Dimanche 25 avril 2010 7 25 /04 /Avr /2010 18:42

          A Rome (Vers 304), la passion de ste. Agnès, vierge et martyre ; Alors que Symphronius était préfet de la ville, elle fut jetée dans un grand feu, mais sa prière en ayant éteint les flammes, elle eut la tête tranchée. St. Jérôme a fait son éloge en ces termes :
« Par les écrits et la parole, dans toutes les nations et surtout dans les églises, la vie d'Agnès a été louée parce qu'elle a triomphé tout ensemble de son jeune âge et du tyran, pace qu'elle a Consacré par le martyre le titre d'une vierge chaste ».
A Athènes, la naissance au ciel de St. Publius, évêque, qui gouverna dignement l'Eglise des athéniens après St. Denis l'Aréopagite ; célèbre à la Fois par les vertus et l'excellence de la doctrine, il est couronné de gloire pour avoir rendu témoignage au Christ.
A Tarragone, en Espagne (259), les saints martyrs Fructueux, évêque, Augure et Euloge, diacres. Durant la persécution de Gallien, ils furent d'abord jetés en prison, puis précipités dans les flammes ; quand leurs liens furent consumés, ils prièrent les mains tendues en Forme de Croix, et terminèrent ainsi leur Martyre. Au jour de leur naissance au ciel, st. Augustin fit un sermon à son peuple.
Au monastère d'Einsiedeln (861), st. Mleirad, prêtre, puis moine dans le lieu même où plus tard s'éleva le monastère ; il mena la vie érémitique et fut tué par des voleurs. Le corps du st. Homme, qui avait été Autrefois enterré à Reichennau, Monastère de Germanie, fut ramené dans la suite au Monastère d'Einselden.
A Troyes, en France (259), st. Patrocle, martyr, qui mérita la Couronne du Martyre Sous l'Empereur Aurélien.
A Metz (Vers 691), st. Aptat, évêque et confesseur.
En Belgique (978), st. Macalan, abbé.
En Espagne (1696), la Bse. Inès de Beniganim, vierge.

         Saint Severin du Norique, abbé, apôtre du Norique (Actuelle Autriche) (481). Ste. Domnique. St. Cartérios de Césarée.
St. Michel, prêtre, martyr (Russie 1941).

Par Jean-Théophane - Communauté : Communauté spirituelle
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Dimanche 25 avril 2010 7 25 /04 /Avr /2010 18:34

       2763563200 1    Saint Abo était un jeune arabe de la ville de Bagdad, la capitale de l'immense califat qui, en cette seconde moitié du huitième siècle, s'étendait jusqu'aux confins de l'ancien empire perse. Elevé dans la religion musulmane et instruit dans l'art des parfums autant que dans les lettres arabes, il rentra au service du prince de Géorgie, Nersès, alors en disgrâce et tenu prisonnier à Bagdad. Lorsque ce dernier fut libéré par le nouveau calife (776) et put reprendre le gouvernement du royaume chrétien de Géorgie, Abo le suivit dans cette terre lointaine, il en apprit la langue, s'intéressa à sa culture et surtout, frappé par la douceur des moeurs des Chrétiens, il se mit avec ferveur à l'étude de l'Ecriture Sainte et des Dogmes de la Sainte Eglise. Rapidement convaincu que là était la Vérité, il ne pouvait cependant recevoir le Saint Baptême, de peur d'être aussitôt mis à mort par les Sarrasins; aussi observait-il en secret le mode de vie des Chrétiens. Trois ans plus tard, Nersès ayant de nouveau perdu les faveurs du calife, Abo l'accompagna dans sa fuite vers le pays des Khazars, (au Nord du Caucase), peuple sauvage et sanguinaire qui reconnaissait pourtant le Dieu Créateur et qui leur fit bon accueil. Abo put être baptisé au nom de la Sainte Trinité et persévérer librement dans le jeûne et la prière, tout en suivant son maître dans ses tribulations. Pendant le Carême, bien qu'il vécût en ville, il menait des combats semblables à ceux des grands maîtres du désert, soumettant les élans de la chair à l'esprit et repoussant les assauts des démons par le jeûne prolongé, le silence et les veilles.

