Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 22:38

 thumb.small.PHOfe1d0d54_060a_11e4_8588_43fce32435c3_805x453.jpg      Six Bulgares soupçonnés d'esclavage moderne pour avoir forcé à la mendicité et à la prostitution à Marseille sept de leurs compatriotes comparaissent mardi 8 juillet devant le tribunal correctionnel de Marseille.

Les six prévenus, tous membres d'une même famille de ferrailleurs dont le père, YordanHristov, est présenté comme le chef de "clan", sont poursuivis pour traite d'êtres humains. Ils auraient organisé ces activités de mendicité et de proxénétisme en 2012 et jusqu'en juillet 2013, date où ils ont été interpellés dans un camp rom du 11e arrondissement de Marseille, où ils résidaient. Le principal accusé risque dix ans de prison ferme.

Leur arrestation fait suite à une dénonciation, en juin 2013, émanant de l'une des victimes, une prostituée. Recrutée en Bulgarie par le fils Thyristor, lui-même prostitué travesti sur le même boulevard de Marseille, elle a détaillé comment elle était forcée de travailler sept jours sur sept. Contrainte de lui remettre tous ses gains (de 100 à 200 EUR par nuit), elle était régulièrement frappée par le père et le fils, à coups de barre, à mains nues, mais aussi brûlée avec des cigarettes. Réfugiée chez un client "qui s'est épris d'elle" selon les enquêteurs, la victime fait aussi état de maltraitances à l'encontre de mendiants, tenus sous le joug de la famille.

Le prévenu assure qu'ils forment "une grande famille"

        L'enquête a ainsi révélé que six mendiants, recrutés en Bulgarie, étaient exploités par la famille Hristov. Entendus, ils ont eux aussi, pour la plupart, assuré que, malgré les promesses, il n'avaient jamais pu garder pour eux "un seul centime d'euros". Agés de 43 à 69 ans, certains étant malades ou infirmes. Ils mendiaient chaque jour et par tous les temps, de 7h30 à 19h, et "avaient droit pour toute pitance à un café le matin, à 2 sandwiches le midi et à des restes récupérés des poubelles de supermarchés le soir".

Partager cet article
Repost0

commentaires