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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 20:33

 seminaire.jpg      Une semaine importante s'ouvre pour les catholiques : le conclave chargé d'élire le nouveau pape débute mardi. Ce lundi, les cardinaux électeurs vont participer à une dernière congrégation générale. Le lendemain, ils seront 115 à s'enfermer dans la Chapelle Sixtine, fermée au public depuis près d'une semaine.

"Il y a une certaine fébrilité à Rome", témoigne Françoise, une Française qui vit dans la capitale italienne. "On voit beaucoup de journalistes, et même entre nous on se dit 'tiens, il faut aller place Saint-Pierre. On parle aussi beaucoup du conclave'", raconte cette mère de famille. "C'est un moment important et une semaine capitale pour l'Eglise", s'enflamme pour sa part Xavier, lui aussi Français expatrié, ravi de vivre cet événement au plus près.

Des séminaristes prient pour le conclave

 

       Pour le moment, la place Saint-Pierre continue d'accueillir son flot quotidien de touristes. Mais les prémices du conclave commencent à se faire sentir. Une estrade géante, installée après le renoncement de Benoît XVI, trône sur le côté pour accueillir les télévisions. Les chaines de télé louent – à prix d'or les terrasses avoisinantes avec vue plus ou moins dégagée sur la place et le balcon de la Basilique.

         En même temps que les visiteurs, des pèlerins commencent à arriver. Ainsi, en début de soirée, une trentaine de séminaristes venus de Florence s'inclinent devant la Basilique Saint-Pierre et prient pendant une demi-heure. "Nous sommes là pour le conclave et pour soutenir les cardinaux", explique l'un d'eux.

Une cheminée très regardée

 

      Demain mardi, les 115 cardinaux électeurs vont s'enfermer dans la Chapelle Sixtine, fermée au public depuis une semaine. Les préparatifs sont presque terminés. Le sol a été recouvert d'un parquet, les bancs sont installés. Le poêle également. Il servira à brûler les bulletins de vote et à indiquer à la foule le résultat du scrutin.

       Pour recracher la fumée annonciatrice, une cheminée spéciale a été érigée. Si la fumée qui en sort à midi ou le soir est noire, c'est que le pape n'a pas encore été trouvé ; si elle est blanche, c'est que les cardinaux ont réussi à s'accorder sur un nom.

        La maison Sainte-Marthe, dans laquelle dormiront les électeurs a également été aménagée. Il s'agit de petits appartements, sobres, spartiates. Les quelques personnes chargées de l'intendance vont prêter serment en fin de journée lors d'une messe. Comme les cardinaux, elles vont jurer de garder le silence sur le déroulement de ce conclave.

L'épreuve du conclave

 

        Pour les cardinaux aussi il faut se préparer, car un conclave "est éprouvant", explique Philippe Barbarin, l'un des quatre Français qui vont participer au vote. Lui était déjà là en 2005. "La dernière fois je suis arrivé un peu tranquille en disant 'on me demande un bulletin de vote je vais le mettre'. Mais c'était naïf", raconte l'archevêque de Lyon.

        Philippe Barbarin l'explique, il a senti "un poids incroyable. Une oppression intérieure car c'est une responsabilité immense". Il se souvient notamment des larmes de Joseph Ratzinger juste après son élection en 2005. Des pleurs, aussi d'un autre cardinal. Et Philippe Barbarin de sourire :

"Ce ne sont pourtant pas des enfants de choeur ces bonhommes la."

        Avant de se retrouver à huis-clos, les cardinaux vont terminer leurs discussions avec une dernière congrégation générale. Mardi, après une messe et une procession ils seront livrés à eux-mêmes. Enfermés, coupés du monde.

"Lors de son élection, Joseph Ratzinger a pleuré, ce n'est pourtant pas un enfant de choeur", explique Philippe Barbarin

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