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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 21:04

  thumb.small.clovis_a_nicolas_sarkozy_363306.jpg     Tribune Libre de Gilles Sibillat, proviseur à la retraite Membre du parti de la France et « Rivarolien ». Ancien combattant d’Algérie.

 

 

      Dans les circonstances actuelles, ici et maintenant, notre décadence est visible sous plusieurs aspects, dont en particulier :

  • - : une catastrophe économique, sociale et démographique (menace de faillite probable de l’État, distorsion entre les riches toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres, affaissement des naissances « de souche » camouflé partiellement par la fécondité « immigrée »,avec l’insoluble problème subséquent de la retraite des vieux).

  •  - : une dégradation des mœurs causée par un effritement de la Morale, lié à une ruine déjà ancienne de la foi chrétienne (confusion généralisée entre le Bien et le Mal).

- - : un déclin pédagogique sous l’effet d’une quasi disparition de l’autorité, entraînant le délabrement de la cohésion des générations.

 

       Cette détresse s’inscrit dans une rétrospective historique :

Tout débute par la révolte de 1789 qui scelle la rupture avec la France royale et catholique. La suprématie mondiale, c’est-à-dire européenne en ce temps-là, de la France, fruit de mille ans de persévérance pertinente, est alors mise à mal et le royaume capétien laisse place, après quelques soubresauts, à un nouveau système politique qui érige les droits des hommes en lieu et place du Droit de Dieu. Ce subterfuge supprime les devoirs des hommes, ceux-ci désormais « libres » donc insoumis aux préceptes divins. Dès lors la France est entraînée de mal en pis, dans une sinistre litanie de catastrophes.

Ce sont les invasions militaires étrangères de 1815 (Waterloo), 1870 (Sedan), 1914 (retraite jusqu’à la Marne), 1940 (effondrement militaire le plus total de notre histoire) ; c’est la révolution endémique avec ses crises subites, violentes et souvent sanglantes en 1789 (la Grande Peur), 1792 (massacre des gardes suisses désarmés et fin de la monarchie), 1792 encore (les « septembrisades » sous l’instigation de Danton), 1793-95( (génocide vendéen, répression sanglante dans les provinces de l’ouest et tsunami d’hémoglobine perpétrés partout en France par les jacobins terroristes), 1830 ( « les trois honteuses » des 27/28/29 juillet chassent le dernier Capétien de Droit divin), 1848 ( l’usurpateur Louis-Philippe se fait virer à son tour en février), 1848 encore (en juin, les républicains massacrent les ouvriers insurgés pour cause de misère noire), 1871( la Commune de Paris se révolte et les parisiens sont écrasés par la féroce répression « versaillaise » de « monsieur » Thiers), 1904 (coercition fanatique et « légale » exercée par le gouvernement des francs-maçons contre les congrégations catholiques interdites d’enseignement et contre les fidèles qui défendent les églises vandalisées par les forces de l’«ordre » républicain), 1945 (« épuration » qui souille la France par les crimes des communistes et des gaullistes), 1968 ( soulèvement de Mai, calmé par les communistes sur ordre du Kremlin, mais qui inocule, peut-être définitivement, dans la société le virus de l’anarchie et du désordre : le slogan « ni dieu ni maître » fait de Satan le maître suprême) ; ce sont les coups d’État qui ponctuent l’histoire de la démocratie, 1799 (18 brumaire, apparition de l’autocratie dictatoriale), 1815 (retour de l’île d’Elbe puis les cents jours du jusq’au-boutisme guerrier), 1852 ( le « prince »-président de la république liquide celle-ci et fonde un Empire éphémère), 1942 (à Alger, les gaullistes assassinent l’amiral Darlan, dépositaire officiel de la légalité française, et magouillent un « gouvernement » provisoire ), 1958 (le putsch gaulliste du 13 Mai balaye encore une république et mène à la capitulation d'Évian devant les « fellouzes », pourtant vaincus par notre armée) ; c’est le terrible paupérisme des classes populaires, alors que l’Ancien Régime connaissait des paysans, financièrement modestes, mais gais et plutôt bien nourris et des ouvriers et artisans protégés par leurs corporations (épouvantable question ouvrière du XIX° siècle et, à présent, appauvrissement constant des humbles depuis 1990) ; c’est la déchristianisation voulue, concertée, organisée et enseignée, par le biais de la laïcité ; c’est le renoncement à la souveraineté nationale au profit d’une clique affairiste et banquière supranationale nourrissant l’humanité des chimères d’un « nouvel ordre mondial » ; c’est enfin la submersion par les vagues humaines immigrées du tiers-monde, au grand dam de la sécurité civile, des finances nationales et du sens de notre communauté de destin, sous le prétexte d’une solidarité « sans frontière », exclusive du souci charitable de son prochain, de son voisin, de son cousin, de son compatriote, donc du bien commun national.

