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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 19:58

        Le président Viktor Iouchtchenko entend marquer à une large échelle les cinq ans de la « révolution orange » en Ukraine. Or d’une année à l’autre il y a toujours moins de citoyens prêts à partager cette joie débordante avec le chef de l’Etat. Les anciens partisans de M. Iouchtchenko, Ioulia Timochenko, en premier lieu, sont passés à l’opposition. La population de l’Ukraine s’intéresse moins au gros mouton lointain qu’à un gigot prochain. Le Jour de la liberté la situation économique et sociale est très difficile, et pas seulement à cause de la crise mondiale.

 

        Comme il y a 5 ans l’Ukraine est à la veille des présidentielles. Comme avant il n’y a pas d’unité autour des valeurs communes. Pour la récession économique, les taux d’inflation et de chômage le pays est en dernières positions en Europe, ne devançant que les trois pays Baltes. Or il ne faut pas s’attendre à une répétition des événements d’il y a 5 ans en Ukraine, estime le chef du Centre ukrainien d’études des problèmes de la société civile Vitali Koulik. Il est persuadé qu’il n’y aura pas de « révolution orange » en janvier prochain :

 

         A mon avis, des événements entre guillemets » révolutionnaires » sont tout simplement impossibles. Après la crise politique de 2006 l’Ukraine s’est vacciné contre toutes révolutions pour au moins dix ans à venir. De ce fait, il n’y aura pas de rassemblements populaires durables à l’issue des présidentielles de 2010 en Ukraine.

 

        La « révolution orange » a eu lieu en Ukraine en 2004 sur fond des présidentielles, dont les principaux candidats ont été le président actuel Viktor Iouchtchenko et le leader du parti des Régions Viktor Ianoukovitch. Après l’annonce par la Commission électorale centrale des résultats du second tour, remporté par Ianoukovitch, le 22 novembre des centaines de milliers sont descendus dans les rues de Kiev et d’autres villes pour dénoncer ce qu’ils croyaient une fraude électorale. Place de l’Indépendance les protestataires, qui ont choisi pour symbole la couleur orange, ont dressé des tentes. Le Conseil Suprême d’Ukraine a décidé un nouveau scrutin. Finalement M. Iouchtchenko a été élu président. Il a proclamé le 22 novembre Jour de la liberté.

 

Cinq ans après on voit où la direction pro-occidentale a en réalité conduit le pays, dit Vitali Koulik.

 

         Le pouvoir n’a pas réussi à assurer le développement des tendances positives et a même accumulé des obstacles à l’application d’une politique étrangère indépendante, à une sortie de l’isolement. Ayant obtenu un énorme crédit de confiance de la part de la population, les leaders du pays ne l’ont pas mis à profit, mais au contraire ont provoqué une division entre le pouvoir et le peuple.

 

       La percée, promise par M. Iouchtchenko et ses partisans, ne s’est pas produite. La plupart des membres du comité pour la CEI de la chambre basse du parlement russe et des experts de l’Institut de la CEI constatent la déception de l’électorat ukrainien par la ligne politique actuelle, qui a conduit l’économie à un état de collapsus. Lors des présidentielles de janvier prochain en Ukraine ce sera une sorte de baromètre pour la donne politique.

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