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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 22:53

Paris, 8 décembre

 

        Les diplomates français sont souvent sceptiques à l'égard de la Russie et qualifient leurs collègues russes de personnes "rudes et brutales", qui défendent avant tout leurs intérêts personnels, ont rapporté mardi les médias français se référant au site Wikileaks.

"La politique de la Russie vise à dégager des gains à court terme pour certains individus", a estimé François Richier, le conseiller de l'Elysée pour les affaires stratégiques, en janvier 2008.

"Les dirigeants russes (...) se focalisent sur un horizon à six mois, et sur leurs propres intérêts de business", a indiqué Damien Loras, conseiller diplomatique de l'administration présidentielle française en septembre 2009, lors d'une rencontre avec le secrétaire d'Etat adjoint américain Philip Gordon.

Les diplomates français notent également le désir de la Russie de préserver ou de rétablir son influence dans les pays voisins, entre autres en Ukraine, en Pologne, dans les pays baltes et en Géorgie.

Le conseiller diplomatique du président Sarkozy, Jean-David Levitte, a déclaré en septembre 2009: "malheureusement, la tendance russe est de considérer qu'un 'bon voisin' est un subordonné, totalement soumis". En juin 2009, M.Levitte a estimé que la Russie "teste les Européens à travers des crises fabriquées (celle du gaz, par exemple) pour essayer de rétablir son contrôle sur sa sphère traditionnelle d'influence".

Bernard Kouchner, qui a quitté son poste de ministre français des Affaires étrangères en novembre dernier, a qualifié les Russes de "durs, rudes et brutaux" lors d'une rencontre avec la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton en février 2009. Selon lui, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov est "l'un des plus brutaux, mais aussi l'un des plus malins".

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