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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 18:24
L'art et l'urbanisme

Loin d’être un exposé définissant de façon détaillé ce qu’est l’Art ou l’urbanisme dans son ensemble, – d’autres plus professionnelles dans ces domaines seraient plus à même de définir clairement ces deux thèmes – il s’agit plutôt d’un regard empirique sur l’évolution de l’Art et de l’urbanisme, et comment en tant que royaliste nous concevons ces deux piliers de la Civilisation.

L’Art :
Q
uel objectif et quel rôle à l’art dans une civilisation ? Pour pouvoir définir clairement cet objectif, faisons une petite comparaison avec le principe qui régie tous les organismes gérant la sécurité en général. Sécurité ferroviaire, sécurité aéronautique, aéronavale, automobile, sécurité incendie…Etc. Quel est ce principe ? C’est ce que l’on appel plus couramment le fameux « risque zéro ». Tous ceux qui travaillent dans le domaine de la sécurité, se donnent pour objectif d’atteindre ce fameux « risque zéro ». Pourtant ils savent pertinemment que ce « risque zéro » n’existe pas, ou qu’il est impossible de le réaliser, sachant la faillibilité de l’homme et son imperfection, il est donc difficile de concevoir un niveau de sécurité aussi « parfait » !
Mais c’est justement parce qu’ils visent cet objectif quasi surhumain, qu’ils deviennent réellement performants et compétents dans le domaine sécuritaire. Ce qui n’empêche nullement malheureusement, les accidents en tout genre quel que soit leurs gravités.
Nous pouvons en conséquence, constater que ce qui est valable à l’échelle du domaine de la sécurité peut parfaitement l’être dans le domaine de l’art.
C’est ce que Gurdjieff enseigna à son disciple Ouspensky, en 1914, en lui expliquant qu’il existe une différence fondamentale entre « l’art réel» et «l’art subjectif ». L’art réel n’étant pas simplement l’expression de la sensibilité de l’artiste ; il est aussi objectif que les mathématiques et il produira toujours la même impression sur quiconque le contemple :

« Le Grand Sphinx d’Égypte est ce genre d’œuvre d’art, de même que quelques ouvrages d’architecture célèbres dans l’histoire, certaines statues de dieux et bien d’autres choses. Il y a des représentations de divinités et de divers êtres mythologiques que l’on peut lire comme des livres, non avec la pensée mais avec les émotions, pour autant qu’elles soient suffisamment développées. Au cours de nos voyages en Asie centrale, nous avons découvert dans le désert, au pied de l’Hindu Koush, une étrange sculpture que nous avons d’abord prise pour un dieu ou un démon. Au début nous avions seulement l’impression d’être en présence d’une curiosité. Mais au bout d’un moment, nous avons commencé à sentir que cette sculpture contenait beaucoup de choses, un vaste système cosmologique complet et complexe. Et lentement, pas à pas, nous nous sommes mis à déchiffrer ce système. Il était dans le corps du personnage, dans ses jambes, dans ses bras, dans ses yeux, ses oreilles, partout. Dans toute la statue, rien n’était laissé au hasard, rien n’était sans signification. Progressivement nous avons compris l’intention de ceux qui avaient façonné cette statue. Nous percevions leurs pensées, leurs sentiments. Certains d’entre nous pensaient voir leurs visages, entendre leurs voix. En tout cas, nous saisissions le sens de ce qu’il avait voulu nous transmettre à travers les années, et non seulement le sens, mais aussi toutes les sensations et les émotions qui l’accompagnaient. Cela, vraiment, c’était de l’art. » (1)

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Published by Jean-Théophane
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