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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 17:02
   7075277-10830778.jpg    Par Jean-Pierre Maugendre, Renaissance Catholique. Il est à craindre que l'Islam ne soit effectivement le « communisme du XXIe siècle » comme, selon Jules Monnerot (1908-1995), le communisme fut « l'Islam du XXe siècle ».

        L'épuration religieuse dont sont victimes les chrétiens de Syrie et d'Irak suscite une très légitime indignation, néanmoins bien mesurée par rapport aux cris d'orfraies de la « communauté internationale » et aux mesures de rétorsion prises contre la Russie engagée dans l'imbroglio ukrainien. Si l'Arabie Saoudite est aujourd'hui un pays dont les citoyens sont unanimement musulmans c'est parce que, depuis la naissance de l'islam, les tribus juives ou chrétiennes alors installées dans la péninsule arabique ont été soit converties de force, soit massacrées, soit expulsées, ce qui est exactement le programme prôné aujourd'hui par les islamistes de l'EIIL (État islamique en Irak et au Levant). La situation est identique en Turquie où furent exterminés au début du XXe siècle plus d'un million d'Arméniens et de Grecs. 
Que faire face à l'islamisme ?

Face à ce déchaînement de violence deux attitudes se font jour. Il y a tout d'abord ceux qui expliquent que l'islamisme n'a rien à voir avec l'islam. Des spécialistes aussi renommés pour leurs connaissances religieuses que François Hollande, Laurent Fabius et David Cameron dénient ainsi à l'EIIL le droit de se proclamer « islamique. » L'islam, ils savent, eux, ce que c'est et ce n'est pas ce que l'on pourrait croire à l'écoute des témoignages parvenus de Mossoul ou de Fallouja. 

D'autres en appellent à une nouvelle croisade, tous unis contre l'islam sunnite ou plutôt uniquement sa version mésopotamienne car il n'est pas question de mettre en cause le Qatar ou l'Arabie Saoudite qui, grâce aux États-Unis, contrôlent une part non négligeable de nos approvisionnements en gaz et en pétrole et, à cause des errements de notre politique, détiennent une partie de notre dette publique par le biais de fonds souverains, ce qui se paie toujours à un moment ou un autre. 

Selon le célèbre juriste Carl Schmitt (1888-1985), toute puissance a besoin de se désigner un ennemi principal et de concentrer ses attaques contre lui. C'est l'application de ce principe qui a permis à Staline de faire main basse sur toute l'Europe orientale à l'issue de la seconde guerre mondiale. Est-il incongru de rappeler que le pape Pie XII ne souhaita s'associer ni à la croisade antibolchevique ni à celle des démocraties ? 

Il est à craindre que l'Islam ne soit effectivement le « communisme du XXIe siècle » comme, selon Jules Monnerot (1908-1995), le communisme fut « l'Islam du XXe siècle ». C'est-à-dire un système totalitaire, brutal, à vocation de domination universelle, oscillant sans cesse entre fatalisme quand il est dominé et fanatisme quand il est en position dominante. 

Réduire l'influence de l'islam en France

Face à cette menace, un minimum de cohérence intellectuelle et pratique semble nécessaire pour éviter de labourer la mer et éviter de nouveaux drames. Il est ainsi d'une urgence aigüe de réduire le poids de l'Islam en France. Envoyer des troupes traquer l'islamiste au Mali ou en Irak mais laisser les inspirateurs de ces comportements diffuser librement leur propagande chez nous est un non-sens absolu. Laisser ouvrir une mosquée sous contrôle wahabite ou salafiste en France, c'est préparer les djihadistes de demain au Moyen-Orient ou en Europe. Contrairement à ce qu'écrit M. Juppé dansValeurs Actuelles (n° 4059), l'islam n'est pas « une religion de France. » Il est une religion conquérante, d'implantation très récente sur notre territoire national, totalement étrangère non pas à d'aussi imprécises qu'obsédantes (du moins dans le discours officiel) «  valeurs de la République< /i> », mais à notre civilisation et à nos traditions. À cet égard nous sommes dans une relation de rapport de force avec cette religion qui, objectivement, œuvre, par des moyens détournés selon les circonstances, à la destruction de notre civilisation. Cela ne signifie pas, bien sûr, que chaque musulman est un ennemi effectif : néanmoins un musulman ne peut s'intégrer paisiblement dans la société française que s'il accepte, de bon ou de mauvais gré, une distanciation avec les préceptes de sa religion qui doit redevenir une affaire purement privée, sans manifestations extérieures, souvent ostentatoires, qui sont vécues par les uns comme des défis et par les autres comme des provocations. 

Cette lutte déterminée contre l'islam n'est cependant pas un blanc-seing accordé à son ennemi prioritaire, du moins officiel : les États-Unis d'Amérique et leur protégé au Moyen-Orient l'État d'Israël. Le mondialisme consuméro-libertaire et l'islamisme théocratico-terroriste sont les deux mâchoires d'une même tenaille qui s'efforce d'arracher leur identité aux peuples jadis chrétiens. L'alliance ancienne des États-Unis avec l'Arabie Saoudite, l'aide de la CIA aux réseaux Ben Laden, le soutien constant des intellectuels cosmopolites à l'arrivée sur notre territoire national de populations musulmanes, etc. peuvent conduire à s'interroger sur l'existence, ou non, d'une « ténébreuse alliance » entre ces deux idéologies unies dans une commune détestation des identités nationales et chrétiennes. Y a-t-il vraiment une différence d'horreur entre un avortement par aspiration ou par injection saline et une décapitation au couteau ? 

Saint Grégoire de Nysse (335-394) enseignait déjà que : « Le juste milieu c'est le chemin des crêtes. »Tous les théoriciens de la guerre savent qu'il faut éviter par-dessus tout d'avoir à mener une guerre sur deux fronts. Tout cela est vrai. Que l'acuité du danger islamiste à combattre ne nous fasse cependant pas perdre de vue que nos sociétés sont d'abord rongées de l'intérieur par des idéologies fausses qui, en affaiblissant nos identités, créent un appel d'air dans lequel s'engouffre l'islam militant. Ce sont les hommes et non les pierres qui font la force des remparts de la cité ! 

Jean-Pierre Maugendre

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