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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 21:57
   louisxv.jpg     On nous parle de Napoléon mais avons-nous perdu tant que cela la mémoire pour oublier les grandes victoires de nos rois et ce grand roi à cheval que fit Louis XV nommé « Le Bien-aimé ».Parlons du soleil de Fontenoy, de l’humilité et la grandeur d’âme du prince vainqueur, laissant attribuer le mérite de la réussite au Maréchal de Saxe, alors qu’il avait lui-même dirigé la stratégie victorieuse…Napoléon, qui méprisait les Bourbons ne s’y trompa pas quand il écrivait : « Il faut reconnaître à chacun, ce qui lui est dû. La victoire de Fontenoy est dire à Louis XV qui est resté sur le champ de bataille. S’il eut repassé l’Escaut, comme le Maréchal de Saxe le voulait, la bataille était perdue. Les boulets arrivaient jusqu’au pont de Calonne…Si le Roi est resté, il en a tout le mérite. On ne comprend pas trop bien les dispositions du Maréchal de Saxe.».
Louis XV disait : « Ne disons point que nous voulons la paix mais désirons là comme le plus grand bien pourvu qu’elle puisse durer longtemps. Attendons ce qu’on nous dira. Ne négocions rien sur cela présentement avec nos Alliés. Si l’on nous prise aujourd’hui, c’est que l’on nous craint. Ne faisons mine que de vouloir faire la plus vigoureuse guerre. Il n’y a jamais que cela qui puisse amener la paix que je désire autant et plus que tout autre. ». Bien-aimé du peuple comme Voltaire vieillissant le considérera toujours…Quel génie diplomatique et encore quand il dit à son ministre de la guerre en 1745 : « Vous n’entendez rien à la guerre. Un défensive est ruineuse parce que l’on mange son propre pays, tandis que par l’offensive, on mange le pays ennemi. Aujourd’hui nous ne pouvons attaquer la Reine de Hongrie que par les Pays-Bas. Cela effrayera les puissances maritimes.»
 
         La couronne d’Angleterre était aux mains de la Maison Allemande du Hanovre qui payait en Livre Sterling une coalition formée de contingents européens. Benoit XIV, le Pape décida d’accorder à la France un Jubilé en récompense de l’estime qu’accordait le peuple Français à son Roi dans l’Europe des Lumières.
Le départ pour les Flandres vint le 6 mai. A son habitude, Louis XV ne veut pas de faste ni d’émotion dans les départs. Il est accompagné de son fils, le Dauphin, âgé de 16 ans afin de lui montrer les horreurs de la guerre…Il fait simple pour éviter les dépenses inutiles. Il n’y aura pas d’escorte flamboyante, ni police sur le chemin. Couché la veille, on le trouve en prière à 3 heure du matin, écoutons Luynes : «  La Reine a attendu le Dauphin. Lorsqu’il est passé pour aller chez le Roi…Elle l’a embrassé vingt fois, fondant en larmes…». Il est 7h15 le Roi et le Dauphin partent et quatre aurores plus tard ils entendent les tambours de «  La Maison du Roi » saluer ce qui va être le soleil de Fontenoy…
 

 

         Louis XV alors que son  fils n’a accepté que le grade d’officier subalterne, s’adressa aux officiers pour leur dire qu’en cette occasion ce serait la première fois depuis St Louis qu’un Roi de France vaincrait les Anglais et aussi la première fois depuis Jean le Bon à Poitiers qu’un roi aurait son fils à ses côtés…
L’armée Française était composée de la « Brigade Irlandaise » dont les familles étaient persécutées par les Anglais. Traitement bien plus atroce que nos protestants depuis l’Edit de Nantes…Le souvenir des officiers catholiques crucifiés, tripes à l’air, hantait les irlandais…Le code pénal en Irlande était le code du sang, oublié de nos philosophes anglophiles !!!
N’oublions pas que seul un roi de France pouvait s’offrir le luxe d’avoir à la tête de ses armées un Maréchal protestant. Ou se trouve alors la tolérance ?
Cette bataille comme celle victorieuse plus tard de Lawfeld enseignèrent à l’Europe ce qu’était un prince chrétien dans la charité. On est loin ici des guerres Libérales sans pitié qui viendront comme aux Amériques.
Le matin de la bataille, à 4 h le roi est le premier debout. Il fait réveiller le Maréchal de Saxe et va se positionner à 5h avec son fils près du pont de Calonne à Notre Dame des Bois.
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