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17 août 2014 7 17 /08 /août /2014 17:49

Le grand et Saint Samedi est le jour où le Christ reposait dans la tombe. L'Eglise appelle ce jour le Saint Sabbat.

  descent-into-hades-0001.jpg     "Le grand Moïse mystiquement préfigure ce jour quand il a ditDieu bénit le septième jour. C'est le sabbat béni C'est le jour de repos, sur lequel le Fils unique de Dieu se reposa de toutes ses œuvres.... "

(Liturgie vespérale du Samedi Saint)

        En utilisant ce titre les liens de l'Église le Saint-samedi avec l'Acte Créateur de Dieu. Dans le récit initial de la création que l'on trouve dans le livre de la Genèse, Dieu a fait l'Homme à Son Image et à sa ressemblance. Pour être vraiment lui-même, l'homme doit vivre en communion constante avec la source et la puissance dynamique de cette image : Dieu. L'homme est tombé de Dieu. Or, le Christ, le Fils de Dieu par qui toutes choses ont été créées, est venu pour restaurer l'homme à communier avec Dieu. Il complète ainsi la création. Toutes les choses sont de nouveau comme il se doit. Sa mission est consommé. Le jour du sabbat sainte Il se repose de toutes ses œuvres.

LA TRANSITION

         Le Samedi Saint est un jour négligé dans la vie Paroissiale. Peu de gens fréquentent les services. La piété populaire permet généralement de réduire la Semaine Sainte à un jour-Vendredi Saint. Cette journée est vite remplacé par un autre, le dimanche de Pâques. Christ est mort et puis soudain vie. La grande douleur est soudainement remplacée par une grande joie. Dans un tel schéma Samedi Saint est perdu.

        Dans la compréhension de l'Église, la douleur n'est pas remplacée par la joie; il se transforme en joie. Cette distinction indique que c'est précisément dans la mort que le Christ continue à effectuer triomphe.

Piétinant mort par la mort

        Nous chantons que le Christ est «... piétiner mort par la mort" dans le tropaire de Pâques. Cette phrase donne une grande signification pour le Samedi Saint. Le repos du Christ dans le tombeau est un repos «actif». Il est à la recherche de son ami disparu, Adam, qui représente tous les hommes. Ne le trouvant pas sur la terre, il descend au royaume de la mort, connu sous le nom Hadès dans l'Ancien Testament. Là, il le trouve et lui apporte la vie une fois de plus. C'est la victoire: les morts sont donnés la vie. La tombe n'est plus, un endroit sans vie abandonné. Par sa mort le Christ piétine mort par la mort.

L'ICÔNE DE LA DESCENTE EN HADES

       L'icône traditionnelle utilisée par l'Église sur la fête de Pâques est une icône du Samedi saint: la descente du Christ aux enfers. C'est une peinture de la théologie, car nul n'a jamais vu cet événement. Il représente le Christ, rayonnante dans les tons de blanc et de bleu, debout sur les portes brisées de l'enfer. Avec les bras tendus, il se joint à la main avec Adam et tous les autres justes de l'Ancien Testament qui il a trouvé là. Il les conduit du royaume de la mort. Par sa mort, il piétine la mort.

      «Aujourd'hui, Hadès crie gémissement:
Je n'aurais pas dû accepter l'homme né de Marie.
Il est venu et a détruit ma puissance.
Il a brisé les portes d'airain.
Comme Dieu, il a soulevé les âmes que j'avais retenus captifs.
Gloire à ta croix et la résurrection, ô Seigneur! "
(Liturgie vespérale du Samedi Saint)

LA LITURGIE Vespéral

        Les Vêpres du Samedi Saint inaugure la célébration pascale, pour le cycle liturgique de la journée commence toujours dans la soirée. Dans le passé, ce service constitue la première partie de la grande veillée pascale au cours de laquelle les catéchumènes ont été baptisés dans le "baptisterion" et conduit en procession de retour dans l'église pour participer à leur première Divine Liturgie, pascal Eucharistie. Plus tard, avec le nombre des catéchumènes de plus en plus, la première partie de baptême de la célébration pascale a été déconnecté de la liturgie de la nuit pascale et formé notre service pré-pascal: Vêpres et la Liturgie de saint Basile le Grand qui le suit. Il garde encore les traces de la célébration anticipée de Pâques baptismale fête et que du baptême comme sacrement pascal (mort et résurrection avec Jésus Christ 6-Romains).

       Le «Seigneur que j'appelle« les stichiras samedi résurrectionnel de Tone 1 sont chantés, suivie par les stichiras les spéciales de samedi saint, qui mettent l'accent sur la mort du Christ comme la descente dans l'Hadès, la région de la mort, de sa destruction. Mais le point de service central se produit après l'entrée, quand quinze leçons de l'Ancien Testament sont lus, tous centrés sur la promesse de la résurrection, tout en glorifiant la victoire ultime de Dieu, a prophétisé dans le Cantique de Moïse victorieux après le passage de la Mer Rouge chantons le Seigneur, pour glorieusement a été glorifié Il"), le salut de Jonas, et celle des trois jeunes dans le four.

       Puis l'épître est lue, la même épître qui est toujours lu par le baptême (Romains 6: 3-11), dans lequel la mort et de la résurrection du Christ deviennent la source de la mort en nous de le «vieil homme», la résurrection de la nouvelle , dont la vie est dans le Seigneur ressuscité. Pendant les versets spéciaux chantées après l'épître, «Lève-toi, ô Dieu, et juger la terre," les vêtements de carême sombres sont mis de côté et le gilet clergé dans les blancs lumineux, de sorte que lorsque le célébrant apparaît avec l'Evangile la lumière de résurrection est vraiment visible en nous, la «Réjouis-toi» avec lequel le Christ ressuscité a salué les femmes à la tombe est connu comme étant dirigée contre nous.

       La liturgie de saint Basile continue dans cette lumière blanche et joyeuse, révélant le tombeau du Christ comme tombe du don de la vie, nous introduisant dans la réalité ultime de la Résurrection du Christ, en communiquant sa vie pour nous, les enfants de l'Adam déchu.

       On peut et on doit dire que de tous les services de l'Église qui sont source d'inspiration, de sens, révélant, celui-ci: les Vêpres et Liturgie de saint Basile le Grand et le Samedi Saint est vraiment le point culminant liturgique de l'Église. Si on ouvre le cœur et l'esprit à elle et accepte son sens et sa lumière, la vérité même de l'orthodoxie est donnée par elle, le goût et la joie de la vie nouvelle, qui resplendit de la tombe.

Mgr Alexandre Schmemann

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