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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 00:00

  francophonie.jpg      AFP Paris - 2.04.09 - Madagascar a été suspendu jeudi de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), après la prise du pouvoir par Andry Rajoelina qualifiée de "rupture de l'ordre constitutionnel", selon un communiqué de l'OIF publié à Paris.

Qu'est-ce que la francophonie, réellement ?

Connaissez-vous les indiens Houmas ? Si oui, vous avez déjà tout compris. Outre que leurs femmes sont belles et qu'ils parlent encore un peu français, ils furent signalés comme amis par Cavelier de La Salle, lors de son exploration du bassin du Missippi. Alliés des Français pendant la guerre de Sept Ans, ils vivent encore en Louisiane. Le prince Jean, que l'on sait attentif à la francophonie, les avait rencontrés lors dun périple américain en l'an 2000. Ils font partie de la grande famille et doivent bénéficier de nos attentions. Si la francophonie est une hyperbole à taille planétaire, elle est moins ancienne que les Houmas.
En fait, son élan identitaire a pris forme au cours des années 60, et fut dynamisé par le discours-provocation de Montréal du général De Gaulle en 1967, qui marque la rupture française du consensus atlantique, plus que ne le fit le retrait de l'OTAN de 1966.

L'universalité d'une prise de conscience francophone avait été révélée cinq ans avant par un agrégé de grammaire qui fit paraître dans la revue Esprit un article sur "Le français, langue de culture". Il y déclarait tranquillement :...

« la Francophonie, c'est cet Humanisme intégral, qui se tisse autour de la terre : cette symbiose des énergies dormantes de tous les continents, de toutes les races, qui se réveillent à leur chaleur complémentaire » (Léopold Sédar Senghor).

Sous l'impulsion de quatre chefs d'État francophones, Senghor, Sihanouk, Bourguiba et Diori, la Francophonie se dota d'un numéro de téléphone par la création le 20 mars 1970 à Niamey de l'Agence de coopération culturelle et technique (ACCT). Ce 20 mars 2009, nous fêterons l'anniversaire de la Convention de Niamey dans 56 pays. Ils étaient 20 au départ.
Comme l'avait annoncé Senghor, la mise en valeur de cette "richesse commune" fut très vite décentralisée parmi les créateurs du concept décalqué du Commonwealth, et l'organisation adoptera par la suite une structure multipolaire impliquant des opérateurs distincts, contrairement à l'empreinte impériale en étoile que la France avait partout laissée.

Cette complicité mondiale est aujourd'hui surveillée et enrichie par l'héritière de l'ACCT, l'Organisation internationale de la francophonie, OIF. Elle est dirigée depuis 2002 par celui qui fut le successeur du président Senghor à la tête du Sénégal, l'excellent Abdou Diouf. Mais on ne peut dire tout le bien que méritent ces gens sans commencer par l'exception culturelle que constitue à elle seule la langue française.

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