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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 14:21

  thumb.small.plane_explosion.jpg     Qui sont les responsables ? C’est la question qui se pose en boucle sur toutes les chaînes d’information.

 

L’avion était parti d’Amsterdam deux heures auparavant et devait atterrir à Kuala Lumpur. Il n’atteindra jamais sa destination finale : vers 14 h 15 GMT, jeudi 17 juillet, le Boeing 777 de la Malaysia Airlines s’écrasait à l’Est de l’Ukraine, faisant près de 300 morts.

Qui sont les responsables ? C’est la question qui se pose en boucle sur toutes les chaînes d’information. Car d’après les premières informations il semblerait que la chute de l’appareil ne serait pas due à un problème technique. Il est encore trop tôt pour brandir les hypothèses d’attentat ou de bavure militaire mais les spéculations vont bon train et chaque camp saute rapidement aux conclusions. Russie ? Ukraine ? A qui la faute ? Les esprits s’échauffent. Comment ne pas le comprendre : les 298 personnes se trouvant à bord, passagers et membres de l’équipage, sont mortes. Nul n’a survécu et de l’imposant avion il ne reste plus que des débris, disséminés dans un rayon de 15 kilomètres, près de Chakhtarsk, ville située non loin de la frontière russe.

Ce qui est certain est que la guerre qui oppose les séparatistes pro-russes au reste de l’Ukraine vient de prendre une dimension internationale. Elle a touché dans leur chair de nombreux Etats : à bord de son vol MH17 la Malaysia Airlines décompte 154 Néerlandais, 27 Australiens, 23 Malaysiens, 11 Indonésiens, 6 Britanniques, 5 Belges, 4 Allemands, 3 Philippins et un Canadien. Mais les autorités françaises et nord-américaines devraient bientôt confirmer la présence de leurs ressortissants. Soit autant de pays qui demandent vengeance et exigent que les coupables soient démasqués et punis.

Attentat ou bavure ?

L’hypothèse la plus probable, et qui alimente les rumeurs, serait celle d’un attentat ou d’une bavure. Une équipe de la Malaysia Airlines devait se rendre sur les lieux, vendredi 18 juillet, afin de mener l’enquête sur les origines de ce crash. Tout ce que l’on croit savoir, pour l’instant, est que l’avion aurait été touché par un missile sol-air. Il fallait une arme de cette puissance pour atteindre l’avion qui volait à près de 10 km d’altitude. Mais d’où venait le missile ? Est-il parti des rangs de l’armée séparatiste ou ukrainienne ? C’est justement ce qu’il faudra déterminer. L’Ukraine affirme, brandissant des messages interceptés par ses services de renseignement et qui auraient été effacés depuis, que les rebelles pro-russes auraient abbatu l’avion de ligne, pensant avoir à faire à un avion militaire ukrainien. Pour le président de Kiev Petro Porochenko, il s’agit ni plus ni moins que d’un “acte terroriste”. Selon les autorités ukrainiennes, le Boeing aurait été touché par un puissant et complexe missile Bouk, qui aurait été donné aux rebelles par la Russie. Vladimir Poutine, de son côté, pointe du doigt “la responsabilité de l’Ukraine dans cette terrible tragédie.”

En attendant la communauté internationale s’est saisie du problème et chacun appelle à qui mieux-mieux à ce que la lumière soit faite, à commencer par les Etats-Unis. Barack Obama a menacé la Russie de sanctions supplémentaires pour forcer Vladimir Poutine à demander aux rebelles pro-russes de désarmer.

Fermeture des voies aériennes

En attendant, les routes aériennes ont été fermées par les autorités ukrainiennes, ce qui n’était manifestement pas le cas jusqu’alors. En effet, d’après le premier ministre malaisien, cette route aérienne n’était sujette à aucune restriction, et de fait déclarée comme sûre par l’Organisation mondiale de l’Aviation civile, expliquant que le vol MH17 ait emprunté ce chemin. Et ce bien que plusieurs avions militaires aient été abattus dans ce secteur lors des derniers mois, et notamment deux cette semaine. Un correspondant local, sur France 24, expliquait par ailleurs que les combats s’étaient intensifiés lors de ces derniers jours. Mais les voies aériennes sont restées néanmoins ouvertes. Avec les risques que cela suppose et le résultat que l’on connaît.

Anne Isabeth

 

 

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