 

       Tous ces fléaux sont annoncés par l’assassinat de Louis XVI, père de la nation, le 21/01/1793 : ce jour du Parricide ouvre, en France, l’ère de la haine entre Français. Ceux qui l’ont commis, les « grands ancêtres » de nos révolutionnaires actuels, qui nous gouvernent aujourd’hui (ceux-ci dits de « droite ») ou qui nous gouverneront demain (ceux-là dits de « gauche »), auraient mérité d’être traités selon la loi de la Rome antique : les parricides étaient fouettés jusqu’au sang, puis jetés à l’eau dans un sac de cuir plein de vipères.

 

       De notre Histoire, il faut tirer la leçon :

Les plaies qui rongent la France depuis plus de deux siècles ont une cause unique : la malfaisance essentielle de la philosophie de la révolution.

L’homme déifié, donc soulevé contre son Créateur, a abattu en 1789 le pouvoir du Capétien « de service » en ce temps-là, qui était Lieutenant de Jésus-Christ en France et oint de Dieu depuis son sacre. Ce faisant, imbu de ses « Droits », dont il fit des « constitutions » successives, l’homme révolté a détruit le Principe d’Autorité.  Singe de Dieu, il se fit barbouilleur de « lois ».

De ses caprices et de ses passions, il fit des causes « sacrées » : il fallait bien que le sens religieux, dont l’homme ne peut se départir, fût déprécié et rabaissé par des esprits désormais sans âme et manquant d’élévation. Ainsi l’orgueil idéologique sécréta les mythes qui, en France puis ailleurs, dénaturèrent l’humanité : démocratisme démagogique, progressisme utopique, libéralisme inducteur d’une économie déréglée et d’une religion « humaniste », capitalisme usurier sans foi ni vergogne, anarchisme semeur de désordre, socialismes totalitaires, mondialisme négateur de l’identité nationale, proliférèrent comme autant de métastases d’un cancer qui, aujourd’hui encore, ronge le genre humain. C’est que l’homme, promu autocrate omnipotent, s’est décrété naturellement et spontanément bon, alors qu’il ne peut l’être que par la grâce de Dieu et par la miséricorde divine, depuis la désobéissance des deux premiers ancêtres. C’est seulement sous l’autorité de Dieu que l’homme peut faire le Bien.

 

 

 

 

       Ceci dit, que faire ?

D’abord prier ; ensuite prier encore, puis comprendre qu’il s’agit, au tréfonds de l’affaire, de substituer l’amour à la haine. Une future harmonie française exigera un ordre basé sur l’entente et la sympathie entre Français, sous l’égide de Jésus-Christ.

Cette cohésion sociale suppose un enracinement de la nation dans ses frontières territoriales, culturelles et spirituelles. Le fait historique français est, définitivement, capétien et catholique. Générosité et tolérance peuvent amener les Français à agréer, par compassion, d’autres données annexes, mais sans jamais amoindrir l’essence française.

Une sollicitude constante des Autorités devra viser le bien-être du peuple. Il est clair que seule une France royale (peut-être, dans un premier temps, royale dans sa sensibilité profonde sinon dans son action militante), royale plus que monarchique (De Gaulle le Néfaste a été un monarque de fait...), peut préparer la mise en œuvre de la doctrine sociale de l’Église catholique (l’Église vraie, celle d’avant Vatican II....). Sachant que la démocratie médiatique, que nous subissons, impose nécessairement la ploutocratie anonyme, vorace et avare, donc le pouvoir des squales financiers, il faut s’orienter vers une société organisée et structurée en Corps naturels (métiers, corporations, jurandes, élite technicienne, juristes de la basoche, ecclésiastiques du Christ-Roi, artistes desservants du vénérable culte du Beau, commerçants honnêtes et enracinés, guerriers préservateurs et garants de la patrie, dignitaires issus du terroir et notables subsidiaires....).

Et puisque le poisson pourrit par la tête, il faut se protéger par la refonte ( via le livre, l’école vraiment libre, l’ordinateur, le cénacle, l’association) d’une nouvelle élite solide et motivée pour le renouveau de la haute tradition nationaliste française, en vue de la défense et l’illustration des héritages de Maurras, du Maréchal Pétain, vainqueur de Verdun et père des poilus, du comte de Chambord, de Joseph de Maistre, de Louis de Bonald, de dom Guéranger le théologien inspiré, de Nicolas Stofflet le guerrier roturier et royaliste, de Bossuet l’évêque de génie, du cardinal de Richelieu, de Jeanne d’Arc, des croisés Saint Louis et Philippe-Auguste (voire de Charlemagne père fondateur de l’école et de Clovis père fondateur de la France).

Le Parti de la France peut, et doit s’il ne veut se déjuger, œuvrer dans ce sens. Il peut être le creuset de la grande résurrection française, en attirant les patriotes conséquents et les nationalistes de tradition. Il peut favoriser un regain national s’il se veut ferment de rassemblement, sans prétention dominatrice. Que Dieu inspire son Président Carl Lang, dans sa traversée actuelle du désert !

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