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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 22:31

thumb.small.subvention_sncm.jpg        En grève longue durée, la société de transport maritime ne cesse de s'enferrer, sous le regard lâche des gouvernements successifs.

 

C'est une fable triste et scandaleuse. Celle d'un gâchis perfusé à l'argent public, pour préserver la paix sociale au prix fort. La Société nationale Corse Méditerranée (SNCM), chargée de relier par la mer le continent à l'île de Beauté, ne pouvait vivre qu'à l'abri du monopole et des subventions plantureuses. Au temps de la concurrence et de la vérité des prix, elle est dépassée.

Et c'est panique à bord. La part de marché de l'entreprise est passée de 80 % en 2000 à 34 % en 2005. Un dévissage brutal qui ne s'est plus inversé. Depuis plus de dix ans, la SNCM n'a pas connu un seul résultat d'exploitation positif. Aujourd'hui, la Commission européenne exige qu'elle rende 450 millions d'euros de subventions. C'est presque risible puisque le chiffre d'affaires annuel n'atteint même pas 300 millions d'euros, aides comprises.

Après avoir fait la sourde oreille, le secrétaire d'État aux Transports Frédéric Cuvillier, bien obligé de se prononcer, milite pour un redressement judiciaire. Aussitôt, les syndicats hurlent. Ils rencontrent ce lundi 7 juillet Gilles Bélier, le médiateur nommé par le gouvernement. Chaque jour de grève pénalise des milliers de passagers et coûte un million d'euros. Ce n'est pas une première. À la SNCM, c'est toujours le même scénario qui se répète lamentablement.

Six P-DG en dix ans !

La compagnie a connu six P-DG en dix ans. Presque toujours des hauts fonctionnaires, jamais des entrepreneurs. Leur feuille de route est simple : ne fâcher ni les Corses ni les syndicats, virtuoses de la surenchère. Depuis le début des années 2000, l'État remet régulièrement au pot en échange d'un plan de redressement qui n'est jamais appliqué. Entre 2001 et 2004, un programme de départ de 300 salariés aboutit au contraire à une légère (...)

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