 4e siècle, laissant des homélies et des traités sur la Foi Orthodoxe, dont il ne reste aujourd'hui qu'un petit nombre.
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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 18:14

      2957069711 1 3 OJDVEoyC     Notre Saint Père Clément était probablement d'origine slave4 et naquit vers 840. Devenu très tôt disciple de Saint Méthode (cf. 11 mai), il s'efforça, sa vie durant, d'imiter en toute chose son père spirituel, et il reçut de ce dernier et de son frère Saint Constantin, l'amour des saintes Lettres et le désir ardent de transmettre aux peuples barbares la Bonne Nouvelle dans leur propre langue. A la mort de l'Apôtre des Slaves, Saint Méthode (885), son ennemi juré, l'Evêque Wiching, s'acharna sur ses disciples, car par leur enseignement c'était Méthode et l'Orthodoxie qui continuaient de pénétrer dans le peuple et qui l'encourageaient à se détourner de l'influence franque. Il les dénonça à Svatoplouk, en les accusant de conjuration. Traduits devant le prince, Clément et Gorazd lui expliquèrent qu'ils ne cherchaient pas à se révolter contre son autorité, mais à défendre le dogme orthodoxe de la Sainte Trinité, en luttant contre l'addition du Filioque. Le prince dépravé, restant insensible aux arguments théologiques, livra les Saints missionnaires aux Allemands, qui traînèrent les uns dans les ronces et vendirent les autres en esclaves. Les chefs de la mission byzantine: Gorazd, Clément, Nahum, (Laurent), Sabas et Angélaire furent enchaînés en prison, avec interdiction formelle de communiquer avec leurs proches. Consolés toutefois par le Seigneur et raffermis dans cette épreuve par la prière, ils furent délivrés de leurs liens au moment où un tremblement de terre ébranlait l'endroit. Au lieu de reconnaître là un signe de Dieu, Svatoplouk les fit charger de liens plus lourds et les soumis à de plus cruels traitements. Au bout de trois jours un miracle identique se produisit, mais le tyran insensible fit châtier les Saints de plus belle, les laissant dans leur cachot, couverts de plaies et sans nourriture. Un détachement de soldats durs et grossiers les tira ensuite de prison pour les chasser du royaume de Moravie. Clément, Nahum, Angélaire et Sabas se dirigèrent vers le Danube, dans l'espoir d'atteindre la Bulgarie. Parvenus à un village, ils furent accueillis par un homme généreux, mais, à peine étaient-ils arrivés, que le fils de ce dernier vint à mourir. Les Saints adressèrent une prière au Seigneur, et aussitôt l'enfant se releva, comme jadis Lazare l'Ami du Christ. Ayant traversé le Danube, ils parvinrent à Belgrade, où le gouverneur, informé de leur identité, les fit transférer sans plus tarder à la cour du tsar Boris qui avait justement alors un grand désir de recevoir de tels hommes de Dieu5.

           Le saint prince leur manifesta les plus grandes marques d'honneurs et, remerciant Dieu d'avoir permis l'arrivée dans sa patrie de confesseurs de la foi, en tout point semblables aux Apôtres, il leur demanda de lui raconter en détail toutes leurs tribulations. Pendant leur séjour à la cour, les Saints étaient souvent convoqués par le tsar pour l'instruire sur les dogmes de l'Église, sur la vie des Saints et sur les devoirs du prince Chrétien. Après quelque temps, il confia à Clément l'évangélisation de la région de Koutmitzevica, Ochrid et Glavinitsa (885)6 Grâce au soutien des autorités locales, le Saint put répandre rapidement la semence évangélique et il rassembla quelque trois mille cinq cents disciples. En même temps que la Bonne Nouvelle, il leur enseignait aussi l'alphabet découvert par Saint Cyrille, qu'il avait lui-même modifié7 et dans lequel Saint Clément traduisit de nombreuses oeuvres venues de Byzance, afin que la nouvelle Église puisse être édifiée sur les fondements solides de la tradition apostolique. Il fit ordonner plus de trois cents d'entre ses disciples, qu'il laissait à demeure dans les paroisses, afin d'approfondir l'œuvre missionnaire et de travailler patiemment au déracinement des coutumes païennes et des superstitions.

           A la mort de Boris, son fils Simeon (893-927) prit la succession et montra un zèle identique pour l'évangélisation de son peuple8. Il tenait Saint Clément en grande estime, le considérant comme son père spirituel, et le fit consacrer Evêque de Drembitsa, avec juridiction sur la Macédoine occidentale. Premier Hiérarque d'origine slave, Saint Clément se montra digne successeur des Apôtres et redoubla ses efforts pour la prédication et l'instruction du peuple, oeuvre qu'il considérait plus importante que le pain quotidien. Pendant ses temps libres, il continuait l'oeuvre de traduction des Saints Cyrille et Méthode9, et passait toutes ses nuits en prière. Pour pallier au manque de prédicateurs, il rédigea en slave une série de sermons pour les principales fêtes de l'année, que les Prêtres pouvaient lire au peuple, afin de les nourrir de la doctrine des Saints Pères. Il traduisit et composa aussi des Offices pour les fêtes des Saints, et porta une grande attention à la digne célébration des Offices de I'Eglise, ce qui contribuait plus que tout autre moyen à la conversion et à l'enseignement du peuple. Il fonda à Ochrid un monastère dédié à Saint Pantéléïmon et une église, où il aimait à se retirer. Un jour qu'il était venu dans cette cité pour une visite pastorale, deux paralytiques aveugles tombèrent à ses pieds pour lui demander secours. Après avoir vérifié si personne d'autre n'était présent, le Saint leva les yeux vers le ciel et, aussitôt, les deux infirmes se relevèrent guéris.

           Au bout de vingt années de travaux apostoliques, Saint Clément, parvenu à un grand âge, demanda au tsar Siméon de lui accorder son congé pour lui permettre de consacrer ses derniers jours à la prière dans son monastère d'Ochrid. Le tsar, surpris, jura qu'il ne souffrirait pas de voir un autre que lui sur le trône Archiépiscopal, et qu'il préférait abdiquer lui-même plutôt que de laisser le Saint se retirer. Saint Clément dut se soumettre et promit de ne plus parler de démission. Mais, dès qu'il rentra à son monastère, il tomba malade. Après une vision des Saints Cyrille et Méthode, qui lui annoncèrent son prochain départ, il mit en ordre ses affaires, rédigea son testament, puis remit en paix son âme au Seigneur, le 27 juillet 916. Il fut rapidement vénéré comme le Saint Apôtre de la Bulgarie, laquelle lui devait non seulement son évangélisation et sa première organisation ecclésiastique, mais aussi les fondements d'une civilisation qu'elle allait bientôt transmettre à la Russie et aux autres peuples slaves.

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 18:13

          St Sisinius
St Germain en Macédoine
St Pierre-Iaropolk de Volynie
St Michel le Soldat en Bulgarie

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Published by Jean-Théophane
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