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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 23:00

thumb.small.l_areva_augmentation_capital_accord_etat_kia_ko.jpg       Le conseil d'Areva approuvera ce lundi un plan prévoyant le non remplacement des 1.000 à 1.200 départs annuels en France.

Luc Oursel, qui a succédé à Anne Lauvergeon à la tête d' Areva le 1er juillet dernier, va entamer ce lundi son premier bras de fer avec l'Etat. De sources concordantes, son "plan d'action stratégique" destiné à adapter Areva aux conditions de marché post-Fukushima et à enrayer les pertes dues aux dépenses somptuaires de l'ère Lauvergeon, prévoit "le gel des recrutements". Ce qui signifie que les 1.000 à 1.200 départs "naturels" annuels en France (sur un effectif de 28.000 salariés) ne seront pas remplacés. Si cette mesure est appliquée sur l'ensemble de la période balayée par ce plan (2012-2016), c'est entre 5.000 et 6.000 emplois qui seront ainsi supprimés. De quoi mécontenter les ministres François Baroin et Eric Besson qui avaient convoqué Luc Oursel en urgence le 23 novembre dernier pour lui faire promettre qu'il n'y aurait "aucune suppression de poste, aucun plan de départ volontaire, aucun impact sur les sites français". Même si le patron d'Areva semble avoir renoncé à un plan de départ volontaire pour les "fonctions supports".
Au-delà de ces postures politiques, l'Etat, actionnaire à 83% d'Areva et donc parfaitement au courant des projets du management, n'en a pas fini avec les problèmes du groupe. Le plus délicat reste à venir. Le groupe va encore annoncer ce lundi de lourdes provisions (notamment face aux pertes attendues sur le chantier de l'EPR en Finlande) et des dépréciations d'actifs (sur les mines). Les analystes tablent sur 1 à 2 milliards d'euros. Le montant pourrait même être supérieur. Une certitude : Areva va afficher des pertes nettes cette année, après avoir enregistré ses premières pertes opérationnelles en 2010.

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