Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 21:01

   thumb.small.crise_grecque.jpg     Les grèves font tache d'huile en Grèce.

Les mouvements de colère s'enchaînent en cascade dans tous les domaines d'activité, avant la grande grève générale de quarante-huit heures prévue demain et après-demain.

 

À Athènes

 

        Le symbole n'est pas fortuit. En demandant, dès lundi matin, un entretien avec le président de la République, Carolos Papoulias, le premier ministre Georges Papandréou reconnaissait implicitement que sa marge de manœuvre est de plus en plus étroite, alors que partout en Grèce les grèves font tache d'huile .

 

        À Athènes, la situation est chaotique: bateaux bloqués à quai au port du Pirée, transports en commun, hôpitaux et tribunaux tournant au ralenti, ministères occupés par leurs salariés. Et à chaque coin de rue les détritus s'entassent. Les ordures ne sont plus ramassées depuis quinze jours.

 

        «Pour la première fois, les fonctionnaires, les avocats, les douaniers font des grèves illimitées. Même l'armée ralentit son activité. Tous protestent contre l'austérité et contre le gouvernement, qui s'attaque aux acquis sociaux, explique Takis Bratsos, analyste économique. Le premier ministre s'acharne à convaincre l'opposition pour trouver une paix sociale mais les Grecs, comme les Européens, ne se calmeront que s'ils voient des résultats sur les réformes structurelles.»

 

        La seule idée d'un tour de vis supplémentaire déclenche des passions. «Tous les Grecs savent que le pays à besoin de réformes, mais celles-ci sont trop violentes, trop injustes et trop mal expliquées. Le gouvernement a perdu sa légitimité», souligne Michalis Psilos, rédacteur en chef de l'Agence nationale de presse hellénique, en grève depuis six jours. Après avoir vu son salaire amputé à trois reprises, Michalis Psilos risque aujourd'hui de perdre son poste. «L'État veut fermer l'agence, qui existe depuis cent sept ans, pour faire des économies. Nous ne sommes pas payés depuis quatre mois, s'insurge-t-il. Les gens sont frustrés  

Partager cet article
Repost0

commentaires