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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 23:57

   thumb.small.choudary iman terroriste 300x19237      On a appris ce dimanche la fuite vers des cieux sans doute plus ensoleillés du dénommé Saïd Arif, militant islamiste de profession, algérien de nationalité, et entretenu à nos frais, non pas dans les prisons de la République, mais dans un hôtel de Brioude, en Haute-Loire.

Dimanche matin, à l’heure de la messe, le fils de la maison s’est inquiété de ne pas voir le barbu au petit déjeuner. On a constaté qu’il avait découché, volé la voiture de son hôte sur le parking de l’hôtel et pris la poudre d’escampette.

La police fait des Oh !, pousse des Ah ! Le préfet, une main sur la hanche et l’autre en visière, scrute l’horizon pour voir si le fugitif ne serait pas parti cueillir la verveine du Velay. En route pour Lyon où des Roms ont péri dans l’incendie de leur squat, le ministre Valls, poil noir et œil de braise, va sans doute faire halte sur les lieux du crime.

Saïd Arif n’est pas un islamiste d’opérette. C’est l’un de ces authentiques salauds fanatiques formés dans les camps d’entraînement d’Al-Qaïda en Afghanistan.

Reconnu coupable d’avoir projeté des attentats en 2002, notamment contre la tour Eiffel, Arif a été condamné à dix ans de prison pour terrorisme en 2007. Et libéré en décembre 2011. Normal, nous dit-on, c’est le jeu des remises de peine. Question : pourquoi accorde-t-on des remises de peine aux terroristes ?

On a voulu se débarrasser de celui-là et, dès sa libération anticipée, le renvoyer dans ses foyers. La Cour européenne des droits de l’homme s’y est opposée. Déserteur de l’armée algérienne dont il était officier, on a sans doute craint que les sbires de Bouteflika ne lui fassent des misères. Alors, on l’a installé à l’hôtel. Payé les croissants du matin, la truffade et la potée sans cochon. Croit-on qu’il ait profité de sa villégiature pour étudier la flore auvergnate ? Certainement pas.

Ayant déjà violé une fois son assignation à résidence, monsieur Arif a été condamné à six mois de prison en 2012 par le tribunal correctionnel de Rodez. Il était allé faire un tour en Suède, et n’est bien sûr pas retourné en prison puisqu’on n’enferme pas les peines inférieures à deux ans, quand bien même il s’agit de terroristes. Le mois dernier, c’est le parquet qui a ouvert une enquête pour apologie de crime terroriste. Interrogé le 21 mars par Renouveau, un hebdomadaire catholique de la Haute-Loire, Saïd Arif déclarait benoîtement que « les attentats suicides ayant une dimension économique sont le meilleur moyen de lutte pour les islamistes ». Et en bon technicien, de préciser : « Avec une voiture piégée, vous tuez 150 à 200 personnes. » D’où cette autre question : à quel titre le Renouveau catholique a-t-il offert une tribune à cet individu ? Goût de la propagande, prosélytisme larvé ou insondable bêtise ?

Enfin, à quoi sert le SRPJ de Clermont-Ferrand à qui l’enquête a été confiée si l’on n’est même pas capable d’empêcher un type aussi surveillé de s’enfuir ?

Brioude est une très jolie ville, berceau d’un art roman qui s’est épanoui dans cette sombre Auvergne avec des grâces inattendues. On peut hélas douter que Saïd Arif en goûte le charme. En revanche, j’aimerais bien, et je ne suis pas la seule, que l’État m’y offre des vacances à l’hôtel. Au Soleil d’Auvergne, à la Bougnate, ou même à l’Hôtel du Centre, peu importe.

En faisant un calcul à la louche avec un prix moyen de 100 euros la journée en pension complète, Saïd Arif nous a déjà coûté 18 000 euros de frais d’hôtel. Et encore, la Haute-Loire est nettement moins chère que la région parisienne. Tenez, rien qu’à Saint-Denis, on logeait cet hiver les clandestins à 150 euros la nuit. En Île-de-France, 40.000 nuitées sont financées chaque année pour un montant de 460 millions d’euros. Il n’y a pas à dire, la France est généreuse. Même avec les terroristes.

Marie Delarue, le 13 mai 2013

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Published by Jean-Théophane
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