           Comme Nersès avait obtenu la permission de rentrer dans sa patrie, Abo insista pour le suivre et révéler publiquement sa conversion à ses anciens coreligionnaires. «Quel mérite y aurait-il pour moi à rester en ce pays où il n'y a ni danger, ni occasion de mourir pour le Christ?» disait-il. Parvenu à Tiflis, il professa ouvertement sa Foi Chrétienne, en dépit des injures et des tentatives d'intimidation, sans être toutefois sérieusement inquiété: car son heure n'était pas encore venue (cf. Jean 7:30; 8:20). Finalement arrêté (à la fin de l'année 785) et mis en jugement devant l'émir, il fut jeté en prison où, chargé de lourdes chaînes, il resta pendant dix jours dans le jeûne, les hymnes d'action de grâces et la prière incessante. Le dernier jour, après avoir annoncé à ses compagnons que l'heure de son union au Christ était désormais proche, il vendit ses vêtements et demanda qu'on brûlât pour lui dans toutes les églises de la ville encens et cierges, afin qu'il fût fortifié par les prières de l'Eglise. Puis il passa toute la nuit de la Fête de la Théophanie debout au milieu de sa cellule, en tenant en mains deux grands cierges qui achevèrent de se consumer à l'aube. Le Saint dit alors: «Comme mon Seigneur Jésus-Christ est descendu nu en ce jour dans les eaux du Jourdain pour être baptisé, c'est mon tour maintenant de descendre en ville, comme dans les eaux sacrées, pour être baptisé par le feu et l'Esprit dans mon propre sang ... » Il se lava le visage, s'oignit de parfums en chantant: «Courons derrière Toi dans l'effluve de tes parfums» (Cantique des cantiques 1:4); puis, après avoir communié aux précieux Corps et Sang de Notre Seigneur, il suivit docilement ses bourreaux, en consolant sur le chemin les fidèles qui pleuraient. Il leur disait: «Ne pleurez pas sur moi, mais soyez joyeux, car je vais vers mon Seigneur». Quand on lui enleva ses chaînes, il arracha soudain sa tunique, et nu comme au Baptême, les bras en croix et le visage plein de joie, il tendit le cou sous l'épée en invoquant le Christ.

        De peur qu'on ne vienne vénérer son corps, les Sarrasins le brûlèrent et jetèrent ses restes dans le fleuve, avec la terre imprégnée de son sang. Mais une colonne de feu apparut bientôt sur le lieu de son exécution et au-dessus des eaux, si bien que les fidèles purent récupérer et dignement vénérer ses précieuses Reliques.

Par Jean-Théophane
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Dimanche 25 avril 2010 7 25 /04 /Avr /2010 18:30

          2763517834 1 Saint Witger et de sainte Amelberge eurent deux filles dont une appelée Gudule, mais on trouve également les formes Gode, Gote, Goule ou Ergoule. Elle naquit vers 650 à Ham, hameau d'Erdersem, prés d'Aalst (Alost). Suite à une vision qu'aurait eue sa mère, lui révélant la sainteté de l'enfant, on décida que Sainte Gertrude serait sa marraine, et que l'enfant lui serait confié pour recevoir auprès d'elle une éducation profondément chrétienne. Là, Gudule gravissait les échelons de la sainteté: elle s'introduisait à la doctrine chrétienne, refusait les mets variés et délicats, écoutait attentivement les lectures des offices, montrant beaucoup de charité envers les pauvres et déployait les vertus de patience, d'humilité et de douceur.

           A la mort de sainte Gertrude, Gudule rentra chez ses parents. Elle passa une dizaine d'années en famille, tout en ayant voué sa virginité à Dieu. Elle mena une vie de jeûnes, de veilles et de prières. Elle fréquentait quotidiennement l'oratoire consacré au Saint Sauveur à Moorsel, faisant le bien, aidant les pauvres et soignant les malades. Elle devint ainsi vraiment la mère de tous les affligés.

        Lorsque ses parents résolurent tous 2 d'embrasser la vocation monastique, les 2 soeurs restèrent ensemble pour administrer le domaine, au plus grand profit des pauvres de l'endroit. Gudule ressentait déjà l'envie d'être moniale, mais des tentations incessantes et des inquiétudes concernant son genre de vie l'assaillaient continuellement. A force de prières, elle retrouva la paix.

