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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 17:51

         Né dans une vieille famille chrétienne des environs de Limoges en Limousin, en 588, Saint Eloi montra dès son jeune âge un grand talent dans l'art de l'orfèvrerie et de la frappe des monnaies. Il entra au service du trésorier royal à Paris et fut chargé par le roi Clotaire II, qui avait entendu vanter son habileté et son abondante vertu, de réaliser un trône d'or incrusté de pierres précieuses. Quand Eloi présenta l'ouvrage achevé, le souverain s'extasia devant sa perfection. Mais quelle ne fut pas sa stupéfaction, lorsque le jeune artisan lui présenta un second trône, aussi splendide que le premier, en disant qu'il l'avait fait pour ne pas perdre l'or qui lui restait. Le roi le nomma sur le champ grand argentier du royaume et intendant des monnaies, en le gardant près de lui pour avoir fréquemment recours à ses sages et prudents avis. Comblé d'honneurs et de richesses Eloi abandonna peu à peu tout ce qui lui était superflu, revêtit le cilice et consacra toutes ses ressources à secourir les pauvres et à racheter les prisonniers Romains, Gaulois, Bretons, Maures et Saxons que l'on vendait en esclaves sur les marchés. Beaucoup d'entre eux devenaient alors Chrétiens, rentraient dans des monastères ou restaient auprès du Saint comme ses auxiliaires dévoués. La miséricorde d'Eloi devint si fameuse que lorsqu'on demandait où se trouvait l'atelier du grand argentier, on s'entendait répondre: «Arrêtez-vous à la maison où vous verrez une foule de mendiants, c'est la demeure du seigneur Eloi !» Il lavait les pieds des pauvres, les servait à table et ne mangeait lui-même que leurs restes. Et quand il n'avait plus d'argent, il donnait ses meubles, ses souliers et jusqu'à sa ceinture.

           A la mort de Clotaire (629), son successeur Dagobert fit d'Eloi son conseiller intime et son ami. Le vertueux ministre s'efforçait avec patience de corriger les moeurs du souverain et de lui inculquer un mode de vie évangélique. Grâce aux dons du roi, il fonda un monastère à Solignac (sud de Limoges) et un couvent de moniales à Paris. «Ce sont les échelles, par où nous pourrons l'un et l'autre monter au royaume du Ciel», disait le Saint. Il fît également doter de nombreuses églises et surtout consacra ses meilleurs travaux d'orfèvrerie à l'ornementation des tombeaux des Saints (Saint Denis et Sainte Geneviève à Paris, Saint Martin à Tours, etc.), et favorisa le développement des pèlerinages. Dans le domaine politique, il rétablit la bonne entente entre les royaumes de France et de Bretagne, fut souvent envoyé en mission diplomatique, et inspira une réforme du droit franc pour une plus grande justice.

          A la mort de Dagobert (639), les deux ministres, Saint Eloi et son ami et biographe Saint Ouen (commémoré le 24 août), se consacrèrent définitivement à Dieu, le premier en devenant Evêque de Noyon-Tournai (Flandre) et le second Evêque de Rouen. Dans son diocèse encore largement païen, Eloi travailla sans relâche à la conversion des tribus qui avaient établi leur séjour dans les bois et les marais, jusqu'à la mer du Nord. Les conversions furent peu nombreuses, mais l'Evêque prêchait néanmoins, souvent au péril de sa vie, la Bonne Nouvelle de la paix et de l'amour.

          Ayant reçu de Dieu l'annonce de sa mort prochaine, Saint Eloi réunit ses disciples pour un dernier enseignement et remit son âme au Seigneur dans la joie de partir vers les demeures éternelles, le ler décembre 660. Un an plus tard, lorsqu'on ouvrit son tombeau, on découvrit son corps incorrompu, ses cheveux et sa barbe avaient même poussés, et une agréable odeur s'en exhalait pour la joie des fidèles et la confirmation de leur espérance en la vie éternelle.

