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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 14:14

  thumb.small.201407161137_full.jpg     220 caravanes ont envahi illégalement les plaines du château de Montplaisir, donnant lieu à des tensions avec les policiers et les élus qui s'étaient rendus sur place.

Dimanche matin, la communauté des évangélistes venus de l'Hérault a établi son camp de base à Narbonne, sur les deux plaines du château de Montplaisir. Refusant l'aire de grand passage de La Palme, les 800 évangélistes et leurs 220 caravanes font étape dans la sous-préfecture avant de rejoindre Midi-Pyrénées. Les policiers municipaux ont accompagné les élus locaux (Jacques Bascou, président du Grand Narbonne ; Didier Mouly, maire de Narbonne ; Bertrand Malquier, 1er adjoint, et Jean-Paul César, adjoint à la communication). «On leur a signifié que les conditions de sécurité n'étaient pas réunies», commente Bertrand Malquier. La rencontre entre les gens du voyage et les Narbonnais était tendue, dégénérant même puisque le rapport de force aidant, les «visiteurs» ont agressé verbalement les policiers, les ont bousculés et enfin déchiré leurs carnets de contravention. Cinq plaintes ont été déposées au commissariat de police. «C'est un groupe très violent. Ils étaient à Millau la semaine dernière et ont causé 30 000 € de dégâts. À un moment donné, ils étaient une centaine autour de nous, menaçants. On a fui», ajoute Bertrand Malquier. Dans l'après-midi, les policiers municipaux ont voulu procéder au relevé des plaques d'immatriculation pour dresser des contraventions. La tension est alors encore montée et les policiers se sont fait «virer». Les évangélistes ont en outre cassé les portes du stade situé en face de la départementale pour avoir une seconde issue. Le maire de Narbonne a informé la préfecture de l'Aude via la sous-préfète de Limoux. Hier matin, la ville a demandé une prise d'arrêté préfectoral d'expulsion. Il sera notifié ce matin par les fonctionnaires de la police nationale. Les gens du voyage pourront alors faire un référé en recours suspensif devant le tribunal administratif. Jeudi, il pourrait y avoir recours à la force publique dans le cas où le référé ne leur donne pas raison. «Ils nous ont dit qu'ils mettraient le feu en centre-ville si on les faisait partir».
source : www.ladepeche.fr/article/2014/07/16/1919023-des-evangelistes-menacants.html

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