            Gudule accompagne sa soeur chez l'évêque Aubert, mais devant les portes fermées de l'abbaye de Lobbes, elle renonce et retourne vivre à Ham, où sa charité et les miracles qu'elle accomplit attirent de plus en plus de monde. Elle guérit entre autres un enfant de 10 ans totalement paralysé et une femme atteinte de la lèpre. Une pieuse légende rapporte que, alors que Gudule était en route pour le sanctuaire de Moorsel, le diable souffla brusquement la flamme de la lanterne que portait la suivante de notre sainte, mais un ange vint à sa prière et ralluma le feu. C'est sans doute pour cela que Gudule est généralement représentée avec une lanterne ou une bougie à la main.

          Sainte Gudule mourut à Ham, le 8 janvier 712, après une courte maladie. Elle fut enterrée en grande pompe dans le domaine allodial de Ham, en présence de la grande foule des malheureux qu'elle avait secourus. "L'on vit rarement autant de béquilles et de besaces à un enterrement" dit un chroniqueur. Et une légende affirme qu'un peuplier poussa en une nuit près de son tombeau, qui devint un lieu de pèlerinage très fréquenté.

            Les reliques de sainte Guduie voyagèrent beaucoup: transportées à Moorsel en 760, elles furent conduites à Romsée, près de Liège en 836, ramenées à Moorsel, déposées au 10ième siècle en l'église saint Géry à Bruxelles, et enfin en l'église saint Michel de la même ville qui porta à partir du 12ième siècle le titre de "Saints Michel et Gudule". Elles disparurent définitivement au 15ième lorsque la collégiale fut mise à sac par les Iconoclastes.

           Sainte Gudule est invoquée contre les maladies des nerfs, de la peau, les rhumatismes et la goutte, ainsi que contre les maladies du bétail. On la fête le 8 janvier, et elle est vénérée dans les diocèses de Malines et de Gand. Des sanctuaires lui sont dédiés à Moorsel, Romsée, Warre, et Bruxelles où la collégiale Saint-Michel et Gudule, devenue cathédrale, a retrouvé récemment son nom complet après une tentative menée en 1962 de dégommer la petite sainte mérovingienne, pour des raisons qui demeurent obscures. Le peuple d'ailleurs n'avait jamais accepté l'ukase clérical et continuait à désigner sous le nom de "Sainte Gudule" le majestueux édifice. Sainte Gudule est la patronne de la ville de Bruxelles.

Par Jean-Théophane - Communauté : Nos amis les saints
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Samedi 24 avril 2010 6 24 /04 /Avr /2010 18:40