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 17:49

          St Ananie le Persan
Saints Onésime, Ananie et Solochon, Evêque d'Ephèse
St Théoclite, Evêque de Lacédémone

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 17:46

        St Frumence, 1er Evêque d'Abyssinie
St Tugdual, Evêque de Tréguier

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 18:35

     2959380351 1 3 bIRiaAGF   André, le glorieux apôtre du Christ, était le frère du Saint Apôtre Pierre et était originaire du village de Bethsaïde, sur la rive occidentale du lac de Gennésareth. A la différence de son frère qui était marié, il avait préféré garder la virginité et habitait dans la maison de Pierre. Les deux frères exerçaient ensemble la profession de pêcheurs et observaient tous les préceptes de la Loi avec piété. Quand Saint Jean Baptiste parcourut la Judée et les régions du Jourdain pour répandre son message de pénitence, André accourut vers lui, abandonna tout ce qui le retenait au monde et se fit son disciple. Or un jour, après avoir baptisé Jésus, Jean Baptiste s'entretenait avec André et son autre disciple Jean l'Evangéliste et, leur montrant Jésus qui passait non loin de là, il leur dit: « Voici l'Agneau de Dieu !» (Jean 1 : 35). A cette parole de leur maître qui leur montrait Celui dont il avait été établi le Précurseur par Dieu, Jean et André suivirent Jésus pour en apprendre davantage sur son compte. Le Christ se retourna alors vers eux et leur dit: «Que cherchez-vous?» Ils répondirent avec respect: «Maître, où demeures-tu?» - « Venez voir» dit Jésus. Ils se rendirent donc avec Lui dans la demeure où Il séjournait comme un étranger et L'interrogèrent tout le jour. Ils ne concevaient pas encore que Celui-ci fût le Sauveur et le Fils de Dieu, ni même ne voulaient devenir Ses disciples, mais ils ressentaient vers Lui une indicible attirance.

           De cet entretien, André retira la conviction que ce Jésus était le Messie attendu depuis tant de siècles par son peuple, le Sauveur du monde. Ne retenant pas sa joie, il se précipita chez son frère Simon et lui dit: «Nous avons trouvé le Messie !» (Jean 1 : 41), puis il le conduisit auprès de Jésus. André fut le premier à reconnaître le Christ et c'est lui qui l'annonça à celui qui devait devenir le coryphée du choeur des Apôtres, c'est pourquoi il reçut le surnom de Premier-appelé1.

            Par la suite, André suivit le Seigneur partout où Il allait, par villes et villages, montagnes et déserts, afin de s'abreuver au fleuve d'eaux vives de Ses paroles. Il était présent lors de la multiplication des pains (Jean 6) et vint intercéder auprès du Seigneur, pour qu'Il nourrisse aussi de nourriture terrestre ces cinq mille hommes. André entretenait une amitié particulière pour Saint Philippe, qui était originaire comme lui de Bethsaïde. Lorsque certains Hellènes demandèrent à Philippe à voir Jésus, Philippe alla le rapporter à André, qui avait une plus grande familiarité auprès du Maître (Jean 12 : 20). Après les trois apôtres Pierre, Jacques et Jean, témoins des révélations les plus sublimes sur la divinité du Seigneur Jésus, venait Saint André pour exercer non pas une autorité, mais une certaine priorité sur les autres disciples.

          Il fut témoin des événements redoutables qui accompagnèrent la Passion salutaire du Seigneur et assista avec les autres à Ses apparitions après Sa Résurrection. Lors de la Pentecôte, il reçut la plénitude de la Grâce du Saint-Esprit et se vit attribuer par le sort l'évangélisation des côtes de la Mer Noire (le Pont Euxin), de la Bithynie, de la Thrace et de la Grèce (Macédoine, Thessalie et Achaïe). Fidèle aux recommandations du Seigneur, il ne prit avec lui ni bourse, ni besace, ni bâton (Mat. 5) et s'en allait sur les chemins pour proclamer la Bonne Nouvelle du Salut. Impossible de rapporter combien d'épreuves et de dangers il affronta: privations de toute sorte, maladies, dangers des brigands, mauvais traitements des juifs et des païens... Mais partout où il allait, le Saint-Esprit l'accompagnait, parlait par sa bouche, accomplissait prodiges et guérisons, lui donnait la patience et la joie dans les épreuves. Et c'était cette puissance de Dieu habitant en lui qui attirait les foules à la foi. Partout où il allait, après avoir illuminé les intelligences par sa prédication, il faisait renaître les âmes par le bain du Saint Baptême, ordonnait des Prêtres et consacrait des Evêques à leur tête, faisait construire des Eglises et y organisait la louange de Dieu.

