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10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 23:19

    http://www.actionroyaliste.com/images/apache%20site.bmp   «La civilisation espagnole a écrasé l’indien ; la civilisation anglaise l’a méprisé et négligé ; la civilisation française l’a étreint et chéri » Francis Parkman, historien Américain

PREAMBULE

Que dire de mieux en guise d’introduction. Il faut rappeler sans cesse, certaines choses importantes comme la note de Richelieu inscrite dans « La charte de la Compagnie des Cent Associés » et cité dans le livre « La Nouvelle France » d’Eugène Guénin disant : « Les descendants des Français qui s’habitueront au dit pays (le Canada), ensemble les sauvages qui seront amenés à la connaissance de la Foi , et en feront à leur mieux profession, seront censés et réputés naturels Français. S’ils viennent en France, jouiront des mêmes privilèges que ceux qui y sont nés », donc les indiens convertis pouvaient être des sujets du Roi. L’illustration significative, dont les Amérindiens nous sont encore reconnaissants, à une époque où ils se massacraient allègrement, fut « La Grande Paix de Montréal de 1701». Alors qu'en Virginie, on achète les premiers esclaves noirs. Chez les Indiens, la guerre est une raison d’être, comme le dit Yves Cazaux : « Le moindre traité commercial, c'est-à-dire de paix et d’amitié, doit comporter une clause d’alliance contre les ennemis des contractants. La paix devient dès lors une cause de guerre ». Nous réussîmes le projet fou d’unir les nations indiennes d’Amérique dans une grande paix sous l’œil bienfaiteur du Roi de France Louis XIV. S’il fallait résumer notre action coloniale en Amérique, cet événement serait hautement symbolique.

"Les descendants des François qui s'habitueront audict pays, ensemble les sauvaignes qui seront ammenés à la connoissance de la Foy et en feront à leur mieux profession, seront censés et réputés naturels François.S'ils viennent en France, jouiront des mesmes privilèges que ceulx qui y sont nés" (Richelieu, Compagnie des Cent-Associés).

Le terme de père est accepté de toutes les nations indiennes parlant du Roi, du gouverneur ou de ses officiers. On entre alors dans une conception familiale d’alliance. Il est vrai que les deux cultures n’ont pas la même définition du rôle paternel, pour les Français c’est l’autorité, pour les Amérindiens c’est la générosité protectrice. Le Moyne de Maricourt reçut au mois de juillet 1700 à Montréal, six représentants de la confédération Iroquoise en vue de traité de paix et invitèrent le gouverneur de Montréal ainsi que La Joncaire (aussi adopté par les indiens) et le missionnaire père Bruyas à venir ramener les prisonniers de leurs cantons. Il fallut concilier les tribus comme les « Iroquois ayant attaqué dans leurs territoires de chasse des Miamis dont ils avaient tué plusieurs, ils n’avaient pas à se plaindre d’avoir à leur tour subi de justes représailles » ( La Nouvelle France ).Ce préambule à la Grande Paix était représenté par 19 représentants Hurons, Outaouais, Abénaquis et iroquois chrétiens, écoutons R.Guénin ( La Nouvelle France ) : « l’orateur des cantons exposa brièvement que les Iroquois avaient renoncé à faire la guerre aux alliés des Français, et qu’ils étaient venus à Montréal malgré la défense du gouverneur anglais qui pouvait vouloir s’en venger ». Les indiens espéraient trouver dorénavant à Montréal ce qu’ils n’obtiendraient plus des Anglais, vivres et armes. Tous acceptèrent les conditions de paix et signèrent l’acte le 8 septembre 1700 annonçant celui de l’assemblée générale de 1701.Au bas de l’acte figurent les signes distinctifs des nations présentes : les Onnontagués et les Tsonnontouans par une araignée, les Goyogouins par un calumet, les Onneyouts un bois en forme de fourche, les Agniers par un ours, voilà pour les Iroquois.Les Hurons par un castor, les Abénaquis par un chevreuil et les Outaouais par un lièvre…Le gouverneur M.de Callières envoya M.de Tilly de Courtemanche solliciter ceux des nations « d’en haut » absents aux pourparlers de paix en vue du grand rassemblement de 1701. Pendant l’hiver, inlassablement et avec l’art et l’expérience dans les palabres et discours, habitués aux tractations avec les Amérindiens.Il obtint l’adhesion des nations les unes apres les autres : Outaouais et Hurons de Michillimakinac et Miamis, Poutéouatamis, Sokokis, Outagamis, Illinois, Mascoutens, Sakis, Puants, Maloumines et Kikapous au sud des lacs… « Délivrance des prisonniers, apaisement des luttes intestines, des amours-propres froissés, toutes les difficultés furent surmontées et Courtemanche, ayant réuni les députés de ces nations, partit de Michillimakinac pour Montréal à la tête de cent quatre-vingts canots… » (R. Guenin, La Nouvelle France )

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