        2761940052 1    Cedde était le frère de saint Chad, évêque de Lichfield, et des saints Celin et Cynibill. D'une famille de Northumbrie, ces 4 frères furent instruits par des missionnaires Irlandais, et ils travaillèrent à leur tour à la conversion des Anglo-Saxons, leurs compatriotes. Cedde fut longtemps moine à Lindisfarne, où il reçut la prêtrise. Lorsque Péada, fils de Penda, roi de Mercie, eut été établi par son père, roi de l'Angleterre du Centre, il voulut, avec les nobles de son entourage, recevoir le baptême des mains de Finan, évêque de Lindisfarne, et il demanda des prédicateurs pour l'évangélisation de son peuple. Cedde, avec 3 autres prêtres, fut chargé de cette mission, et il pénétra même en Mercie, grâce à la tolérance de Penda.
Cependant, Sigebert, roi des Saxons de l'Est, s'étant lui-même converti et fait baptiser par Finan, demanda à son tour des missionnaires. Cedde vint donc avec un autre prêtre chez les Saxons de l'Est, où Finan l'envoyait; il parcourut tout le pays, opéra des conversions et fit construire de nouvelles églises. Rentré à Lindisfarne, pour y traiter avec Finan de plusieurs affaires importantes, Cedde fut sacré évêque des Saxons de l'Est, et il revint chez eux pour y continuer l'oeuvre commencée; il organisa les Églises, ordonna des prêtres, fonda 2 monastères qui disparurent plus tard ayant été détruits par les Danois. Le second de ces monastères, Tillaburg (Tilbury), sur le bord de la Tamise, fut la résidence ordinaire de Cedde, car ce fut l'usage, chez les premiers évêques d'Angleterre, de vivre ainsi au milieu des moines.
Dans un de ses voyages de mission, Cedde rencontra Ethelwald, fils d'Oswald, qui gouvernait la région de Deira. Ce prince lui offrit un terrain pour la fondation d'un nouveau monastère où le roi lui-même pourrait venir prier avec les moines et serait enterré après sa mort. Cedde accepta la proposition, fit choix d'un endroit solitaire, y passa un carême entier où il pratiqua toutes les observances monastiques prescrites par la Règle de Saint Colomba. L'oeuvre fut achevée par Cynibill, frère de Cedde, et ainsi fut fondé, en 658, le monastère de Lestingay. Cedde y mit des moines avec un prieur et continua de le visiter dans la suite.
Durant son séjour à Londres, Cedde dut excommunier un noble seigneur qui avait contracté un mariage incestueux; défense fut faite d'entrer dans la maison de ce seigneur et de partager son repas. Nonobstant cette prohibition, le roi assista à un banquet chez le seigneur excommunié. Quand Cedde rencontra ensuite le roi, il lui reprocha cette faute, lui en donna l'absolution; mais lui déclara qu'en punition il serait frappé de mort dans cette même maison. L'événement réalisa cette prédiction : en 661, le roi fut lâchement assassiné par le seigneur excommunié, aidé d'un de ses parents; les meurtriers donnèrent pour unique raison de leur conduite que le roi pardonnait trop facilement à ses ennemis. Le malheureux roi eut pour successeur Suidhelm, fils de Sexbald, auquel Cedde donna le Baptême.
En 664, Cedde assista au synode ou à la conférence de Streneshalch, où il abandonna l'usage écossais et consentit que l'on suivît l'usage romain pour la célébration de la Pâque. Peu de temps après, la peste se déclara en Angleterre; Cedde en mourut dans son cher monastère de Lestingay. Ce monastère a été depuis détruit par les Danois; il est donc impossible d'en déterminer l'emplacement exact. Quelques auteurs comme Plummer l'ont identifié avec Lastingham, non loin de Whitby. Cedde fut d'abord inhumé dans le cimetière, mais, peu de temps après sa mort, son corps fut transféré dans l'église que l'on bâtit sous le vocable de Notre-Dame. 30 de ses religieux, qui vivaient dans l'Essex, demandèrent à se fixer à l'endroit même où leur père spirituel avait fini ses jours; leur demande fut agréée par les moines de Lestingay, mais, à l'exception d'un enfant, tous moururent de la peste dont Cedde avait été victime. On découvrit que cet enfant n'avait pas reçu le baptême : il fut baptisé; plus tard, il reçut la prêtrise et gagna à Dieu un grand nombre d'âmes.

Par Jean-Théophane - Communauté : Nos amis les saints
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Samedi 24 avril 2010 6 24 /04 /Avr /2010 18:39

         A Rome (250), la naissance au ciel de St. Fabien pape et Martyr ; il endura le martyre au temps de Dèce et fut enterré dans le cimetière de Calliste.
A Rome encore (288), aux catacombes, st. Sébastien, martyr ; Sous l'Empereur Dioclétien, il commandait la première cohorte, mais on ordonna de l'attacher au milieu du camp en traçant au-dessus de sa tête son titre de chrétien ; on le fit percer de flèches par les soldats et frapper à coups de bâton jusqu'à ce qu'il tombât en défaillance.
A Nicée, en Bithynie (Ive s.), st. Néophyte, martyr, qui, dans sa quinzième année, fut battu de verges, jeté dans une Fournaise, exposé aux bêtes ; Comme il n'en ressentait aucune atteinte et qu'il persistait à confesser la Foi du Christ, il fut enfin frappé par le glaive.
A Césarée (Vers 934), st. Maur, évêque, célèbre par ses vertus et ses miracles.
En Palestine (473), la naissance au ciel de St. Euthmen, abbé ; célèbre par son zèle pour la discipline catholique et par l'éclat de ses miracles, il fut, au temps de l'Empereur Marcien, une des gloires de l'Eglise.

          En Irlande (664), st. Fchin, abbé.
En Toscane (Vers 1107), le Bx. Benoît Ricasoli, ermite de Vallombreuse.
Au diocèse de Boulogne-s/Mer, St.-Omer et Arras (1194), le Bx. Didier, évêque de Thérouane.

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