           Il se rendit d'abord à Amisos sur le littoral de la Mer Noire et y convertit un grand nombre de juifs, puis guérit par la puissance de Dieu ceux qui souffraient de diverses maladies. Puis après avoir poursuivi sa mission à Trébizonde et Lazique, il retourna pour Pâques à Jérusalem. De là, il partit avec Saint Jean le Théologien pour Ephèse et évangélisa quelque temps les régions occidentales de l'Asie Mineure. En remontant vers la Propontide et en prêchant dans les villes de Nicée, Nicomédie, Chalcédoine, Héraclée du Pont, Amastris il eut à affronter à de nombreuses reprises les partisans fanatiques des cultes idolâtres et les sophistes aux raisonnements trompeurs, mais il confondit les uns et les autres par sa sagesse et par ses Miracles. Parvenu à Sinope, il délivra par sa prière l'Apôtre Matthias de ses chaînes, mais il fut capturé à son tour par les païens en furie et souffrit de nombreux tourments: jeté à terre, frappé de toutes parts, il eut même un doigt arraché à coup de dents. Dans toutes ses épreuves, Saint André ne cherchait ni à fuir ni à se défendre, mais il endurait tout avec Patience en imitant son Maître, l'Agneau de Dieu, venu sur terre pour souffrir et enlever les péchés du monde. Au spectacle de sa constance, de sa longanimité pour ses bourreaux et devant les nombreux miracles qu'il accomplissait, les habitants de Sinope se repentirent, lui demandèrent pardon et reçurent le Saint Baptême.

          André établit Evêque et Prêtres à Sinope puis repartit pour les villes du Pont qu'il avait déjà évangélisées, afin de les confirmer dans la foi. Il poursuivit sa prédication et réfuta les sages païens dans les villes de Néocésarée et de Samosate, puis se rendit à nouveau à Jérusalem pour le concile qui réunit les Apôtres au sujet de la réception des païens dans l'Eglise (Actes 15:6).

           Après la fête de Pâques, il accompagna quelque temps Matthias et Thaddée vers les confins de la Mésopotamie et partit évangéliser les régions barbares à l'Orient de la Mer Noire, au Sud de la Russie actuelle (Crimée, Sud de l'Ukraine). Puis il redescendit vers la Thrace et illumina les coeurs des habitants de la petite ville de Byzance par sa prédication. Il y fonda une Eglise dédiée à la Mère de Dieu et y laissa Stachys (cf. 31 octobre), un des Soixante-Dix Disciples, comme Evêque. Par la suite, il poursuivit son infatigable périple en Thrace, Macédoine et Thessalie, et il parvint jusqu'au Péloponnèse, dans la ville de Patras.

           A Patras, le Saint apôtre convertit la propre épouse du proconsul romain, Maximilla, en la guérissant d'une incurable maladie. Il répandit ses bienfaits sur les autres habitants et constitua rapidement une large communauté de disciples du Christ. Pendant l'absence du proconsul Egéatus, il convertit aussi son frère et remplaçant, Stratoklès. A son retour, Egéatus rentra dans une grande colère en voyant les progrès du Christianisme jusque dans sa propre maison, et il fit arrêter l'Apôtre. De sa prison, André continuait sa prédication et il ordonna Stratoklès comme Evêque des Patras. Quelques jours après, la sentence fut prononcée sans jugement, et le Saint fut crucifié la tête en-bas. Quelle n'était pas sa joie d'imiter ainsi le Christ jusque dans la manière de mourir pour Lui. Après avoir retenu ses amis qui voulaient le délivrer, André bénit une dernière fois ses fidèles et remit son âme à Dieu. Le proconsul subit bientôt une mort brutale en .châtiment de son, iniquité; et le nouvel Evêque Stratoklès, après avoir distribué sa fortune aux pauvres, édifia son Evêché sur les lieux mêmes du Martyre de l'Apôtre.

