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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 23:57

  agriculteursaparis.jpg       Aujourd'hui à Paris, les parisiens ont eu le droit à un drôle de spectacle. Habitués à ne voir circuler que des voitures, des motos ou camionnettes dans les rue de Paris, ce fut pour cette journée une toute autre ambiance. Des tracteurs ! Plus de 1500 exactement. Ces véhicules que l'on a plus l'habitude de voir circuler dans les champs et les petites routes des campagnes, étaient aujourd'hui réunis à Paris pour une manifestation.

Qu'est ce que la politique Sarkozyenne a-t-elle encore fait pour les agriculteurs (qui ont pour ainsi dire autre chose à faire que de défiler dans les rues de Paris) se sentent obligés de manifester dans la capitale ?

Laissons-leur la parole :

 

        Michel Zimmermann, 53 ans :

«Pour demander de l'aide au président. On a besoin d'être soutenu. Nous connaissons une chute spectaculaire de nos revenus ces dernières années. On est obligé de taper dans nos réserves.»

«On nous met de plus en plus de contraintes, notamment environnementales et européennes, par rapport aux nouveaux pays de l'UE.»

«Enfin, surtout en 2009, avance Michel. Je perds 3.000 euros tous les mois. Du coup, on est obligé de taper dans nos réserves.»

«Il faut revenir à des prix normaux, dit Jean-Yves. Et réguler le marché européen, avoir une uniformisation au niveau des lois sociales. Parce que se passe-t-il actuellement? Les pays du sud de l'Europe font du dumping social.»

Jean-Yves : «Le cas de l'Espagne me reste en travers de la gorge. Comment un pays qui fait partie de l'UE et avec lequel on est en concurrence peut-il être aux 42 heures et payer un Smic deux fois moins élevé que le nôtre? On ne peut pas lutter... Je ne dis pas qu'il faut baisser notre Smic, mais il faut plus d'harmonisation dans l'UE.»

En 2007, Jean-Yves, Bruno et Denis ont voté pour Nicolas Sarkozy. «On n'avait pas le choix», disent-ils, en s'avouant déçus. «On a pensé qu'il allait nous aider. Mais aujourd'hui, ce qui nous fait le plus peur, c'est que personne n'est apte à diriger le pays...»

Jean-Yves poursuit: «Même si on est dans la merde, on essaie de ne pas céder à la déprime pour autant. Sinon, on se met la corde...»

Conclusion : Fidèle à sa logique de destruction du pays, la république, sous le contrôle de Bruxelles, continue à mettre dans le désarroi toute la population agricole du pays, celle qui jadis en fut la véritable force vive.
Difficile d'attendre beaucoup de la part d'un président qui est plus un citadin qu'un campagnard contrairement à ses prédécesseurs, qui malgré tout n'ont pas fait grand chose non plus pour améliorer les conditions des paysans de France.
Difficile en fin de compte d'attendre une réelle politique agricole de la part d'hommes politiques qui se revendiquent du Gaullisme, Gaullisme incarné par le général du 18 juin qui considérait que le pays irait mieux quand le pourcentage de paysans en France serait de 10 %. Aujourd'hui il n'atteint même pas 4% !!!

A quand un homme politique qui se soucierait de son peuple comme de ses propres enfants ? Qui considèrerait le sol de son pays comme son propre jardin ? Et qui protègerait le tout comme son propre patrimoine ?

Une telle définition cela s'appelle un Roi... 

P. Reknalb

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