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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 21:26

   thumb.small.104148_une_femme_voilee.jpg     Alors que la Cour de cassation avait donné raison à la salariée qui voulait garder son voile au travail, le parquet général entend, ce jeudi, lui donner tort…

 

A l'origine, ce n'était qu'un classique désaccord entre une salariée et son employeur. Cinq ans plus tard, l'affaire de la crèche Baby-Loup de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines) est en passe de devenir le symbole national de ce que doit être la laïcité à la française. Après un passage devant le conseil des prud'hommes de Mantes-la-Jolie, la cour d'appel de Versailles et même la Cour de cassation, le débat va se poursuivre, ce jeudi, devant la cour d'appel de Paris, comme la procédure le permet.

Alors que la Cour de cassation avait, le 19 mars, donnait raison à Fatima Afif, la jeune femme qui souhaitait garder son voile tout en travaillant dans la crèche, le parquet général de Paris entend, aujourd'hui, lui donner tort. Dans les conclusions qu'il a remises lundi soir, François Falletti, le procureur général, considère ainsi que le règlement intérieur de la crèche peut poser des restrictions au regard des missions des salariés qui travaillent au contact des enfants et d'un public multiculturel.

L'avocat veut «casser l'image de sa cliente»

De fait, ce sont surtout les avocats des deux parties qui ont tout fait pour ériger ce nouvel épisode judiciaire en débat national. Richard Malka, l'avocat de la crèche, estime ainsi que la cour d'appel se trouve aujourd'hui devant deux directions: «soit elle va réaffirmer que le meilleur moyen pour vivre ensemble est d'encadrer le prosélytisme religieux, soit pour s'orienter vers un droit fait d'accommodements et il en sera fini alors de l'idéal universaliste.»

20minutes.fr

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