           De nombreuses années plus tard, le 3 mars 357, les précieuses Reliques du Saint furent transférées de Patras à Constantinople par Saint Artémios (cf. 20 octobre), sur l'ordre de l'empereur Constance, fils de Saint Constantin. Elles furent déposées avec celles de Saint Luc et de Saint Thaddée dans la récente église des Saints-Apôtres. Cinq cents ans après, elles revinrent à Patras, envoyées par l'empereur Basile ler le Macédonien (867-886); puis devant la menace de l'invasion turque dans le Péloponnèse, elles furent offertes au Pape de Rome Pie II par le despote de Morée Thomas Paléologue, en 1460. Le crâne du Saint revint enfin à Patras le 26 septembre 1974 pour la joie et la consolation des fidèles orthodoxes.

          Selon une tradition slave, Saint André aurait poussé sa mission jusqu'en Russie, et l'Eglise russe aurait dès lors une lointaine origine apostolique, identique à celle de Byzance. De toute manière, elle dépend bien du rameau de Saint André, puisqu'après sa conversion elle dépendit pendant de nombreux siècles du Patriarche de Constantinople.

            Selon la tradition occidentale, Saint André serait aussi le patron de l'Ecosse. Au Moyen-Age on y comptait plus de 800 églises dédiées au Premier-appelé.

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 18:32

            Grec d'origine et de noble naissance, Saint Saturnin fut un des sept saints missionnaires envoyés de Rome pour évangéliser la Gaule, sous le règne de Dèce (250). Lorsque ces saints hommes parvinrent à Arles. Saturnin se vit attribuer les régions du Languedoc, de la Gascogne (Sud-ouest de la France) et les frontières de l'Espagne. Après de grands succès, il s'opposa à l'endurcissement des païens à Carcassonne, et fut emprisonné. Délivré par l'intervention d'un Ange, il poursuivit sa mission vers la ville de Toulouse, où il trouva des âmes plus disposées à recevoir la vérité, et fonda une Eglise. Il guérissait les malades et les lépreux par le signe de la Croix et inspirait par sa parole un ardent amour de Dieu à ses auditeurs. Puis, laissant Saint Papoul poursuivre son oeuvre, il continua son périple vers l'Espagne et évangélisa Pampelune et Tolède. De retour à Toulouse après le Martyre de Saint Papoul, le Saint Evêque resplendissait tellement de la grâce de Dieu que les idoles cessèrent de rendre leur oracles trompeurs et restèrent muettes, malgré les prières et les sacrifices de leurs adeptes. Les païens étaient ainsi désespérés et se préparaient à offrir un taureau en sacrifice sur le Capitole, lorsque Saturnin vint à passer pour se rendre à un Office religieux. Dans la foule quelqu'un le reconnut et s'écria: «Voici l'ennemi de notre religion, le porte-étendard de la nouvelle secte, celui qui enseigne qu'il faut détruire nos temples, celui qui condamne nos dieux en les appelant des démons, c'est lui qui, par sa présence, nous empêche d'obtenir nos réponses accoutumées. Vengeons l'injure qu'il nous fait et qu'il fait à nos dieux. Obligeons-le à sacrifier pour apaiser les dieux ou sinon à mourir pour que sa mort, du moins, leur soit agréable!» Tandis que ses compagnons prenaient la fuite, Saturnin, gardant son calme, répondit: «Je ne connais que le seul et vrai Dieu. Comment voulez-vous que je craigne vos dieux imaginaires, alors que, selon vous, ce sont eux qui sont effrayés par moi?» A ces mots de l'Evêque, le tumulte de la foule ne fit que s'accroître. On se saisit de Saturnin, on lui attacha une grosse corde aux pieds et on le fixa derrière le taureau sauvage qui, frappé à coups d'aiguillons, se précipita furieusement hors du temple. Dès les premières marches, la tête du Saint Martyr se brisa en laissant répandre à terre sa cervelle; puis la bête, poursuivant sa course dans les rues de la ville, réduisit en lambeaux son corps jusqu'à ce que la corde se rompe à un endroit où s'élèvera plus tard une église en l'honneur du Saint.

