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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 00:44

thumb.small.23583510       Petites combines d'élus ou pots-de-vin des gros contrats à l'export: la France est loin d'être exemplaire. Pire: elle est l'un des mauvais élèves de l'Europe, d'après les récents rapports de l'OCDE et de l'association Transparency.

Alors que les affaires se multiplient, la justice tarde à réagir. Plongée dans un dossier sur lequel les hommes politiques et les entreprises se font si discrets.

Si c'était un bulletin scolaire, il porterait sans doute la mention: "Elève médiocre. Doit mieux faire." Car le langage des rapports de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et de l'association Transparency International (TI), publiés à la fin de 2012, a beau être empreint de diplomatie, il n'en dévoile pas moins une sombre réalité. La France reste malade de la corruption, que ce soit sous sa forme la plus directe ou sous celle des infractions de favoritisme, prise illégale d'intérêts, concussion, détournement de fonds.

Les acteurs mondiaux de l'économie ne s'y trompent pas. Régulièrement interrogés par Transparency pour l'établissement d'un indice de perception de la corruption affectant les administrations et les hommes politiques, ils ont classé la France au 9e rang des 27 membres de l'Union euro- péenne, derrière le Danemark, la Finlande, mais également l'Allemagne ou le Royaume-Uni, en 2012. Pour eux, les marchés publics négociés à l'intérieur des frontières comme les grands contrats internationaux signés à l'étranger ne répondent pas suffisamment aux normes de la probité.

L'OCDE, dont le rapport porte sur la corruption d'agents publics étrangers par des Français lors de transactions commerciales, rappelle qu'en 2011 6,5 milliards d'euros de commandes ont été passées aux industriels de l'armement, un secteur d'activité jugé propice aux dérives.

Les infractions à la loi concernent les grandes entreprises comme les petites. Ainsi, le dirigeant d'une PME a été condamné par la justice française, en septembre 2009

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