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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 17:15

Les pirates somaliens ont créé une sorte de "bourse" dans la ville portuaire de Harardhere (Somalie) devenue l'un de leurs repaires principaux, pour mieux contrôler l'argent qu'ils reçoivent à titre de rançon, ont rapporté mardi des médias internationaux.

La nouvelle "bourse", ouverte 24 heures sur 24 depuis l'été dernier, permet aux pirates de bénéficier du soutien de la population locale malgré tous les risques qu'elle représente, a indiqué un ancien pirate dénommé Mohammed à l'agence Reuters.

Les dizaines de millions de dollars versés aux pirates ces dernières années pour la libération des otages attirent des investisseurs somaliens et étrangers, selon l'agence.

Les pirates ont commencé par 15 "compagnies maritimes", à présent, la bourse en réunit 72 dont dix "excellent dans la prise d'otages". "Les actions de la bourse sont accessibles à tous et chacun peut s'engager soit en participant aux opérations en haute mer soit en donnant de l'argent, des armes ou du matériel, la piraterie est ainsi devenue une activité commune", selon Mohammed.

Ancien village de pêcheurs, Harardhere est devenu une ville prospère où des tout-terrains appartenant aux pirates et à ceux qui les financent, créent des embouteillages dans les rues poussiéreuses. Le gouvernement somalien soutenu par l'Occident ne contrôle que quelques rues de la capitale Mogadiscio et n'a aucun pouvoir à Harardhere.

L'administration municipale reconnaît que la piraterie est la source principale de revenus pour la population locale. L'argent obtenu par les pirates permet notamment de financer l'hôpital et les écoles publiques, a indiqué un représentant de l'administration.

Depuis le début de 2009, les pirates ont détourné 34 navires dans l'océan Indien et le golfe d'Aden prenant en otages 450 marins, selon l'ONU.

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Published by Jean-Théophane
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