            Au mépris du danger, deux pauvres femmes chrétiennes vinrent peu après sur les lieux, déposèrent le corps de Saint Saturnin dans un cercueil de bois et l'ensevelirent dans une fosse voisine. Très fréquenté pendant des siècles par de nombreux pèlerins, le tombeau de l'Apôtre de Toulouse était célèbre pour les Miracles qui s'y accomplissaient.
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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 18:31

         Saints Paramon et ses 370 compagnons
St Nicolas, Archevêque de Thessalonique
St Jean de Damas
Six saints Martyrs
St Pityroun
St Nectaire l'Obéissant des Grottes de Kiev
St Abib, Evêque en Géorgie

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 18:29

       2959043305 1 3 dUvGNKr2     Originaire de Lycaonie, Saint Philoumène était boulanger de profession, sous le règne de l'empereur Aurélien (270-275), et il fournissait du pain à différentes localités de Galatie. Accusé auprès du gouverneur d'Ancyre, Félix, et comparaissant devant lui, il confessa courageusement qu'il était Chrétien. On lui lia les mains et les pieds avec des chaînes de fer pour le torturer; puis on le suspendit et on le frappa à coups d'épée. On le jeta ensuite dans une fournaise ardente; mais comme il en était miraculeusement préservé par l'intervention de la Grâce, on lui lia la tête, les mains et les pieds, et on le traîna ainsi sur une distance de près de 600 mètres, jusqu'à ce qu'il remette son âme à Dieu.

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 18:25

           Saints Irénarque et ses compagnons à Sébaste
Saints Timothée, Théodore, Evêques et leurs compagnons
St Thédore, Archevêque de Rostov

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 19:27

      2958781477 1 3 4bVPzRZq   Etienne, l'émule du premier Martyr, vit le jour à Constantinople de parents pieux et distingués, qui étaient restés longtemps stériles. En obtenant de Dieu ce garçon, à la suite d'une apparition de la Toute Sainte Mère de Dieu, ils firent le voeu de le consacrer au service divin. Baptisé par le Saint Patriarche Germain (cf. 12 mai) qui le plaça sous la protection du premier Martyr, le jeune garçon croissait en science et en vertu: méprisant les vains plaisirs et s'appliquant en particulier à la pratique de la douceur et de l'humilité.

           Lorsque arriva le moment pour les parents d'Etienne de remplir leur promesse et de consacrer leur fils à Dieu, l'empereur Léon III l'Isaurien (717-741) commençait à prendre ses premières mesures d'interdiction du Culte des Saintes Images et de persécution des défenseurs de l'Orthodoxie. Ils jugèrent plus prudent de s'éloigner de la capitale, où sévissait l'hérétique souverain, et de confier leur fils aux moines du mont Saint-Auxence, près de Nicomédie1.

           Le jeune garçon de seize ans fut reçu avec joie par ces saints hommes et revêtit le jour même le saint habit angélique. Il devint le disciple du cinquième successeur de Saint Auxence, Jean, un ancien expérimenté dans l'art de l'ascèse et doué du don de clairvoyance. Etienne montrait une parfaite obéissance et un zèle égal pour les obédiences les plus fatigantes comme pour la louange de Dieu. Quelque temps plus tard, son père charnel mourut et Etienne se rendit à Constantinople pour régler ses affaires et distribuer ses biens aux pauvres. Il ramena avec lui sa mère et une de ses soeurs, qui devinrent moniales dans le couvent féminin proche, et laissa son autre soeur entrer dans un couvent de la capitale.

            Jean, son père spirituel, remit lui aussi peu après son âme à Dieu, et Etienne fut choisi à sa place comme Higoumène par tous les frères réunis. Sous sa direction diligente, et grâce à sa grande humilité, le petit groupe d'ascètes grandit jusqu'à atteindre le nombre de vingt frères, et devint un monastère cénobitique. Le Saint en organisa la vie de manière à ce qu'il soit vraiment image du Royaume des Cieux, puis il se retira plus loin pour y vaquer à la prière silencieuse et continuelle, en laissant Marinos, un de ses disciples, comme Higoumène. Sa cellule était dépourvue de toit et exposée à toutes les intempéries, et elle était si étroite qu'on pouvait à peine se baisser. Vêtu d'une mince tunique en tout temps, portant de lourdes chaînes de fer sur le corps, et se contentant d'une nourriture juste suffisante pour le garder en vie, Saint Etienne fit de grand progrès dans la contemplation et attira à lui, sans le vouloir, de nombreux disciples et visiteurs qui répandirent dans tout l'empire sa renommée.

            A la mort de Léon (741), son fils Constantin V fut couronné empereur. Au début de son règne, il sembla ne pas se préoccuper de la suppression des Images, trop affairé qu'il était à s'opposer à l'usurpateur Artavasde et à la menace arabe en Orient. Mais sitôt son autorité bien assise, il déclencha une sauvage répression contre ceux qui vénéraient les Saintes Icônes. Il dévasta des églises, fit profaner les vases sacrés ornés de saintes représentations, fit blanchir à la chaux les murs couverts de fresques et fit brûler les Icônes sur bois. On ne respectait que les peintures ayant un caractère profane et décoratif, et l'on n'admettait que la Croix comme digne de vénération. Tous ceux qui osaient s'opposer à ses mesures étaient sévèrement châtiés, en particulier les moines. Pourchassés, exilés, torturés, ceux-ci accouraient en grand nombre vers le Mont Saint-Auxençe pour trouver auprès de Saint Etienne réconfort et encouragement à persévérer dans la confession de l'Orthodoxie. Il leur conseillait d'émigrer dans les régions qui étaient encore indemnes des cruelles mesures impériales: la Mer Noire, le golfe persique, Chypre, la côte de Syrie, et surtout l'Italie du Sud où des milliers de moines trouvèrent alors refuge. En 754, le tyran réunit un pseudo-concile au palais de Hiéra, composé de plus de 300 Evêques soumis à son autorité, et lui fit proclamer officiellement la suppression du culte des Images et la reconnaissance de ses folles doctrines personnelles, car il se piquait de théologie. Fort de cette décision, Constantin V fit par tout détruire les Images et ordonna qu'on les remplace par des représentations de l'empereur ou par des scènes profanes. On détruisait aussi les Reliques des Saints, et on allait même jusqu'à condamner le culte de la Mère de Dieu et des Saints. Partout, on brûlait, on frappait, on emprisonnait les Confesseurs. Ce fut ainsi l'occasion de mener une persécution systématique contre le monachisme qui, plus indépendant que la hiérarchie officielle à l'égard de l'autorité, restait toujours un facteur de résistance à l'arbitraire impérial. On fermait les monastères, en les convertissant même en casernes, en bains ou en autres édifices publics. On outrageait les moines, les obligeant à prendre l'habit laïc et à se marier sous peine de torture. A ceux qui résistaient, on coupait le nez, la langue, ou on affligeait d'autres sévices avant de les envoyer en exil.

          Sans crainte des représailles, Saint Etienne continuait sa résistance et apparaissait partout comme le chef du parti orthodoxe. Il fut mis en demeure par les envoyés de l'empereur de se rendre à Constantinople pour souscrire aux décisions du concile hérétique. Or, comme il avait refusé et les avait renvoyés courageusement, ceux-ci imaginèrent une fourberie pour le discréditer auprès de ses nombreux partisans et leur permettre de l'emmener. Ils firent courir le bruit que le Saint se livrait à la débauche avec une honorable moniale du couvent, sa fille spirituelle, et payèrent des faux témoins pour l'affirmer devant l'empereur. Anne, la moniale, fut emmenée à Constantinople et comparut devant le souverain. Comme elle réfutait ces infâmes calomnies, elle fut cruellement torturée, mais le Saint resta indemne. Finalement, on réussit à l'appréhender, en prétextant, à l'aide d'une nouvelle fourberie, qu'il avait contraint un jeune favori de l'empereur à revêtir l'habit monastique. Arrêté, il fut enfermé dans un monastère de Constantinople, tandis qu'on incendiait son monastère et qu'on dispersait ses disciples. Il fut confronté aux théologiens de l'empereur en public, mais il soutint alors brillamment la tradition des Saints Pères. Comme on le plaçait devant l'alternative: signer les décisions du concile ou mourir dans les tourments; le Saint se moqua de ses accusateurs, leur montra que ce concile ne pouvait en être un et que les six premiers Conciles Oecuméniques ayant été réunis dans des églises ornées elles-mêmes d'Images, ses décisions étaient manifestement hérétiques et étrangères à la tradition. Il fut alors condamné à l'exil dans l'île de Proconnèse en Propontide (755). Il profita de cet exil pour se retirer dans une étroite cellule, au sommet d'une colonne, pour entreprendre de nouveaux exploits ascétiques. Il obtint ainsi une telle faveur auprès de Dieu, qu'il accomplit de nombreux miracles pour ceux qui venaient vers lui et confessaient la Sainte Foi Orthodoxe, en vénérant l'Image du Christ.

          Ces Miracles firent encore grandir la renommée du Saint et renforcèrent les partisans de l'Orthodoxie: car on aurait été bien en peine de trouver une telle sainteté dans le camp des hérétiques. Pour mettre fin à ce prestige, l'empereur fit transférer Saint Etienne à Constantinople, dans la prison du prétoire. Il y retrouva 342 autres moines Confesseurs de la Foi. Tous portaient sur leurs corps les marques de leurs glorieux combats: les uns avaient eu le nez coupé, d'autres les oreilles ou la langue, d'autres avaient été honteusement outragés et couverts de purin. En les voyant le Saint glorifia en pleurant leur foi et leur endurance. Il rendit courage aux désespérés, les exhorta à demeurer fermes sur la pierre de la Foi jusqu'au terme du combat, et il les réunit comme un seul corps sous sa puissante autorité spirituelle. Malgré les difficiles conditions de leur détention, Etienne organisa la, vie des prisonniers comme dans un monastère, au rythme de la louange perpétuelle de Dieu et dans l'union harmonieuse de tous. Il convertit même à l'Orthodoxie ses geôliers qui écoutaient eux aussi avec admiration les récits des luttes des Saints Confesseurs. Après onze mois d'emprisonnement Etienne reçut la révélation de sa mort prochaine. Il entreprit alors un jeûne de quarante jours, pendant lesquels il enseignait nuit et jour à ses disciples la voie du Salut; puis, le dernier jour venu, il ordonna de célébrer une Vigile de toute la nuit pour recevoir de Dieu la force dans son ultime combat. L'empereur avait fait afficher partout la sentence d'exécution du chef du parti orthodoxe, afin d'effrayer ceux qui cachaient chez eux des moines ou des confesseurs de la foi; si bien que, dans une grande confusion, la foule excitée par les soldats se précipita au prétoire, en retira le Saint et le traîna sur la voie publique, en le couvrant d'injures et de coups.

            Lorsque le cortège parvint à l'église de Saint Théodore, un de ces mécréants le frappa sur la tête avec une poutre qui lui brisa le crâne et répandit sa cervelle sur le sol. Le cadavre de Saint Etienne fut alors atrocement mutilé et jeté dans la fosse commune réservée aux idolâtres. C'était le 28 novembre 766, et le Saint était âgé de 53 ans.

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 19:24

         St Pinufe
St Nathanaël de Nitrie
St Moïse de Palestine
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